Pourquoi « le jihadisme bourgeonne » à Strasbourg : les explications d’un sociologue

Sud Ouest, 13 décembre 2018

Avec Farhad Khosrokhavar, directeur d’études EHESS

« Strasbourg est au carrefour de l’Europe, on n’a qu’à traverser le Rhin pour être en Allemagne et on n’est pas très loin de la Suisse. Cherif Chekatt est un multirécidiviste de 29 ans, qui a aussi commis des crimes dans ces deux pays. Il y a une fluidité ; les idées de jihadisme peuvent se répandre vraisemblablement avec plus d’aisance qu’ailleurs. »

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Terrorisme : « Strasbourg est l’une des villes de France où il y a une sorte d’ancrage »

France Culture, 13 décembre 2018

Avec Farhad Khosrokhavar, directeur d’études EHESS

« Dans son cas, le seul point qui pourrait donner le sentiment d’une radicalisation au sens religieux du terme, c’est la prison. Les autorités carcérales disant qu’il a été radicalisé. Je crois que c’est faux. En prison, on confond souvent le fondamentalisme religieux et la radicalisation. « 

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« Hôtesses d’accueil, aides à domicile, emploi précaire au féminin »

France Inter, 12 décembre 2018

Avec Christelle Avril, maitresse de conférences EHESS

« Celles qui interviennent depuis les années 1960 chez des personnes âgées dépendantes, sont en très forte augmentation : elles sont passées de 30 000 dans les années 1970 à 570 000 aujourd’hui. Sait-on vraiment en quoi consiste leur travail quotidien ? Christelle Avril, a réalisé une enquête de terrain, son livre Les aides à domicile : un autre monde populaire, analyse ces emplois de service comme le nouveau visage des milieux populaires salariés. »

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Et si une nouvelle Europe était la réponse à la crise des gilets jaunes ?

LCI, 11 décembre 2018

Avec Guillaume Sacriste, maître de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« L’idée n’est donc pas de dissoudre les instances en place, mais de créer une nouvelle institution qui contrôle le gouvernement européen actuel. Cela prendra la forme d’une assemblée, qui pourra voter des impôts européens et réorienter les politiques européennes vers plus d’égalité sociale. »

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Une histoire des écrivains français en politique : conversation avec Gisèle Sapiro

Retronews, 11 décembre 2018

Avec Gisèle Sapiro, directrice de recherche CNRS et directrice d’études EHESS

« C’est à la fin du XIXe siècle, avec l’avènement de la démocratie représentative, que les catégories de droite et de gauche se fixent comme marqueurs des deux grands camps politiques, qui se redéfinissent par rapport aux clivages antérieurs entre républicains et monarchistes en opposant une droite et une gauche républicaine et en reléguant les tenants du régime monarchiste aux marges : ce sont des hommes de lettres, Charles Maurras et Léon Daudet, qui vont fonder en 1904 la Ligue monarchiste d’Action française. »

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« Je pense que les gilets jaunes devraient présenter une liste aux élections »

La Croix, 12 décembre 2018

Avec Monique Dagnaud, directrice de recherche CNRS

« L’espace public est complètement chamboulé. Il faut donc décrypter au préalable comment les gens s’informent dans cette société très éclatée. La presse écrite renvoie à la capacité à prendre de la distance, à la rationalité et au raisonnement. La télévision, fondée avant tout sur l’image, suscite l’émotion. Avec les réseaux sociaux, on est dans la pulsion. »

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« Emmanuel Macron dans les mâchoires du Net »

Telos, 10 décembre 2018

Par Monique Dagnaud, directrice de recherche CNRS

« Parallèlement, l’agencement de l’espace public s’est transformé sous l’égide des nouveaux médias. La puissance de l’Internet dans la production et l’acheminement de l’information, la démultiplication à l’infini des sources et la quasi inexistence d’instances de régulation, la réorganisation des voies de circulation à travers les filtrages des réseaux et la constitution de bulles d’opinions dans lesquelles des croisés se confortent mutuellement, les interactions constantes avec les chaines commerciales d’info en continu : tout ceci bâtit une nébuleuse qui en partie échappe à l’attention des responsables politiques issus de « l’ancien monde ». Il faut du temps en effet pour s’imprégner de ce foisonnement. »

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«Le pacte sur les migrations est imposé par les pays du Sud»

Le Figaro, 10 décembre 2018

Avec Pierre Vermeren, professeur des universités

« Il y a plusieurs milliers de morts par an dans l’organisation anarchique des migrations. On voit de la traite d’êtres humains, pour ne pas dire autre chose. On a vu des cas d’esclavage. Que l’ONU s’en empare n’est pas étonnant. « 

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La drogue et vous : participez à la «Global Drug Survey»

Libération, 10 décembre 2018

Avec Marie Jauffret-Roustide, chercheuse à l’Inserm et référente de la GDS en France

« L’étude va notamment s’intéresser à deux axes cette année, détaille-t-elle. La question du consentement en lien avec les thèmes de la drogue et de la sexualité. Mais aussi à l’usage thérapeutique de certaines substances, comme l’ayahuasca, pour traiter certaines pathologies mentales. »

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Inégalités. « Les gilets jaunes ont remis les classes populaires au centre du débat public »

L’humanité, 11 décembre 2018

Avec Alexis Spire, directeur de recherche CNRS

« La colère, toutefois, est ancienne : elle a été nourrie par l’accroissement des inégalités et l’augmentation des prélèvements proportionnels qui s’appliquent de la même façon, quel que soit le revenu, et qui pèsent très lourd sur le budget des ménages modestes. »

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Gilets jaunes – Patrice Gueniffey : « L’égalitarisme, cette passion française »

Le Point, 7 décembre 2018

Avec Patrice Gueniffey, directeur d’études EHESS

« On pourrait remonter jusqu’aux Gaulois indisciplinés, vitupérés récemment par le président, divisés entre une multitude de tribus guerrières qui, au moment de l’invasion romaine, préférèrent la défaite à l’union. »

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« Face au mépris social, la revanche des invisibles »

AOC Media, 7 décembre 2018

Par Serge Paugam, directeur d’études EHESS

« Publié il y a 25 ans, un ouvrage semble avoir été tout particulièrement annonciateur du malaise social qui s’exprime à la faveur du mouvement des gilets jaunes : La Misère du monde. Et, au-delà de ce livre collectif dirigé par Pierre Bourdieu, les travaux ultérieurs ne manquent pas, ni les concepts – « misère de position », «exclusion de l’intérieur », «intégration fragilisée »… – qui permettent de comprendre l’invisibilisation des personnes qui manifestent aujourd’hui. »

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Fin de monde ?

