Emmanuel Macron veut une assemblée citoyenne : voici ce qui a été fait ailleurs et les leçons à en tirer

Le Journal du Dimanche, 16/05/2019

Avec Loïc Blondiaux, professeur des université à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Il n’est pas obligé de suivre les recommandations à la lettre, mais au moins d’en tenir compte, d’expliquer aux citoyens ce qu’il garde, ou pas, et pourquoi. […] Or, les autorités organisent souvent des Assemblées citoyennes sans avoir l’intention d’en faire quelque chose. »

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Evangéliques : de Washington à Séoul, la mainmise de Dieu

Libération, 16/05/2019

Avec Yannick Fer, chargé de recherche CNRS

« Pour les Etats-Unis, les organismes missionnaires évangéliques et pentecôtistes ont effectivement participé de ce qu’on appelle le soft power. […] Une focalisation sur les valeurs familiales, la lutte contre l’avortement ou les droits LGBT, l’opposition à la théorie de l’évolution ou aux gender studies. »

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Violences policières : « Une même blessure peut être le résultat d’une violence légitime comme illégitime »

Le Monde, 13/05/2019

Avec Cédric Moreau de Bellaing, maître de conférences

« Ce qui est apparent dans les manifestations « gilets jaunes », c’est que les conditions d’autorisation à l’usage de la force ne sont pas nécessairement bien connues, en particulier lorsque c’est un public qui n’a pas l’habitude de la codification très ritualisée du maintien de l’ordre. Quand on les empêche de passer par telle rue et qu’ils doivent faire le tour, ils considèrent que c’est une atteinte à leur droit alors que du côté des policiers, c’est simplement le respect d’une consigne qui n’a pas à être discutée. De ce point de vue-là, il n’y a pas en France de grande habitude de discussion sur le terrain entre les policiers et les manifestants. »

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« Dénoncer le bling-bling de Dubaï revient à se distinguer en tant qu’Occidental, en se pensant comme plus authentique et raffiné »

Libération, 12/05/2019

Avec Amélie Le Renard, chargée de recherche CNRS

« Le vocabulaire de l’entreprise s’immisce dans la vie personnelle et les sociabilités. On fait du «networking», lors de soirées qui tiennent du speed dating professionnel, on apprend à prononcer un «pitch elevator», c’est-à-dire quelques phrases qui permettent d’attirer l’attention d’un potentiel recruteur qui ne dépasse pas le temps d’un trajet en ascenseur… il faut savoir «marketer» sa propre présentation. »

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« Une intervention armée américaine me paraît exclue »

Marianne, 06/05/2019

Avec Gilles Bataillon, directeur d’études EHESS

« Pour la première fois, un détachement militaire a libéré un opposant, Leopoldo Lopez, sous la direction de Guaido. C’est un premier geste de ce double pouvoir. C’est nouveau et c’est selon moi important d’un point de vue symbolique. »

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« Le journaliste ne travaille pas pour se faire plaisir »

Le Figaro, 05/05/2019

Avec Julie Joly, directrice du Centre de Formation des Journalistes et de l’école W

« Les médias ont aujourd’hui besoin de jeunes journalistes qui ont appris les fondamentaux de la profession, mais sont aussi capables de réaliser de nouveaux formats, de mettre en scène des données, des vidéos et du son. Ils apportent de nouvelles solutions aux rédactions dans le traitement de l’information. »

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« L’usage de la vidéo peut inverser le rapport de force entre policiers et manifestants »

20 Minutes, 04/05/2019

Avec Patrick Bruneteaux, chargé de recherche CNRS

« La police aussi est de plus en plus équipée et filme de plus en plus, ce qui n’est pas sans conséquence. On exerce une logique de judiciarisation des manifestants, où les juges peuvent être saisis pour des troubles à l’ordre public, loin des manifestations des années 1970-1980 où on pouvait faire un peu ce qu’on voulait entre guillemets. Aujourd’hui on assiste à ce que j’appelle les précieuses ridicules, avec une volonté d’euphémisme de la manifestation où il y a beaucoup plus d’interdits et de comportements illégitimités. »

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Elections européennes. Que se cache-t-il derrière l’échéance du 26 mai ?

France 3, 02/05/2019

Avec Bernard Dolez, professeur des universités, directeur de l’URF Science Politique à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« À 20 jours du scrutin européen, « Dimanche en politique » reçoit deux politologues :

  • Bernard Dolez, politologue au CERAPS et professeur à Paris 1 Sorbonne
  • Alexis Massart, politologue, directeur de l’ESPOL à l’Université catholique de Lille « 

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Le Marais d’antan, d’insalubre à branché

Le Figaro, 03/05/2019

Avec Isabelle Backouche, directrice d’études EHESS

« La maison d’édition Créaphis réédite Paris transformé: le Marais 1900-1980, de l’îlot insalubre au secteur sauvegardé. Avec cet ouvrage d’archives, Isabelle Backouche signe un choc entre deux époques étonnamment proches. »

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Le Japon change d’empereur et d’ère

Sciences et Avenir, 30/04/2019

Avec Guillaume Carré, maître de conférences EHESS

« La dynastie est censée n’avoir jamais été interrompue depuis. C’est une particularité du Japon. […] En réalité, les souverains historiques ne sont attestés qu’à partir du Ve siècle de notre ère. »

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Peut-on affirmer, comme Olivier Faure, qu’il y a des migrants climatiques en France ?

LCI, 01/05/2019

Avec Christel Cournil, maîtresse de conférences Université Paris 13

« Juridiquement, il n’y a pas de définition des réfugiés climatiques ou des déplacés climatiques. La convention de Genève prévoit des motifs d’attribution du statut de réfugié, dans lesquels il n’y a pas le motif environnemental. […] Depuis quatre ou cinq ans, les déplacements de population liés à des aléas climatiques sont supérieurs aux migrations pour des raisons humanitaires ou politiques ».