Le Monde Diplomatique – Les blogs, 5 décembre 2018

Par Frédéric Lordon, directeur de recherche CNRS

« En tout cas, dans le paysage général de la violence, les médias, surtout audiovisuels, ont toujours pris ce qui les arrangeait en ayant bien soin de laisser le reste invisible, donc la violence incompréhensible, par conséquent à l’état de scandale sans cause : le mal à l’état pur. »

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Mesure et démesure de la monnaie

France Culture, 4 décembre 2018

Avec Nicolas Barreyre, maitre de conférences EHESS

« Au début du XIXème siècle, l’Angleterre est le premier pays à choisir l’étalon-or, suivi ensuite par la plupart des grandes puissances. Un siècle plus tard, les accords de Bretton Woods consacrent l’hégémonie du dollar au détriment de la livre sterling. Le billet vert est désormais la seule monnaie convertible en or et cela jusqu’à la fin de Bretton Woods en 1971 qui ouvre la voie au règne des taux de change flottants. Des décisions aux lourdes conséquences économiques et politiques que nous allons examiner dans l’heure qui vient. »

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« De l’illisibilité du champ politique »

AOC Media, 5 décembre 2018

Par Gérard Mauger, directeur de recherche émérite CNRS

« S’il est une chose que vient, entre autres, souligner le mouvement des Gilets Jaunes, c’est que l’élection d’Emmanuel Macron n’a pas été perçue par tous comme le « bouleversement politique » qu’y ont vu les éditorialistes. La déconfiture essuyée par les Républicains et le Parti Socialiste aux élections présidentielles témoigne toutefois d’un moment de redéfinition des schèmes de lecture de l’espace politique. Le mot de « populisme », comme la dénonciation de l’UMPS ou l’ambition macronienne d’incarner « et la droite et la gauche » ont contribué à faire advenir un champ politique désormais illisible. »

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Gilets jaunes : Macron se tait, Philippe consulte

Public Sénat, 3 décembre 2018

Avec Frédéric Sawicki, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Après les violences de samedi au coeur de Paris et conformément au souhait d’Emmanuel Macron, Edouard Philippe, le Premier ministre, a entâmé ce matin toute une série de consultations pour tenter de calmer la crise des Gilets Jaunes. Elles se poursuivront demain avec en particulier les syndicats de polices et – peut-être – des représentants des Gilets Jaunes. Des débats seront par ailleurs organisés cette semaine à l’Assemblée nationale et au Sénat. Une séquence qui pourrait se traduire par des annonces gouvernementales attendues avant la fin de la semaine. Comment sortir de cette crise politique aussi inédite que grave ?

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Démocratie directe, représentativité… Le casse-tête du dialogue entre les «gilets jaunes» et le gouvernement

20 Minutes, 4 décembre 2018

Avec Albert Ogien, directeur de recherches CNRS

« Il n’a pas fait couler la démocratie dans les institutions, même au sein de son propre mouvement, où l’absence de démocratie interne a été critiquée. »

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Gérard Noiriel : «Pour Macron, les classes populaires n’existent pas»

Libération, 2 décembre 2018

Avec Gérard Noiriel, directeur d’études EHESS

« Le plus surprenant pour moi a été de voir l’éclosion brutale d’une multitude de petits groupes hétéroclites dispersés dans des milliers d’endroits différents. Ce qui me frappe dans le retour de cette démocratie directe, c’est la diversité des profils, des genres, des origines et des revendications. C’est une leçon adressée aux syndicats, qui n’ont pas réussi à mettre en œuvre cette diversité. »

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« L’enjeu des luttes populaires, c’est la dignité »

La Croix, 3 décembre 2018

Avec Gérard Noiriel, directeur d’études EHESS

« À présent, ce sont les réseaux sociaux et les chaînes d’information en continu qui permettent de coordonner une telle lutte et de renouer avec l’action directe passée. Avec une grande différence : le bouche-à-oreille a été remplacé par une technologie qui conduit certains manifestants à se regarder en train de manifester. »

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« Carlos Ghosn, le manager qui se voulait faire aussi gros que les grands capitalistes »

La Tribune, 28 novembre 2018

Par Michel Villette, Professeur AGROPARISTECH

« Le problème personnel de Carlos Ghosn est sans doute là : il dirige l’une des plus grosses entreprises du monde, mais il ne fait pas partie du club des grands capitalistes mondiaux. Même s’il se confirme qu’il a triché avec le fisc japonais, même s’il était parvenu à doubler sa mise par ce moyen, il serait encore loin du compte ! »

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Quel féminisme après #MeToo ? Un débat du Monde festival Montréal

Le Monde, 13 novembre 2018

Avec Eva Illouz, directrice d’études EHESS

« Le mot « féminisme » demeure un gros mot dans la bouche de certains Français. Au Québec, il rime depuis longtemps avec « égalité », et des hommes n’hésitent pas à s’en emparer. Comment expliquer cette différence culturelle entre nos deux pays ? Quelles similarités et quelles différences dans les histoires des féminismes français et québécois ? Quel impact l’affaire Weinstein a-t-elle eu des deux côtés de l’Atlantique ? Comment les études de genre sont-elles reçues ?

La sociologue Eva Illouz, l’écrivaine Belinda Cannone, la présidente de Pour les droits des femmes du Québec, Diane Guilbault, et la cofondatrice de Mouvement Québec contre les violences sexuelles, Mélanie Lemay, en ont débattu lors de la première édition du Monde Festival à Montréal le 26 octobre. Une rencontre animée par Nicolas Truong, journaliste au Monde. »

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Gérard Noiriel : « Les “gilets jaunes” replacent la question sociale au centre du jeu politique »

Le Monde, 27 novembre 2018

Avec Gérard Noiriel, directeur d’études EHESS

« Un mouvement populaire est une relation sociale qui implique toujours un grand nombre d’acteurs. Il faut prendre en compte ceux qui sont à l’initiative du mouvement, ceux qui coordonnent l’action, ceux qui émergent en tant que porte-parole de leurs camarades, et aussi les commentateurs qui tirent les « enseignements du conflit ». « 

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L’histoire pour comprendre les gilets jaunes

C Politique, 25 novembre 2018

Avec Gérard Noiriel, directeur d’études EHESS

« Karim Rissouli, entouré de Camille Girerd, Thomas Snégaroff et Luc Hermann, propose de revenir sur les temps forts de l’actualité en présence d’un invité fil rouge. Invité : Gérard Noiriel, historien spécialiste des mouvements sociaux et auteur de « Une histoire populaire de la France de Jeanne d’Arc à Macron » (Editions Agone). »

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« En Nouvelle-Calédonie, un non en trompe-l’œil »

Le Monde, 24 novembre 2018

Par Michel Naepels, directeur d’études EHESS, directeur de recherche CNRS

« En refusant à plus de 56 % la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie, le référendum du 4 novembre ne marque pas la fin d’une revendication. C’est même une victoire pour les indépendantistes. »

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« De #MeToo à #NousToutes: la longue marche des femmes »

Mediapart – Blog, 22 novembre 2018

Par Vanessa Jerome

« On entend souvent que « l’on ne peut pas forcer les femmes à témoigner ou à porter plainte, parce que ce serait une deuxième violence ». En effet. Alors passons à autre chose. À d’autres formes de légitimation de leur parole. À d’autres formes de mise en honte et de condamnation de ceux qui les ont violentées. Et que fleurissent les #WhyIDIdntReport, les #MyJobShouldNotIncludeAbuse et tous les hastags que l’on pourra inventer ! Les tribunes, les articles, les livres, les œuvres d’art, les boycotts, les grèves, les envahissements de tous les espaces, de toutes les scènes sociales et politiques en même temps. »

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Comprendre les «gilets jaunes» : l’exemple des mutations de Bordeaux et de la Gironde

Le Figaro, 21 novembre 2018

Avec Pierre Vermeren, professeur des universités

« L’historien Pierre Vermeren, fin connaisseur de la géographie sociale française, explique les «gilets jaunes» en décrivant les bouleversements qu’ont connus Bordeaux et son département. »

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Dans les boutiques, travailler debout, « c’est une épreuve »

La Croix, 22 novembre 2018

Avec Pascal Barbier, maître de conférences à l’Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne

« Le vendeur est aussi tour à tour caissier et magasinier. Le commerce atteint un niveau de taylorisation presque comparable à celui de l’industrie. »

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Dominique Pasquier : «Les usages avancés du Net restent élitistes»

Libération, 21 novembre 2018

Avec Dominique Pasquier, directrice de recherche CNRS

« Ce que je retiens, c’est que les personnes que j’ai rencontrées ont pris ce qui était important pour elles. Mais ce qui a encore du mal à passer aujourd’hui, c’est la dématérialisation des services administratifs. Ce sont des personnes qui se promènent sur le Bon Coin avec une grande aisance, elles n’y ont aucun problème d’interface, et dès qu’elles se retrouvent sur le site de Pôle Emploi ou de la CAF, c’est l’horreur. Ce sont d’énormes problèmes d’ergonomie, et il y a une grosse responsabilité de la part des pouvoirs publics. »

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Affaire Carlos Ghosn: l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi fragilisée

RFI, 20 novembre 2018

Avec Sébastien Lechevalier, directeur d’études EHESS , président de la Fondation France-Japon de l’EHESS

« Cela « ressemble quand même beaucoup à un règlement de compte. […] Il y a à un moment donné, inévitablement, dans la diffusion de documents confidentiels, une intervention, un feu vert donné par d’autres dirigeants de Nissan qui souhaitaient se débarrasser de Ghosn ». »

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« L’extrême droite et la faillite politique et morale de la droite libérale »

AOC Media, 21 novembre 2018

Par Albert Ogien, directeur de recherche CNRS

« Italie, États-Unis, Brésil : ces trois pays ont connu des scénarios peu ou prou comparables, conduisant à l’arrivée au pouvoir d’un personnel politique affilié à l’extrême droite. Pour expliquer ce phénomène récurrent, l’échec de la gauche est toujours pointé. C’est oublier que les candidats et partis les plus réactionnaires ont chaque fois profité de l’état exsangue des droites libérales pour tirer leur épingle du jeu. »

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« Macron pourra-t-il encore longtemps se passer d’un « vrai » parti politique ? »

AOC Media, 20 novembre 2018

Par Frédéric Sawicki, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Emmanuel Macron apparaît de plus en plus clairement comme un président sans parti. Simple état-major occupé à procurer de la tranquillité à son chef, LREM ne produit ni idées ni ancrage local. Si le défaut de base organisationnelle a largement contribué à l’élection d’Emmanuel Macron, cela pourrait rapidement grever son avenir politique. »

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Blocage du 17 novembre : « Le gouvernement paye une politique fiscale » qui « apparaît très injuste »

France Info, 16 novembre 2018

Avec Frédéric Sawicki, professeur Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« On a quelque chose de plus large qui fait sans doute aussi la faiblesse, non pas sur le moment on verra demain, mais sur le plus long terme. Tout cela n’est pas adossé sur une organisation durable, pérenne qui est capable de négocier avec le gouvernement et d’inscrire dans la durée cette action. »

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A Marseille, «il y a une forme d’exotisme de proximité qui est à l’œuvre»

Libération, 15 novembre 2018

Avec Michel Peraldi, directeur de recherche CNRS

« C’est donc une ville qui a une mémoire, un imaginaire qui a été nourri par d’autres que les intellectuels locaux. Albert Londres, Blaise Cendrars ont écrit sur elle. De ce point de vue-là, elle est un peu comme Tanger. Il y a un «récit» de Marseille. Et cela perdure, alors qu’au fond, Marseille est une étoile morte. »

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Prix des carburants et gilets jaunes : « Certains habitants se sentent délaissés par les pouvoirs publics »

Sud Ouest, 13 novembre 2018

Avec Alexis Spire, directeur de recherche CNRS

« En général, les mobilisations contre les prix des carburants sont initiées par des organisations professionnelles ou des syndicats. Là, il s’agit d’une réaction apparemment spontanée, en dehors des structures traditionnelles – même si des partis politiques ont très vite décidé de rallier le mouvement. L’autre particularité de cette mobilisation, c’est qu’elle n’est pas circonscrite territorialement. »

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Attentats du 13-Novembre : « Promouvoir un musée mémorial n’est pas prioritaire »

Le Monde, 12 novembre 2018

Par Isabelle Backouche, directrice d’études EHESS

« Comment mettre en musée la mémoire d’événements aussi récents, puisque même s’il est question des attentats qui ont touché le sol français depuis cinquante ans, c’est bien la séquence ouverte depuis 2015 qui a suscité le rapport ? Les victimes et leurs proches, les témoins et secouristes, les chercheurs et les journalistes devraient être impliqués dans « l’élaboration du sens de ces attentats ». »