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Ailleurs, la Chine ? Les larmes de Lin Zhao

France Culture, 30/04/2019

Avec Anne Kerlan, directrice de recherche CNRS

« Lors de la Réforme Agraire, Lin Zhao veut prouver qu’elle est une fervente communiste, et que s’il faut tuer, elle tuera. Elle fait partie de ces jeunes gens qui vont aller faire appliquer la réforme dans les campagnes. Nous avons des lettres d’elle assez effrayantes, dans lesquelles elle explique qu’elle n’a pas peur de la mort, ni d’exécuter quelqu’un dont elle a fait le jugement. »

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Quand les inégalités menacent la démocratie

France Culture, 27/04/2019

Avec Gilles Dorronsoro, professeur de sciences politiques à l’Université Paris 1 Panthéon – Sorbonne

« Délaissant pour une fois ses terrains en Afghanistan et en Turquie, le politiste Gilles Dorronsoro signe un lumineux essai sur les menaces que les politiques néolibérales et leurs effets font peser sur les démocraties. Il est rejoint en seconde partie par la metteure en scène Myriam Marzouki. »

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À qui faut-il interdire de voir au cinéma l’aventure sulfureuse d’une miche et d’une saucisse ?

AOC Media, 06/05/2019

Par Arnaud Esquerre, chargé de recherche CNRS

« Il y a quelques semaines le Conseil d’État a tranché la question de savoir à partir de quel âge il était possible de voir, sur un écran de cinéma, une saucisse et une miche de pain, représentés « de manière anthropomorphique », se livrer à « des pratiques sexuelles ». Mais pourquoi la plus haute des juridictions de l’ordre administratif a-t-elle eu à se pencher sur les aventures d’une saucisse, d’une miche de pain, d’un tacos, d’un bagel et d’un pain lavash ? »

 

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Comment devenir journaliste malgré la crise?

Le Figaro, 25/04/2019

Avec Julie Joly, directrice du Centre de Formation des Journalistes et de l’école W

« L’étudiant va décrouvrir ses atouts, apprendre aux côtés de journalistes confirmés, occupera tous les postes d’une rédaction, participera à des concours organisés par de grands médias. Ce qui lui permettra de se faire repérer, et de faciliter son insertion professionnelle »

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Fractures espagnoles.L’Espagne est-elle vraiment sortie de la crise ?

France Culture, 23/04/2019

Par Quentin Ravelli, chargé de recherche au CNRS

« Dévastée par l’explosion de la bulle immobilière en 2010, l’économie espagnole semble en meilleure santé aujourd’hui. Les sept années de Mariano Rajoy au pouvoir ont été placées sous le signe de la rigueur budgétaire. Quel bilan économique mais aussi social peut-on dresser de ces années d’austérité ? »

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L’existence brisée des survivants du génocide arménien

La Croix, 24/04/2019

Avec Anouche Kunth, chargée de recherche CNRS

« Ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale que les rescapés abandonnent l’espoir de retour. On sait par exemple qu’en 1946, lorsque la République soviétique socialiste d’Arménie organise une campagne de rapatriement, seulement 10 % de la diaspora de France répond à l’appel. »

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Journée nationale de commémoration du génocide arménien : une « arme importante face au négationnisme »

France Info, 24/04/2019

Avec Vincent Duclert, directeur du CESPRA

« Au fond, le génocide des Arméniens n’intéressait pas suffisamment l’ensemble de la communauté nationale. Cette décision du président de la République installe une volonté de se souvenir, de réfléchir et de commémorer ce qu’on considère comme le premier génocide du 20e siècle. »

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« La répression des “gilets jaunes” renforce l’idée que la violence est légitime »

L’Obs, 20/04/2019

Par Isabelle Backouche, directrice d’études EHESS

« Il a fini par remplacer celui de « casseurs », utilisé classiquement par la police, en particulier dans le contexte des manifestations des groupes d’extrême gauche de Mai-68. Ce n’est pas une organisation structurée. Il faut plutôt y voir des petits groupes d’individus aux liens amicaux antérieurs. »

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Les étudiants de l’ENA sont-ils tous issus de catégories socio-professionnelles supérieures ?

LCI, 18/04/2019

Avec François Denord, chargé de recherche CNRS

« Les auteurs, François Denord et Sylvain Thine, ont étudié 10 promotions de 1983 à 2009. Sur cette période, l’origine sociale des étudiants restent stable, mais bien loin des standards des Français. Près de 7 étudiants sur dix ont un père exerçant ou ayant exercé une profession supérieure. Ils sont 72,2% exactement en 2009, quand la part des enfants de professions intermédiaires chute à 12%, celle des artisans à 9,6% et celle des employés et ouvriers – « regroupés en raison de la rareté des effectifs », indiquent les chercheurs – à 6%. »

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Dubaï, le privilège occidental

RFI, 21/04/2019

Amélie Le Renard, chargée de recherche CNRS

« La blanchité et l’occidentalité sont deux avantages majeurs lorsque l’on vit (ou transite) à Dubaï. Dans la ville-État, avoir un passeport occidental est un plus qui permet de se distinguer des autres élites. C’est ce qu’explique la sociologue Amélie Le Renard dans son dernier livre, publié aux presses de SciencePo, un ouvrage qui s’appuie sur des entretiens avec plusieurs centaines d’habitants recueillis sur place. »

 

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Cette petite voix intérieure avec laquelle nous sommes en grande conversation

Télérama, 18/04/2019

Avec Victor Rosenthal, chargé de recherche INSERM

« La voix intérieure avec laquelle nous cohabitons peut nous accabler, nous sermonner, nous insulter, nous accuser, grommeler, vociférer, pérorer, nous cajoler, nous réconforter, nous protéger ou se livrer à des incantations. Bref, ses formes sont très variables. Tout dépend des moments et des individus. »

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Pourquoi tant d’émotions autour de Notre-Dame de Paris?

RFI, 16/04/2019

Par Isabelle Backouche, directrice d’études EHESS

« Partout dans le monde et qui que l’on soit sur cette planète, nous avons été saisis devant les images de Notre-Dame de Paris en flammes entre sidération et tristesse. Qu’est-ce que cette sidération et cette tristesse partagées disent de nous, de notre passé, de notre présent et de notre futur ? Regards croisés de penseurs, de philosophes, d’historiens, de conservateurs et même de physiciens autour de la question pourquoi tant d’émotions autour de Notre-Dame de Paris ? »

Les « presque cathos », qui se marient à l’église sans être pratiquants

Le Monde, 19/04/2019

Avec Florence Maillochon, directrice de recherche CNRS

« C’est lié à la transformation globale de notre rapport à la ­religion. […] L’Eglise catholique a du mal à recruter des fidèles, et même ses fidèles ne sont pas forcément présents à la messe du dimanche. Sans compter qu’ils sont de plus en plus nombreux à épouser des non-baptisés. »

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« Notre-Dame ou quand la forêt crépite »

AOC Media, 22/04/2019

Avec Sylvain Piron, directeur d’études EHESS

« En détruisant la chape de plomb qui pesait sur l’édifice de Notre-Dame, le feu a donné à la longue forme de pierre un visage qu’elle n’avait jamais eu, mais qui la rapproche pourtant de son état initial. Elle se rappelle à notre souvenir comme un projet collectif impliquant tout un peuple. Notre-Dame n’est pas sans raison le lieu où se concentre le plus intensément un rapport à cette période de l’histoire de France, mal connue du grand public, mais que l’on perçoit pourtant confusément comme son moment inaugural. »

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Le travail au XXIe siècle, miroir des sociétés futures ? Précarité individuelle et risques collectifs

France Culture, 16/04/2019

Avec Serge Paugam, directeur d’études EHESS

« Le travail décent est un concept important : un travail qui apporte de la dignité, qui apporte des satisfactions au quotidien et qui permet à l’individu de se construire en tant que personne. C’est tout cela qu’il faut prendre en compte quand on met en place des politiques visant le retour à l’emploi, à un emploi décent. »

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Le « Contrat social » de Jean-Jacques Rousseau. De la multitude au peuple…

France Culture, 16/04/2019

Avec Frédéric Brahami, directeur d’études EHESS

« Rousseau dit qu’il n’y a de souveraineté légitime que du peuple partout où ce n’est pas le peuple qui est souverain : on n’a pas alors un peuple mais un maître et des esclaves. Donc le concept de peuple, c’est-à-dire le concept de public, de République, le concept de peuple comme entité politique est absolument constitutif de sa réflexion politique. Il n’est pas possible de penser le politique sans comprendre l’acte par lequel un peuple est un peuple… « 

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« Moins de temps entre le dernier homme et moi, qu’entre moi et Christophe Colomb »

Sud Ouest, 13/04/2018

Par Pierre-Henri Castel, directeur de recherche CNRS, psychanalyste

«  »Il s’écoulera moins de temps entre le dernier homme et moi, qu’entre moi et Christophe Colomb ». Dans son nouveau livre, « Le mal qui vient, essai hâtif sur la fin des temps », paru aux éditions du Cerf, le philosophe Pierre-Henri Castel nous invite à une expérience de pensée, celle d’une fin des temps prochaine qui permet de penser à nouveau la question du mal. « 

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« Un dévoiement de l’idée même de participation »

L’Humanité, 10/04/2019

Avec Loïc Blondiaux, professeur des université à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« La réponse apportée a pu sembler démocratique dans un premier temps, en offrant des espaces de débat. Avec ces moyens-là, c’est inédit à l’échelle de l’histoire et à l’échelle mondiale. Mais il y a des critiques à apporter à l’exercice : la mise à l’écart d’abord de la Commission nationale du débat public, la volonté explicite du gouvernement de s’en servir pour sa communication, la manière dont on a contraint les citoyens par des questions fermées et biaisées sur la plateforme numérique… »

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« Voix de son maître » contre la pub « suppôt du capital » : petite histoire politique de la redevance

France Culture, 09/04/2019

Avec Alexis Spire, directeur de recherche CNRS

« Tandis que les services de la redevance audiovisuelle se rendent régulièrement sur place pour vérifier la véracité des déclarations de ceux qui disent ne pas avoir de télévision, les contrôleurs de l’ISF renoncent la plupart du temps à se déplacer, considérant les éventuels redressements comme trop faibles par rapport au temps passé à les établir. »

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« Le gouvernement a cherché dans ce grand débat un moyen de légitimer sa politique »

Regards, 09/04/2019

Avec Loïc Blondiaux, professeur des université à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« D’un autre côté, c’est aussi une opération politique de la part du gouvernement avec une volonté de disqualifier les gilets jaunes en donnant à voir une forme de démocratie bienveillante, pacifique et ordonnée qui s’opposerait à la démocratie de la rue, contestataire et éruptive. »

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Au Japon, pour les hikikomori «le retrait social fonctionne comme une sorte d’addiction»

Libération, 05/04/2019

Avec Maïa Fansten, maîtresse de conférences Université Paris Descartes

« Le retrait social fonctionne comme une sorte d’addiction. Quand les personnes ne peuvent pas surmonter une épreuve, il est parfois plus facile de retrouver cet automatisme, cette forme de confort que représente l’isolement social pour elles. « 

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« Le grand débat a démontré qu’ouvrir le champ de la participation ne mène pas forcément au chaos »

Le Monde, 08/04/2019

Avec Loïc Blondiaux, professeur des université à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Le grand débat a fait la démonstration qu’ouvrir largement le champ de la participation ne mène pas forcément au chaos, que l’on peut débattre dans une atmosphère pacifique. Une partie de la population, certes une partie seulement mais une partie quand même, veut contribuer au débat politique et au processus de décision. »