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« La Première guerre mondiale a eu des conséquences considérables »

CNews, 9 novembre 2018

Avec Stéphane Audoin-Rouzeau, directeur d’études EHESS

« Le conflit a mis fin à tout un ancien régime européen, avec la chute de quatre empires. Il a entièrement remodelé une carte européenne sur laquelle nous vivons encore largement aujourd’hui. »

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« Nouvelle-Calédonie : un référendum qui ne clôt pas la lutte pour l’indépendance »

AOC Media, 9 novembre 2018

Par Benoit Trépied, chargé de recherche CNRS

« Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » À cette question posée le dimanche 4 novembre 2018, les électeurs calédoniens ont répondu par la négative, mais dans une proportion nettement moins importante qu’annoncée. Pour les Kanak indépendantistes à qui l’on prédisait une déroute, cette défaite suscite paradoxalement un immense espoir en vue du prochain référendum de 2020. Retour sur un scrutin historique dans un « Caillou » au destin colonial et postcolonial décidément unique.

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Inégalité des sexes : à l’adolescence, 65% des filles considèrent « qu’elles ont moins de droits que les garçons »

France Info, 8 novembre 2018

Avec Serge Paugam, directeur d’études EHESS

« La tenue vestimentaire est une forme de discrimination dont les filles se disent plus victimes que les garçons. A la préadolescence, les filles cherchent davantage à affirmer leur féminité. La tenue vestimentaire devient un instrument par lequel elle tentent de se valoriser. Mais dans ce jeu de démonstration, il y a des formes de discrimination et des moqueries, parfois même du harcèlement. »

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« La plupart des fêtes catholiques sont dénaturées par le marché »

Le Figaro, 31 octobre 2018

Par Pierre Vermeren, professeur des universités

« Le silence qui entoure les fêtes chrétiennes – on n’ose dire catholiques – dans les médias audiovisuels est si fort que le droit à l’information sur l’actualité religieuse s’est envolé. Subrepticement, on a appris, à l’occasion des assassinats de Trèbes, que la messe des «Rameaux» a été célébrée en la mémoire des victimes, mais qui comprend encore ce mot ? »

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« Istanbul, c’est toujours Constantinople »

Le Monde, 11 novembre 2018

Par Marc Aymes, chargé de recherches

« A l’occasion du centenaire du 11 novembre 1918, nous avons demandé à un historien de tenter un exercice d’histoire contrefactuelle : et si, après la première guerre mondiale, l’Empire ottoman n’avait pas disparu ? Pour Marc Aymes, c’est simple : il est toujours là. »

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L’extrême droite au pouvoir au Brésil : et maintenant, que faire ?

L’Humanité, 8 novembre 2018

Avec Maud Chirio, historienne, maître de Conférences à l’Université de Paris-Est Marne-la-Vallée

« La rapidité avec laquelle le Brésil entre dans une réalité dystopique est époustouflante. Adhésion à un néopentecôtisme médiéval, abandon de toute préoccupation environnementale, exaltation de la violence policière, appel à dénoncer les professeurs « communistes », entraves à la liberté de la presse, éloges de la dictature, militarisation de l’exécutif, criminalisation des mouvements sociaux. »

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Nouvelle-Calédonie : les conséquences d’un résultat serré

Sénat 360, 5 novembre 2018

Avec Benoit Trépied, chargé de recherche CNRS

« Emmanuel Macron entame son « itinérance mémorielle » à l’approche du 11 novembre. U prériple dans l’Est de la France qui doit aussi lui permettre de renouer le lien avec les français alors que sa côte de popularité est au plus bas et que la hausse du diesel crispe l’opinion. Toutes les réactions dans cette édition. La Nouvelle-Calédonie se prononce contre l’indépendance mais le résultat est plus serré qu’attendu. QUelles sont les conséquences de ce vote? »

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La Russie est-elle une dictature ?

France Info, 30 octobre 2018

Avec Anna Colin-Lebedev, maîtresse de conférences

« Sur le papier, la Russie de Vladimir Poutine a tout du régime autoritaire et autocratique : assassinats des opposants politiques, fraude électorale massive, longévité du président, répression des manifestations, climat de menace pour les journalistes. Pourtant, sur le terrain, la popularité de Poutine est réelle et rendrait jaloux beaucoup de dirigeants européens. Pour autant, même si Poutine a été élu par un vote, peut-on dire que son régime est démocratique ? »

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« Une Amérique sous antidépresseurs »

AOC Media, 31 octobre 2018

Par Romain Huret, directeur d’études à l’EHESS

« À quelques jours des midterms, la crise sanitaire américaine pèse de nouveau sur la compétition électorale. Dépression, addiction, suicide : ce triste enchainement concerne des milliers de personnes et leurs proches aux États-Unis. Et il pourrait bien expliquer le succès d’un Donald Trump qui a su surfer sur cette vague morbide. »,

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« La dynamique collective écrase les consciences individuelles »

Le Monde, 25 octobre 2018

Avec Marwan Mohammed, chargé de recherche CNRS

« Sur la base d’une valorisation des normes de virilité, les rivalités permettent au groupe de se tester, se souder, d’évaluer l’épaisseur des liens et d’accéder à des gratifications symboliques majeures. Sauf que cette dynamique collective écrase les consciences individuelles, alimente la déshumanisation de « l’ennemi » et favorise la surenchère. »

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« Des oubliés de la révolution numérique ? »

The Conversation, 23 octobre 2018

Par Dominique Pasquier, directrice de recherche CNRS, chercheure à l’ENST-dpt. SES

« Ces enquêtes statistiques reposent sur un comptage déploratif des manques par rapport aux pratiques les plus innovantes, celles des individus jeunes, diplômés, urbains. On peut partir d’un point de vue différent en posant a priori que les pratiques d’Internet privilégiées par les classes populaires font sens par rapport à leur besoins quotidiens et qu’elles sont des indicateurs pertinents de leur rapport au monde et des transformations possibles de ce rapport au monde. »

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« Robert Faurisson, iconoclaste et antisémite »

AOC Media, 23 octobre 2018

Par Florent Brayard, directeur de recherche CNRS

« On voit souvent les fake news comme une invention de notre modernité 2.0. La mort de Robert Faurisson (1929-2018) nous rappelle à point nommé qu’il n’en est rien. Bien avant l’invention des réseaux sociaux, il était possible de produire un effet puissant sur la sphère publique en diffusant, avec des moyens limités, une fausse information. »