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Elections en Israël

France Culture, 06/04/2019

Avec Eva Illouz, directrice d’études EHESS

« Mardi 9 avril, élections législatives: quels en sont les enjeux? Fragilisé par des affaires de corruption & une faible majorité à la Knesset, Benjamin Netanyahou, 69 ans, brigue un 5e mandat de Premier ministre. Où en sont les relations entre Israël et les Etats-Unis? Quelle est la situation à Gaza? »

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« La commission sur le Rwanda aura un pouvoir d’investigation dans toutes les archives françaises »

Le Monde, 05/04/2019

Avec Vincent Duclert, directeur du CESPRA

« J’ai accepté de la présider parce que cette commission est nécessaire. Parce que pèsent sur le rôle de la France au Rwanda avant et pendant le génocide des Tutsi (avril-juillet 1994) de lourdes interrogations, imparfaitement documentées, qui nourrissent des accusations précises et un appel à la justice. »

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« Sans lui, je suis à poil » : le gilet jaune, un symbole devenu «support de mémoire

Libération, 04/04/2019

Avec Thierry Bonnot, chargé de recherche CNRS

« Le gilet fait office de relique, de support de mémoire. […] Le fait de le porter, de se l’approprier par des écritures, c’est une incorporation très forte, c’est plus important qu’un simple drapeau. »

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« La gauche radicale n’a pas vu revenir l’antisémitisme »

L’Obs, 04/04/2019

Avec Danny Trom, chargé de recherches CNRS

« Le phénomène a été très diffus, il s’est étalé sur près de deux décennies, et les juifs sont partis, un à un, très discrètement. Mais, aujourd’hui, nous savons. Or, nous continuons de fermer les yeux. Nous sommes donc incontestablement dans une forme de déni. »

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« Le renouvellement de la social-démocratie passe par la critique du capitalisme »

Le Monde, 02/04/2019

Avec Eva Illouz, directrice d’études EHESS

« Une autre raison explique pourquoi la domination capitaliste devenait floue : tout au long du XXe siècle, la culture (publicité, musique, cinéma, télévision, édition, art, presse…) est devenue un lieu privilégié de production de valeur économique, créant de nouveaux emplois et contribuant à la propagation et la naturalisation des modes de vie consuméristes. »

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« Croire à l’effondrement de nos sociétés, c’est renoncer à la résistance, à toute responsabilité »

Libération, 31/03/2019

Avec Hamit Bozarlsan, directeur d’études EHESS

« Toute histoire singulière fait partie d’une histoire intégrée du monde. La dé-civilisation dans une partie du monde, signifie dé-civilisation dans notre temps et espace universels. La démocratie ne protège pas de la crise. On peut à la fois voter régulièrement et ne plus être dans l’esprit de la démocratie, on le voit dans l’Amérique de Trump. »

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Au Yémen, une trêve aux fragiles espoirs

La Croix, 26/03/2019

Avec Franck Mermier, directeur de recherche CNRS

« Celle-ci s’exerce par un contrôle vigilant de l’espace public et des lieux de rencontre afin de surveiller les mobilisations tribales ou les contestations. Les rares manifestations organisées, notamment par des femmes, contre la cherté de la vie ou en faveur de la défense des prisonniers, sont réprimées très rapidement. »

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« Les célibataires au cœur du grand débat ? »

Libération, 25/03/2019

Par Romain Huret, directeur d’études à l’EHESS

« Des chercheurs états-uniens ont forgé le terme de «célibatisme» (singlism) pour désigner cette multitude de dispositifs fragilisant des situations professionnelles et familiales déjà précaires. De l’accès au logement en passant par les contrats d’assurance ou les frais de transport, il existe une prime invisible pour les familles traditionnelles, légitimant ainsi l’ordre matrimonial. Quiconque a cherché à louer seul un appartement, à obtenir seul un prêt bancaire ou à souscrire seul une assurance connaît les difficultés, parfois insurmontables, à obtenir le produit recherché. Et ces dispositifs sociaux ne doivent rien au hasard ; ils sont ancrés dans des pratiques anciennes, profondément enracinées dans l’ordre matrimonial construit tout au long du XXe siècle. »

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« Black blocs » et « gilets jaunes »: convergence radicale en jaune et noir

L’Obs, 22/03/2019

Avec Isabelle Sommier, professeure de sociologie à l’Université Paris 1-Panthéon Sorbonne

« Classiquement, dans un mouvement social, lorsqu’il y a un déclin de la participation, il y a une une radicalisation d’une minorité. (…) Depuis janvier, l’accentuation de la répression, les affaires du boxeur (Dettinger, ndlr) et Rodrigues (éborgné en manifestation, ndlr) ont contribué à radicaliser certains « gilets jaunes » et à grossir les rangs des « black blocs » »

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« La demande de redistribution tient surtout à des valeurs sociales »

Le Monde, 22/03/2019

Avec Sébastien Lechevalier, directeur d’études EHESS , président de la Fondation France-Japon de l’EHESS

« Alors que les inégalités de revenu « primaire » (avant redistribution par les taxes et prestations sociales) sont diminuées presque de moitié en France après redistribution, elles le sont de 20 % seulement aux Etats-Unis, le Japon se situant à mi-chemin. Et pourtant, lorsqu’on demande aux citoyens si le rôle de l’Etat est de réduire les inégalités et s’il faut taxer plus les riches, le score américain sur une échelle de 1 à 5 est respectivement de 2,69 et 3,29, le score français de 4,15 et 3,70, le score japonais de 3,54 et 3,57. »

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Afghanistan : réintégration des Talibans, la liberté ou la paix ?

France Culture, 21/03/2019

Avec Gilles Dorronsoro, professeur de science politique

« Les élections ne peuvent plus servir à stabiliser la situation, elles ne donnent plus de crédit politique à ceux qui sont élus. Tout ça s’est dégradé en 2014 lors des dernières élections présidentielles où il n’y a pas eu de résultat officiel puisque ce sont les Américains qui ont organisé un compromis politique entre les deux candidats du second tour. On est sorti en Afghanistan du processus constitutionnel classique. »

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Les usages du numérique dans le domaine de la santé mentale

RCF Radio, 21/03/2019

Avec Xavier Briffault, chargé de recherche CNRS

« Dans le cadre des semaines de la santé mentale, plusieurs événements sont organisés par la ville de Saint-Brieuc. L’objectif: toucher un maximum de personnes et sensibiliser le public aux pathologies et aux troubles mentaux. Des conférenciers ont été conviés à l’occasion pour aborder le thème des usages du numérique dans le domaine de la santé mentale. Xavier Briffault est chercheur au CNRS, il s’est intéressé à tout ce qui concerne le numérique et ce qu’on appelle la e-santé. Il revient sur sa venue à Saint-Brieuc. »

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L’usage des drogues. Prohiber, dépénaliser, légaliser

France Culture, 12/03/2019

Avec Marie Jauffret-Roustide, chercheuse à l’Inserm et référente de la GDS en France

« Au tournant du XXIe siècle, le constat d’échec à l’égard des politiques répressives a conduit les autorités de plusieurs pays à s’interroger sur l’opportunité de politiques alternatives, basées sur cette idée  : puisque nous n’arrivons pas à enrayer les trafics et à dissuader les consommateurs, acceptons cette consommation pour mieux l’appréhender et améliorer la prévention. »

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Ukraine/Russie : la question de la Crimée est-elle vraiment réglée comme l’affirme Poutine ?

TV5 Monde, 19/03/2019

Avec Anna Colin-Lebedev, maîtresse de conférences

« Je dirais que nous sommes dans une dynamique d’engrenage. Les Ukrainiens vous diront  » la Russie est prête à occuper l’ensemble du territoire de l’Ukraine pour répondre à ses objectifs ». Les Biélorusses eux vont être aujourd’hui très méfiants avec la sensation qu’une annexion par la Russie n’est pas à exclure. Les acteurs directement concernés ont peur d’une intervention militaire directe. »

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La démocratie représentative à bout de souffle ?

28 Minutes, 18/03/2019

Avec Bastien François, professeur de science politique à l’Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne

« On en parle avec le philosophe Pierre-Henri Tavoillot, le professeur de sciences politiques à l’université Panthéon-Sorbonne Bastien François, et la rédactrice en chef adjointe au service Politique du « Parisien » Jannick Alimi. »

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« En Iran, les femmes sont les boucs émissaires d’un régime aux abois »

Le Monde, 18/03/2019

Par Farhad Khosrokhavar, directeur d’études EHESS

« Ces défaillances de l’Etat font de la question des femmes un enjeu crucial pour le régime théocratique en place à Téhéran. Leur infériorité juridique ne suffit pas ; elles doivent également payer pour les échecs du gouvernement. La brutalité dont les autorités font preuve à leur égard et leur soumission assurent la mise au pas de la société dans son ensemble, tout en préservant l’honneur masculin. La sentence prononcée contre Nasrin Sotoudeh est ainsi un nouvel exemple de la nature répressive d’un pouvoir aux abois, méprisant ses citoyens. »

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Santé mentale: Les applications sur smartphone, un soutien ou un danger?

20 Minutes, 18/03/2019

Avec Xavier Briffault, chargé de recherche CNRS

« Les GAFA peuvent se les approprier dans le but de faire de la publicité ciblée, mais c’est déjà le cas, nuance Xavier Briffault. Par contre, que mon assureur sache tout de moi et commence à changer ses tarifs si je marche beaucoup, je mange des burgers ou je prends des antidépresseurs, c’est davantage un problème. »

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Dans la rue et dans les prétoires

Journal de l’environnement, 15/03/2019

Avec Christel Cournil, maîtresse de conférences Université Paris 13

« Aujourd’hui, nous assistons également à une nouvelle tendance avec la mobilisation judiciaire de collectivités comme Grande-Synthe contre l’Etat. Une dizaine de villes pourraient aussi engager bientôt un recours contre Total au nom du devoir de vigilance. C’est à suivre de près. »

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« Bouteflika a lâché sur un point clé, mais peut-être un peu tard… »

Libération, 14/03/2019

Par Pierre Vermeren, professeur des universités

« L’Algérie entre dans une nouvelle phase de son histoire, incertaine et inédite par ses enjeux, mais pleine d’espérances démocratiques, enfin ! Dans cette phase, il est peu probable que la population et la jeunesse renoncent en si bon chemin, car l’Algérie a changé en quelques semaines. »

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L’Élysée a invité le philosophe anti-Macron Frédéric Lordon pour le grand débat

Huffington, 15/03/2019

Par Frédéric Lordon, directeur de recherche CNRS

« Savez-vous qu’à part des éditorialistes qui vous servent de laquais et répètent en boucle que la démocratie c’est le débat, votre grand débat, personne n’y croit. »

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Municipales de 2020 : à Paris, les partis au tapis ?

L’Express, 14/03/2019

Avec Frédéric Sawicki,  professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Même si je pense qu’au bout du compte, elle s’appuiera sur des socialistes, elle veut avoir dès le début la liste la plus large possible. La raison ? Laisser le moins de place possible à LREM et ce dès le 1er tour. »

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L’écho de l’Europe. De la démocratie en Europe

France Culture, 14/03/2019

Avec Antoine Vauchez, directeur de recherche CNRS

« Le Parlement européen a accru considérablement ses pouvoirs, notamment en matière d’écriture de la loi européenne, et donc de contrôle sur la Commission. Mais les limites structurelles sont restées les mêmes : il ne fait pas l’agenda européen… »

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Culture numérique : la maîtriser pour ne pas la subir?