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« Le Yémen s’achemine vers la pire famine connue dans le monde depuis 100 ans sans qu’aucune solution politique au conflit ne soit en vue »

Atlantico, 18 octobre 2018

Avec Franck Mermier, directeur de recherche CNRS

« La crise humanitaire est aussi la conséquence du choix par les parties en conflit de l’option militaire, le conflit de légitimité entre le président Hadi et les Houthistes étant pour l’instant insoluble si les parrains régionaux n’imposent pas une redistribution des cartes en faisant sauter le verrou de cette question de légitimité puisque ces deux acteurs ont perdu leur prétention à la représenter seuls. »

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« Afghanistan : des élections perdantes d’avance ? »

France Culture, 22 octobre 2018

Avec Gilles Dorronsoro, professeur de science politique

« Il faut se méfier de certains reportages où on voit des files d’attente pour aller voter. Il y a des zones qui ont totalement échappé au vote et ce n’est pas parce qu’il y a des files d’attente dans quelques bureaux de vote à Kaboul que cela suppose une forte participation dans le pays.  Gilles Dorronsoro, professeur de science politique »

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Dominique Cardon : « Ce ne sont pas les réseaux sociaux qui ont créé des bulles informationnelles »

Le Monde, 21 octobre 2018

Avec Dominique Cardon, chercheur au Laboratoire des usages de France Telecom R&D

« La menace de la désinformation en ligne est largement médiatisée depuis l’élection de Donald Trump, en 2016. Le gouvernement porte même deux projets de loi controversés pour lutter contre ce phénomène, notamment en période électorale. Les fausses informations qui circulent en ligne sont-elles vraiment un risque de premier plan pour les démocraties ? Les médias traditionnels sont-ils réellement menacés par la concurrence des sites ultrapartisans ? Entretien avec le sociologue Dominique Cardon, directeur du Médialab de Sciences Po. »

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« Du prophète à l’expert : les écrivains et la politique »

AOC Media, 22 octobre 2018

Par Gisèle Sapiro, directrice de recherche au CNRS et directrice d’études à l’EHESS

« La nomination récente – et controversée – de l’écrivain Philippe Besson au poste de Consul général de France à Los Angeles offre l’occasion d’interroger les liens entre carrières littéraire et politique, en les éclairant à la lumière d’une sociologie historique qui remonte au début du XIXe siècle et se préoccupe tout autant de la situation contemporaine. »

« Migrants et salariés. Appels sans suite (2) »

Le Monde Diplomatique – Les Blogs, 17 octobre 2018

Par Frédéric Lordon, directeur de recherche CNRS

« Le posturalisme et l’inconséquence ne sont pas des plaies d’époque qu’en matière de climat (voir « Appels sans suite (1) »). Sans grande surprise, la dramatique question migratoire en a sa part. Et même plus que sa part. Car le drame du drame, c’est que le drame est devenu une parfaite matière pour chaisières de l’humanisme sans suite, par-là même assurée du soutien des médias, et sous les mêmes conditions (que pour le climat) de ne se lier à rien de fondamental. Cause séparée, certitude de la supériorité morale, occasion lyrique, absence de conséquences politiques à tirer autres que déclamatoires : tout concourt à en faire la parfaite vache à lait symbolique – mis à part pour ceux et celles qui sont pour de bon dans la boue ou dans la neige au côté des migrants à Calais, à Grande Synthe ou à la Roya. »

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Sylvain Piron : « Le culte de la croissance est une disposition religieuse »

Le Comptoir, 18 octobre 2018

Avec Sylvain Piron, directeur d’études

« Plus généralement, si l’on veut réfléchir à la formation des institutions politiques occidentales ou à l’origine du courant d’innovations techniques qui a constitué le terreau de la révolution industrielle, il faut dépasser l’illusion d’un surgissement moderne, au XVIe, XVIIe ou XVIIIe siècles, pour prendre en considération l’ensemble du second millénaire de l’ère chrétienne. On peut alors observer une dynamique de longue durée, certes scandée par des transformations profondes, mais qui conserve une unité d’inspiration et d’orientation, tournée vers ce que j’appelle la pleine occupation du monde. Quant à saisir ce qu’il en reste, il faut moins se situer sur le plan des continuités apparentes que sur celui des résurgences inconscientes. »

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Marwan Mohammed: « le mot ‘communautarisme’ sert à stigmatiser »

Melting Book, 16 octobre 2018

Avec Marwan Mohammed, chargé de recherche CNRS

« On a essayé de questionner le terme, son histoire, ses usages pour savoir si, in fine, les sciences sociales doivent le garder ou pas.

Le problème de cette notion, extrêmement polémique, est qu’elle est utilisée sans être définie. Fabrice Dhume-Sonzogni et Stéphane Dufoix dans leur travail sur l’histoire du terme prouvent qu’il n’a jamais été défini d’une manière scientifique, il est rapidement devenu un terme polémique au début visait plusieurs groupes.

Il s’est progressivement concentré, pour ne cibler par les temps qui courent, quasi exclusivement des groupes minoritaires…des minorités post-colonial, les musulmans, les Arabes, les Noirs. Si l’on prend les catégories génériques et que donc, c’est au fond devenu un mot matraque, qui sert à une forme de répression politique dans l’espace public. »

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Légalisation du cannabis : comment est perçu le Canada à l’étranger ?

Radio Canada, 17 octobre 2018

Avec Marie Jauffret-Roustide, chargée de recherche Inserm

« Marie Jauffret-Roustide (…) souligne que la légalisation du cannabis récréatif au Canada fait beaucoup parler à l’étranger et particulièrement en France. »

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Comment un historien peut changer la société : entretien avec Gérard Noiriel

Les Inrocks, 15 octobre 2018

Avec Gérard Noiriel, directeur d’études EHESS

« A partir de 1968, les intellectuels ont étendu abusivement le sens du mot « politique ». Plutôt que d’affirmer, comme beaucoup d’entre eux, que « tout est politique », je préfère dire que toute relation sociale est une relation de pouvoir. Mais j’utilise ce dernier terme dans un sens neutre, sans jugement de valeur. Une relation de pouvoir peut déboucher sur des rapports de domination, mais aussi sur des liens de solidarité entre les gens. C’est à partir de cette grille de lecture que j’ai construit mon Histoire populaire de la France. Ce n’est pas une histoire des classes populaires, mais une histoire des relations de pouvoir entre les dominants et les dominés. »