France Culture, 13/03/2019

Avec Dominique Cardon, chercheur au Laboratoire des usages de France Telecom R&D

« La culture numérique, c’est aussi ne pas se laisser prendre par les discours ambiants des prophètes et des Cassandre. [..] Il faut aussi creuser ces technologies, êtres plus curieux. « 

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Les écrans rendent-ils les ados plus sages ?

La Croix, 12/03/2019

Par Monique Dagnaud, directrice de recherche CNRS

« Au-delà des écrans, ce qui modifie les modes de vie de la nouvelle génération c’est d’abord le rapport au travail. La jeunesse protégée s’en sort, mais ceux qui ont moins de diplômes, ou qui n’en ont pas, savent qu’ils vont galérer longtemps. »

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Adolescents migrants : en finir avec les tests osseux ?

Libération, 10/03/2019

Par Patrick Chariot, professeur Université Paris 13

« Les critiques de ces estimations osseuses sont fréquentes, pourtant nous continuons à pratiquer ces actes dans le service de médecine légale de l’hôpital de Bondy. Si nous continuons à le faire, alors que nous concluons presque systématiquement à la compatibilité de l’âge chronologique avec l’âge allégué par le jeune, c’est parce que nous connaissons les pratiques d’autres médecins sollicités qui s’autorisent, au mépris de toute rigueur de raisonnement, à conclure à la majorité de certains adolescents ou jeunes adultes qui leur sont présentés. »

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« Minimiser les impacts catastrophiques d’un accident nucléaire est en passe de devenir un grand classique »

BastaMag, 12/03/2019

Avec Sezin Topçu, chargée de recherche CNRS

« A la fin des années 1980, suite à l’accident de Tchernobyl, de nouvelles stratégies de communication se mettent en place, avec ce qu’on appelle la dissonance cognitive : il s’agit d’affirmer plutôt qu’être sur la défensive. En 1991, une campagne de communication est ainsi organisée via les journaux et la publicité audiovisuelle qui assène que 75 % de l’électricité est d’origine nucléaire. Il faut que les Français sachent que leur grille pain fonctionne au nucléaire, il faut qu’ils l’acceptent. C’est comme ça, c’est la réalité, plus personne ne peut s’y opposer. Depuis l’accident de Fukushima aussi, cette même stratégie est à l’œuvre. »

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« La pression populaire est celle de tout un pays »

Le Figaro, 11/03/2019

Par Pierre Vermeren, professeur des universités

« C’est fini, Abdelaziz Bouteflika ne pèsera plus sur les événements. Il n’est plus en état de le faire. De toute manière, sa candidature était une fiction. C’est son frère, Saïd, qui dirigeait le pays. On peut tout imaginer, que ce scénario a été mûrement réfléchi, mais enfin tout cel se produit sous une énorme pression. »

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Pourquoi faut-il une culture numérique ?

France Culture, 10/03/2019

Avec Dominique Cardon, chercheur au Laboratoire des usages de France Telecom R&D

« Le sociologue Dominique Cardon publie un ouvrage pédagogique sur la culture numérique, c’est d’ailleurs le titre de l’ouvrage. Un livre abordable pour tout le monde et qui pose la question des enjeux d’avoir cette culture qui échappe à bon nombre d’entre nous. « 

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« Un profond antisémitisme règne dans une partie de la société polonaise »

L’Express, 07/03/2019

Avec Christophe Prochasson, président de l’EHESS et directeur d’études EHESS

« Derrière la question historiographique se dissimule en réalité un profond antisémitisme dans une partie de la société polonaise. Aucun des propos antisémites prononcés durant ces deux jours n’a été condamné par des instances officielles, qu’il s’agisse de l’Institut de la mémoire nationale, pourtant représenté dans la salle, ou de l’ambassadeur de Pologne à Paris. La ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a même écrit à son homologue polonais, qui s’est contenté d’une vague réponse. « 

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« Nous avons subverti Parcoursup pour faire de la diversité sociale »

L’Obs, 04/03/2019

Avec Bernard Dolez, professeur des universités, directeur de l’URF Science Politique à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Depuis que nous avons mis en place cette L1 en 2014, nous avons un déséquilibre très fort entre nos capacités d’accueil et la demande des étudiants. Contrairement à nos doubles licences histoire-science politique et philosophie-science politique qui sont clairement affichées comme sélectives, ce parcours est censé être ouvert à tous les bacheliers… si les capacités d’accueil le permettent. Le ministère le qualifie donc de « non sélectif ».

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Pierre Vermeren : « Selon toute vraisemblance, s’il se présente, oui monsieur Bouteflika va gagner l’élection »

Europe 1, 03/03/2019

Avec Pierre Vermeren, professeur des universités

« Chaque dimanche, Bernard Poirette reçoit une personnalité pour évoquer l’actualité. Aujourd’hui, Pierre Vermeren, grand spécialiste du Maghreb contemporain, analyse les manifestations algériennes contre un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika. »

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#Metoo, procès Baupin, Ligue du LOL : les saines colères des femmes

Le Monde, 01/03/2019

Avec Frédérique Matonti, professeure de science politique à Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Nicolas Sarkozy renvoie tout de suite Ségolène Royal à l’une des figures classiques de la féminité : la femme en colère qui ne sait pas maîtriser ses affects. On a tendance à se moquer des élues qui s’emportent et de leur voix qui monte dans les aigus. »

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Un colloque sur l’histoire de la Shoah perturbé par des nationalistes polonais

Le Monde, 01/03/2019

Avec Christophe Prochasson, président de l’EHESS et directeur d’études EHESS

« On peut dire que c’est une petite victoire de l’avoir tenu de bout en bout, dans cette atmosphère épouvantable », soutient Christophe Prochasson, qui s’élève contre cette « atteinte grave aux libertés académiques ».

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« Manifestations contre la réélection de Bouteflika: pourquoi l’Algérie retient son souffle »

Le Figaro, 26/02/2019

Par Pierre Vermeren, professeur des universités

« À ce jour, les manifestants protestent sans violences ni désordres, et les forces de l’ordre montrent leur nombre. La prochaine échéance est le 10 mars. Ce jour-là, la commission d’investiture doit dire qui aura le droit de concourir face au président sortant. L’élection présidentielle doit se dérouler le 18 avril. »

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Le Grand Débat pas à la hauteur de la nécessité de démocratiser des institutions vieillissantes

Le Berry Républicain, 25/02/2019

Avec Bastien François, professeur de science politique, Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne

« Le Président devrait écouter et laisser les gens débattre entre eux. Là, il explique. Les enquêtes des chercheurs disent depuis longtemps cette demande de démocratie participative aujourd’hui portée par les Gilets jaunes. Ce n’est pas tant se réunir que veulent les gens, mais avoir l’assurance de peser réellement sur les décisions. »

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Wilfried Lignier : «A la crèche, la violence physique et symbolique des enfants est niée»

Libération, 22/02/2019

Avec Wilfried Lignier, chargé de recherche CNRS

« Les crèches sont parfois accusées de reproduire les stéréotypes de genre, je pense au contraire qu’elles sont davantage conscientes de ce genre d’enjeux, et héritent de différences qui se font d’abord en famille. L’espace de la crèche est en tout cas ségrégué : les filles vont vers la dînette, les garçons vers l’établi. Les objets et les lieux sont déjà sexués. Le coffre à déguisements attire bien plus les filles. C’est important, car les lieux et les choses ont un impact sur les premiers liens sociaux. »

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« L’hostilité antijuive dispose d’une base populaire solide »

Marianne, 22/02/2019

Avec Danny Trom, chargé de recherches CNRS

« On refuse de penser les « dominés » comme étant activement antisémites. Et on ne veut pas voir non plus que les autorités qui s’expriment au nom de la France pour rassurer les juifs parlent sans autorité, ne sont pas entendues. Au contraire, leur parole est interprétée comme la confirmation d’un privilège, d’une mainmise des juifs sur la République. »

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Richard Rechtman : « La France n’est pas prête à tolérer les antisémites »

Télérama, 20/02/2019

Avec Richard Rechtman, directeur d’études à l’EHESS, psychiatre et anthropologue

« C’est vous qui vous faites le relais des réseaux sociaux, qui ont toujours besoin de la caisse de résonance des médias traditionnels. Cela a été la même chose avec les djihadistes, qui avaient besoin de ce retentissement. Il n’est pas question de censurer, mais de s’interroger : pourquoi donner autant la parole à ceux qui disent des choses haineuses ? »

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« Les « gilets jaunes » parmi les mouvements sans leader des années 2010 »

AOC Media, 21/02/2019

Par Yves Cohen, directeur d’études EHESS

« Tunisie, Turquie, Espagne, Ukraine, ou encore Brésil, nombre de pays ont connu au cours de la dernière décennie, des « mouvements-soulèvements ». À leur suite, a émergé celui des « gilets jaunes » empreint de la même tolérance envers un certain degré de violence de la part du mouvement, mais aussi, de la même volonté d’horizontalité, du même refus du XXe comme siècle hiérarchique et de l’obligation de se placer sous l’autorité d’un chef façonnée par la « société de masse ». »

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La politique : une affaire de logique ?

France Culture, 18/02/2019

Avec Danny Trom,  chargé de recherches CNRS

« Le problème ne vient pas de l’Etat mais de la société. C’est vrai qu’il joue un rôle majeur, mais le problème est le suivant : l’Etat a pris conscience tardivement du problème de l’antisémitisme mais la régulation dans la société ne s’est pas faite. »

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« L’antisionisme est de refuser l’idée d’un Etat juif. Ce n’est pas la critique du gouvernement israélien »

France Culture, 18/02/2019

Avec Denis Peschanski, directeur de recherche CNRS

« On sait bien qu’il y a des antisémites ou des racistes au sein de la société française, sauf que ces personnes, dans certaines périodes, se disent : ‘Je pense cela, mais je sais que je n’ai pas le droit de le dire. Aujourd’hui, ils se disent ‘Je le pense mais je le dis’. Là, on doit s’interroger sur le contexte qui permet cela, en particulier la haine devenue consubstantielle du paysage politique, depuis en particulier la dernière élection présidentielle, – avec un niveau stupéfiant – et en même temps le rôle des réseaux sociaux. »

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Brésil, le pouvoir contre l’école ?

France Culture, 17/02/2019

Par Maud Chirio, maître de Conférences à l’Université de Paris-Est Marne-la-Vallée

« Rappelez-vous, le président d’extrême droite Jair Bolsonaro, élu à l’automne et investi le 1er janvier dernier, a énormément parlé d’éducation pendant sa campagne électorale. Logiquement, le nouveau gouvernement brésilien s’attaque – attaquer c’est bien le mot – au sujet avec des mesures sur l’école et l’université… et avec l’idée, très clairement formulée, par le Président et ses ministres, d’éradiquer certaines pédagogies comme celle de Paolo Freire qui prône l’émancipation et l’égalité. »

« Ecouter l’intégralité de l’émission.

« Les gilets jaunes, un mouvement contre la mobilité vers le bas »

La Croix, 18/02/2019

Avec Eva Illouz, directrice d’études EHESS

« Ce qui me rend plus perplexe, c’est que les revendications des gilets jaunes s’adressent à l’État mais pas au patronat. Pourquoi laissent-ils le patronat tranquille ? C’est une énigme, car dans cette affaire ce n’est pas tellement l’État qui est coupable, ou du moins pas seulement. Ce sont les grandes entreprises qui refusent de participer au contrat social et ne se sentent redevables qu’à leurs comités directeurs. Ce n’est pas Macron et sa politique fiscale – quoi qu’on en pense – qui est en cause. C’est l’oligarchie qui ne se sent pas responsable et qui a réussi à imposer sa vision du monde et de l’économie aux grandes machines bureaucratiques de l’État et de l’Europe. Les grandes entreprises devraient travailler avec l’État à éradiquer la pauvreté et à assurer un niveau de vie décent à la population, mais elles refusent de le faire. »

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Qu’est-ce que le «RIC délibératif» proposé par Terra Nova ?