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Les classes cultivées ont brisé le rêve américain

Slate, 16 octobre 2018

Par Monique Dagnaud, directrice de recherche CNRS

« Tout le monde a le sentiment que la réussite scolaire est socialement biaisée, en France comme dans beaucoup d’autres pays. Mais aux États-Unis, la grâce rendue à la compétition universitaire constitue le pendant de la vénération envers la société de marché et les jeux de concurrence. »

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L’ONU face au conflit pour le contrôle du Sahara occidental

RT France, 15 octobre 2018

Avec Pierre Vermeren, professeur des universités

« Entretien du 15/10/2018 avec Pierre Vermeren, professeur d’histoire contemporaine Paris-Sorbonne. Pour RT France, il revient sur la situation conflictuelle autour du contrôle du Sahara occidental, revendiqué à la fois par le Maroc et le Front Polisario. »

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La nuit tous les sangs sont noirs – sur Frère d’âme de David Diop

AOC Media, 16 octobre 2018

Par Pierre-Henri Castel, directeur de recherche

« Dans Frère d’âme, David Diop livre le flux de conscience d’Alfa, tirailleur sénégalais lisant dans la Grande Guerre tous ces signes cachés aux Blancs qui l’entourent et renforçant ainsi le sentiment d’effraction psychique impensable qu’elle a bien dû être pour tous. Car, pas plus que la sienne, parfaitement « magique », notre vision « tragique » des événements ne parvient à mesurer le Mal absolu. Un roman rare, philosophiquement composé. »

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Gisèle Sapiro : « Il y a une repolitisation de la littérature française face à la montée des populismes »

L’humanité, 12 octobre 2018

Avec Gisèle Sapiro, directrice de recherche au CNRS et directrice d’études à l’EHESS

« Sociologue, directrice de recherche au CNRS et directrice d’études à l’Ehess, Gisèle Sapiro publie les Écrivains et la politique en France (Seuil). De l’affaire Dreyfus à la guerre d’Algérie, elle étudie l’engagement des intellectuels, à droite comme à gauche. Elle a participé à l’université populaire à l’agora de la Fête de l’Humanité. »

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Espérance de vie : « Il n’y a pas de tendance à la baisse dans les pays développés »

Usbek & Rica, 12 octobre 2018

Avec Jean-Marie Robine, directeur de recherche Inserm et directeur d’études cumulant EPHE

« De mon point de vue, il n’y a aucune tendance particulière à la baisse de l’espérance de vie dans les pays développés. Il y a, par contre, un cas particulier qui est celui des Etats-Unis, où on observe depuis quelques temps un excès de mortalité chez des populations assez jeunes, à cause de la prise d’opiacés. »

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Raison et déraison de l’économie (4/4). Le pouvoir des affects

France Culture, 11 octobre 2018

Avec Frédéric Lordon, directeur de recherche CNRS

« On l’a vu cette semaine, l’économie s’intéresse depuis peu aux passions des individus. Au risque de laisser de côté les structures ? Pour Frédéric Lordon, c’est parce qu’ils ont été affectés dans et par les institutions sociales que les individus désirent se comporter comme ils se comportent. »

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« Nous assistons en direct à la fascisation du Brésil »

BastaMag, 10 octobre 2018

Avec Maud Chirio, maître de Conférences à l’Université de Paris-Est Marne-la-Vallée

« Où va le Brésil ? 50 millions d’électeurs y ont soutenu, au premier tour, le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro, arrivé largement en tête avec 46 % des voix, dans le cadre d’une campagne marquée par sa violence verbale et la diffusion massive de fausses informations. « Ce n’est pas seulement un vote lié à la désinformation, ni uniquement un vote de colère et de rejet, c’est aussi un vote d’adhésion à un discours ultra-conservateur qui vise à rétablir les hiérarchies sociales », analyse l’historienne Maud Chirio, spécialiste du Brésil, qui entrevoit un avenir sombre pour le pays et les 97 millions de Brésiliens qui n’ont pas voté pour l’extrême-droite. »

 

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La guerre, notre héritage (1/4). Le partisan, ce héros soviétique ambivalent

France culture, 8 octobre 2018

Avec Masha Cerovic, maître de conférence

« Pour ouvrir cette semaine consacrée aux héritages de la guerre, Emmanuel Laurentin s’entretient avec l’historienne Masha Cerovic, lauréate du Grand Prix des Rendez-vous de l’histoire de Blois 2018 pour son essai Les Enfants de Staline. La guerre des partisans soviétiques – 1941-1944 (Seuil, 2018). »

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Maud Chirio « Jair Bolsonaro est un phénomène fasciste »

L’Humanité, 5 octobre 2018

Par Maud Chirio, maître de Conférences à l’Université de Paris-Est Marne-la-Vallée

« Spécialiste de l’histoire contemporaine du Brésil, Maud Chirio décortique les origines de l’ascension politique du candidat de l’extrême droite. La chercheuse parle d’un vote de rejet et d’adhésion. »

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La Nouvelle-Calédonie : « Une colonisation pas comme les autres »

L’Histoire, octobre 2018

Avec Michel Naepels, directeur d’études EHESS

« Lorsque Napoléon III prend possession de la Nouvelle-Calédonie le 24 septembre 1853 – c’est-à-dire lorsque le contre-amiral Auguste Febvrier-Despointes y proclame la souveraineté française -, il n’a pas de projet colonial fort. Il le fait à la demande des missionnaires catholiques et des marins français pour assurer leur présence dans une zone du Pacifique dominée par les Britanniques, déjà établis en Australie et en Nouvelle-Zélande. »

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La Grande H : une histoire populaire de la France – Gérard Noiriel

La Grande H, 3 octobre 2018

Avec Gérard Noiriel, directeur d’études EHESS

« Une « histoire populaire », explique Gérard Noiriel, ça n’est pas seulement une histoire qui adopte le point de vue de ceux d’en bas. C’est plus largement l’histoire générale des relations de domination entre, d’un côté, les différentes groupes qui représentent les élites, et de l’autre les classes « populaires ». À la lumière de son travail d’historien de la société française, Gérard Noiriel aborde notamment les difficultés récentes de la gauche. Il revient en particulier sur la façon dont une partie des élites politiques s’efforce, depuis la fin du XIXe siècle en réalité, de substituer les questions identitaires et « raciales » à la question sociale. »

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« L’État « public-privé » »

AOC Media, 13 septembre 2018

Par Antoine Vauchez, directeur de recherche CNRS

« Adoptée le 1er août, la loi « Avenir professionnel » incite les hauts fonctionnaires à exercer dans le secteur privé et révèle, du même coup, la transformation profonde du sens que l’exécutif donne à l’État. Le privé aide-t-il le public à honorer ses engagements ? Rend-il les hauts fonctionnaires meilleurs ? La loi « Avenir professionnel » est-elle la première étape d’un changement de cap qui n’augure rien de bon ? »

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« Les Verts ont-ils encore un avenir ? »

AOC Media, 08 juin 2018

Par Vanessa Jérome, politologue et sociologue à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (Labex Tepsis)

« La « refondation » est une seconde nature chez les Verts. L’éclatement du paysage politique français oblige à nouveau le parti écologiste à se repenser. Malgré une apparente sensibilisation de la société aux problématiques qu’il porte, les mauvais résultats électoraux rend son avenir incertain. Mise en perspective à la veille ce week-end d’une décision de son conseil fédéral à propos d’une éventuelle alliance avec le mouvement Génération-s de Benoît Hamon pour les élections européennes. »

Une contre-histoire de Mai 68

La vie des idées, 21 mai 2018

Avec Julie Pagis, chargée de recherche CNRS

« La mémoire des événements de mai-juin 1968 a été largement reconstruite, en France, au fil des commémorations décennales notamment, à partir du devenir de quelques figures médiatiques, porte-paroles autoproclamés des événements (Sommier, 1994). Ce faisant, ce sont le parcours et la mémoire individuels des soixante-huitard.e.s « ordinaires » qui ont été écartés, oubliés. C’est à cette contre-histoire de Mai 68, celle des anonymes qui n’avaient pas pris la plume pour (faire) parler d’eux, que je me suis attelée, pour réhabiliter une histoire plus complexe et socialement différenciée que celle, véhiculée dans les médias, d’une « Génération 68 » qui serait opportuniste, bien reconvertie et aux manettes du pouvoir politique, médiatique et littéraire. »

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« Punir, toujours plus – et plus durement »

AOC Media, 11 mai 2018

Par Didier Fassin, directeur d’études à l’EHESS

« Comment expliquer que, la dureté et l’indignité du traitement des détenus dans les prisons françaises étant ce qu’elles sont, la société soit en attente non seulement de plus de sévérité dans le prononcé des peines mais aussi de plus de rigueur dans leur exécution ? »

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« Radicalité islamiste : sur quelques dichotomies reçues »

AOC Média, 30 avril 2018

Par Farhad Khosrokhavar, directeur d’études EHESS

« Pour combattre la radicalisation, il faut d’abord en comprendre les mécanismes. Et donc refuser de choisir entre des explications simplistes qui s’opposent termes à termes : causes politiques contre causes religieuses, facteurs économico-sociaux contre facteurs identitaires, salafisme ou nihilisme… Revue de détail de quelques unes de ces fausses dichotomies qui empêchent de saisir la complexité du réel et corrompent le débat. »

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« Mai 68 : l’engagement des soixante-huitards sous le regard de Julie Pagis, dont les parents ont tout lâché « pour élever des chèvres » »

France TV Info, 20 avril 2018

Avec Julie Pagis, chargée de recherche CNRS

« Fille de « soixante-huitards » devenus agriculteurs néoruraux, Julie Pagis dévoile une partie de son enfance, qui l’a certainement conduite à faire de son parcours de vie un objet de recherche lors de ses longues études. « Mes parents font partie de ceux qui sont partis élever des chèvres au milieu des années 1970, quittant leurs métiers d’ingénieur agronome à Marseille », raconte l’auteure de Mai 68 : Un pavé dans leur histoire. Avant de poursuivre : « À l’école du village, on était taxés d’enfants de hippies, que nos parents étaient des drogués. Ma vengeance par rapport à cette stigmatisation de la marginalité, ça a été l’école. » »

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« Les aventures écologiques du libéralisme »

AOC Média, 25 avril 2018

Par Pierre Charbonnier, chargé de recherche au CNRS

« Dans une série de trois articles sur les politiques de l’écologie, le philosophe Pierre Charbonnier interroge la façon dont les trois principaux grands blocs idéologiques modernes – le libéralisme, le conservatisme et le socialisme – intègrent dans leurs discours des éléments environnementaux, des éléments qui ont trait aux conditions physiques, biologiques et territoriales de l’existence collective. Premier volet : le libéralisme. »

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« Les migrants en bas de chez soi » : le livre-enquête d’une sociologue du CNRS

TV5 Monde, 22 avril 2018

Avec Isabelle Coutant, chargée de recherche au CNRS

« Une première question parmi beaucoup d’autres, « comment accueillir les migrants ? », est posée dans le livre « Les migrants en bas de chez soi » (éditions du Seuil) de la sociologue Isabelle Coutant. La chercheuse du CNRS est allée en 2015 à la rencontre de migrants occupant un lycée désaffecté de son quartier, à Paris. »

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« Macron / Hollande, les leçons du pouvoir »

France Culture, 13 avril 2018

Avec Frédéric Sawicki, professeur de science politique à Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Après la passe d’armes qui a opposé Macron et Hollande par médias interposés, l’historien Nicolas Roussellier, auteur de La force de gouverner : le pouvoir exécutif en France, et le politologue Frédéric Sawicki, professeur de sciences politiques, analysent les enjeux de la social-démocratie. »

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« Au Congo, une violence sans nombres »

Le Monde, 5 Janvier 2018

Par Michel Naepels, anthropologue, directeur de recherches CNRS/EHESS

« Dans Qu’est-ce qu’une vie bonne ? (Payot, 2014), la philosophe Judith Butler demande : « Y a-t-il des genres de vie qu’on considère déjà comme des non-vies, ou comme partiellement en vie, ou comme déjà mortes et perdues d’avance, avant même toute forme de destruction ou d’abandon ? » Cette question ne cesse de m’accompagner dans le travail d’anthropologue que je mène sur les effets sociaux de la violence en République démocratique du Congo (RDC). »

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Primaire d’Europe Écologie–Les Verts : le « reset » de l’écologie politique française ?

The Conversation, 10 novembre 2016

Par Vanessa Jérome, politologue et sociologue à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (Labex Tepsis)

« Le 7 novembre dernier, Yannick Jadot a remporté la primaire ouverte de l’écologie. Vainqueur sans conteste de ce scrutin mi-électoral mi-partisan, il totalise 54,25 % des voix et 57,11 % des suffrages exprimés. Un score qui l’autorise à s’envisager dans le rôle du septième candidat de l’écologie politique française à l’élection présidentielle. Pour mémoire, avaient concouru à ce titre René Dumont (en 1974), Brice Lalonde (en 1981), Antoine Waechter (en 1988), Dominique Voynet (en 1995 et en 2007), Noël Mamère (en 2002) et Éva Joly (en 2012). »

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Affaire Baupin : omerta chez les Verts

Complément d’enquête, 24 juin 2016

Avec Vanessa Jérome, politologue et sociologue à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (Labex Tepsis)

« Vanessa Jérome, sociologue qui s’est intéressée aux habitudes conjugales chez les Verts, s’interroge : pourquoi, alors que « l’on a des témoignages »,que « la rumeur est insistante », n’y a-t-il eu « à aucun moment une volonté d’interdire à Denis Baupin d’occuper des positions militantes ? Dans un parti politique, le moyen de rétorsion, c’est l’investiture. Or Denis Baupin a toujours été investi, y compris en 2012, pour la députation. » »

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2017, la mission impossible de Nicolas Hulot ?

The Conversation, 7 juillet 2016

Par Vanessa Jérome, politologue et sociologue à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (Labex Tepsis)

« Outsiders inscrits de fait dans un champ politique dont ils contestent d’autant plus les règles qu’elles leur sont défavorables, les militants d’Europe écologie–Les Verts (EELV) considèrent l’élection présidentielle comme l’exemple paroxystique des dérives de la Ve République. Refusant la vision mythique – voire mystique – qui fait de cette élection la rencontre d’un homme et d’une nation, et contestant les représentations co-construites qui structurent le rôle présidentiel et l’image du « présidentiable » légitime, ils y participent néanmoins à chaque fois depuis leur constitution en parti politique en 1984 (Les Verts se sont, pour mémoire, transformés en EELV en 2010). »

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Violences sexuelles : « Une omerta frappe les partis politiques »

Le Monde, 16 février 2018

Vanessa Jérome, politologue et sociologue à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (Labex Tepsis)

« La France est un pays qui a relativement peu avancé sur la question de l’égalité hommes-femmes et le traitement des violences. Nous avons, en plus, cette particularité nationale qu’on appelle la « séduction à la française », une manière de considérer que la sexualité repose sur une connaissance mutuelle des règles du jeu amoureux et de ses zones grises. »

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« Présidentielle en France : pourquoi seulement 2 candidates? »

France 24, 7 avril 2017

Frédérique Matonti, professeure de science politique à Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Pour notre invitée, la politologue Frédérique Matonti, auteure du « Genre présidentiel » (éd. La Découverte), les lois sur la parité ont paradoxalement réactivé des clichés sur les femmes politiques, qui restent soumises à un parcours d’obstacles pour atteindre le pouvoir. Mais la France est loin d’être une exception. Aujourd’hui dans le monde, seuls une vingtaine de pays sont dirigés par une femme. »

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« Quel genre de politique ? »

France culture, 8 avril 2017

Avec Frédérique Matonti, professeure de science politique à Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Politiste, Frédérique Matonti analyse, dans un livre important, ce « moment politique », depuis les premières municipales paritaires de 2001 jusqu’au premier gouvernement strictement paritaire de 2012, en passant notamment par la candidature de Ségolène Royal en 2007 et l’affaire DSK de 2011. Elle ne rate pas non plus le cas singulier de Le Pen, l’une des deux seules femmes parmi les candidats à l’élection présidentielle de 2017. », Sylvain Bourmeau

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« Sarkozy, on ne le croit jamais sincère »

Arrêt sur images, 21 juillet 2017
Avec Frédérique Matonti, professeure de science politique à Paris 1 Panthéon-Sorbonne
La présidence Sarkozy a démarré sur deux symboles involontaires : le Fouquet’s, et le yacht de Bolloré, sur lequel le nouveau président passe quelques jours avant l’investiture. Le président des riches ? On apprendra ensuite que Nicolas Sarkozy tentait, à cette époque, de reconquérir sa femme Cécilia Sarkozy. Vraie histoire de couple en difficultés, ou communication « genrée »? Philippe Ridet journaliste au Monde et Frédérique Matonti, sociologue auteur de l’ouvrage Le Genre présidentiel (Editions La Découverte) reviennent sur les débuts du président Sarkozy.

«L’histoire contemporaine ne raconte plus seulement celle des vainqueurs mais des vaincus»

Le Temps, 27 novembre 2017

Avec Richard Rechtman, directeur d’études à l’EHESS, psychiatre et anthropologue

« A la fin du XIXe, la psychiatrie commence à reconnaître que les guerres ou certains accidents peuvent causer des traumatismes psychiques, mais à cette époque, les victimes sont considérées comme des êtres faibles, des simulateurs, au mieux des malades. C’est pourquoi, après la Grande Guerre, si les blessures physiques témoignent de ce que la guerre fait aux hommes, à l’instar des gueules cassées héroïsées pour leur sacrifice corporel, la reconnaissance ne s’étend pas aux esprits brisés. »

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Cancer : le pénible combat des malades pour être écoutés… et entendus par leurs médecins

Atlantico, 13 février 2017

Avec Philippe Bataille, directeur d’études à l’EHESS

« On leur en demande beaucoup, les patients le savent et ils ont conscience des difficultés dans lesquelles le personnel hospitalier se trouve. Il arrive qu’ils soient mal placés pour entendre ce que les patients ont à dire. Toutefois, tout est fait aujourd’hui pour que cette relation soit plus forte entre ce que les malades disent et ce que la médecine a en réponse. C’est avec ce dialogue qui s’améliore que les soins sont mieux réussis. Il y a encore beaucoup de difficultés liées au manque de personnel d’un côté, et au fait que les soins sont très demandant physiquement. »

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« Voilà pourquoi les pauvres ont plus de difficultés à arrêter de fumer et ce que cela dit sur notre société »

Atlantico, 31 mai 2017

Par Philippe Bataille, directeur d’études à l’EHESS

« Dans tous les pays du monde, ce sont les catégories sociales les moins favorisées qui sont concernées par les plus forts taux de tabagisme. C’est un phénomène qui a été clairement observé. On observe un accroissement très net du phénomène, et même un alignement au coût alimentaire : c’est donc même sa proportion qui augmente. Ce qui fait que le phénomène est d’autant plus marquant qu’il représente un coût économique pour l’individu de plus en plus important dans nos sociétés modernes. »

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