Le Parisien, 19/02/2019

Avec Bastien François, professeur de science politique, Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne

« On a fait le constat que lorsque l’on réunit des citoyens représentatifs de la population et qu’on leur donne les moyens de s’informer, le résultat est toujours extrêmement équilibré. Il permet d’avoir une vision beaucoup plus subtile de l’ensemble des arguments qui peuvent être utilisés dans une discussion. »

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« Avec les Gilets Jaunes il s’agit de remettre l’accent sur les questions sociales »

RCF Radio, 15/02/2019

Avec Gérard Noiriel, directeur d’études EHESS

« Le gilet jaune est le signe d’une forme de fossé qui s’est creusé entre les élites et les classes populaires, de la crise économique qui laisse des personnes sur le bord de la route, et des mutations de la société de communication, avec le développement des réseaux sociaux et des chaines d’information en continue

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Espagne-Maroc: Felipe VI et Mohammed VI scellent leur «partenariat stratégique»

RFI, 15/02/2019

Avec Pierre Vermeren, professeur des universités

« Oui, c’est une affaire importante. L’accord va permettre au Maroc de gagner pour quatre ans 220 millions d’euros, ce qui est loin d’être négligeable pour le royaume. C’est une reconnaissance de fait par l’Union européenne de la souveraineté de Rabat sur ses eaux. Et cela, c’est capital pour Rabat. »

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« Chlordécone et trémolite s’inscrivent dans une histoire durable de violences coloniales invisibles »

Le Monde, 18/02/2019

Par Michel Naepels, directeur d’études EHESS, directeur de recherche CNRS

« Son caractère de perturbateur endocrinien est établi. Il fut pourtant utilisé intensivement aux Antilles françaises de 1973 à 1993 pour lutter contre le charançon du bananier, grâce aux autorisations successives de quatre ministres de l’agriculture. La vente du chlordécone y est finalement interdite en 1990, mais son usage demeure autorisé jusqu’en 1993. »

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« En Russie aujourd’hui, on en est à dire que le goulag a contribué à la mise en valeur des richesses de la Sibérie »

Le Monde, 16/02/2019

Avec Nicolas Werth, directeur de recherche CNRS

« Tout vient de ce que j’appelle le malentendu d’Octobre. Les bolcheviques ont été très malins, ils ont récupéré une révolution multiforme, qui venait des parties les plus diverses de la société (prolétariat, paysannerie, minorités nationales), en reprenant des mots d’ordre comme « Tout le pouvoir aux soviets », « Le contrôle ouvrier », « La terre aux paysans », nés bien avant octobre et qui ne correspondaient pas à leur programme. »

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L’amour est-il l’opium du peuple ?

France Culture, 14/02/2019

Avec Eva Illouz, directrice d’études EHESS

« Le désamour est devenu une condition intrinsèque des hommes et des femmes : c’est le fait de ne pas pouvoir entrer dans une relation (la relation ne commence pas), et c’est aussi la raison pour laquelle tellement de relations finissent dans le désamour (après une relation stable). Dans les deux cas, les forces collectives et culturelles sont similaires : l’importance du corps et de la sexualité. »

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« A la faveur des manifestations du samedi, la haine antijuive se répand »

L’Obs, 14/02/2019

Avec Vincent Duclert, directeur du CESPRA

« Elle s’explique par plusieurs facteurs, connectés entre eux : le recul des partis de gauche comme de droite laissant l’extrême droite en position de force pour incarner l’opposition face à la nouvelle donne macronienne ; le climat de revanche populiste en Europe ; la crainte d’un déferlement des réfugiés et la tentation d’une fermeture des frontières avec un repli sur l’identité nationale. »

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Finkielkraut injurié : Peschanski «frappé par le degré de haine que connaît le pays»

Le Parisien, 17/02/2019

Avec Denis Peschanski, directeur de recherche CNRS

« L’antisémitisme en France est comme un vieux fond de sauce, réactivé régulièrement par pics, dans les moments de crise politique, idéologique, sociale. A chaque crise, on cherche un bouc émissaire, et quel que soit le cas de figure, les juifs seront désignés, en plus d’autres figures en fonction des circonstances. »

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Lunii, la start-up qui cartonne avec sa boîte à histoires

Challenges, 13/02/2019

Avec Cécile Rabot, maître de conférences Université Paris Ouest Nanterre

« Il s’agit d’un projet culturel et pédagogique qui sait jouer de son aspect ludique, tout en questionnant le rapport à l’image des enfants », analyse Cécile Rabot. « Cette boîte à histoires a presque quelque chose de rassurant »

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Flambée de l’antisémitisme : « Tout ce qui est rejet de l’autre devient un élément moteur »

Europe 1, 13/02/2019

Avec Denis Peschanski, directeur de recherche CNRS

« On assiste à une atomisation de la société et une perte des repères. Tout ce qui est rejet de l’autre devient un élément moteur », observe le directeur de recherche au CNRS. « On a perdu la référence partagée aux valeurs de la Révolution. Ce qui serait le plus dangereux, ce serait une réaction communautariste. »

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« Dettes africaines et prêts chinois »

AOC Media, 14/02/2019

Avec Thierry Pairault, directeur de recherche émérite CNRS

« Longtemps les investissements chinois en Afrique ont été surestimés, comme l’est désormais la dette des pays africains envers la Chine. L’étude et l’appréciation de la présence chinoise en Afrique imposent pourtant de se pencher sur les faits – unique­ment sur les faits objectifs. Et de montrer, par exemple, et au-delà des fantasmes, l’absence de corrélation entre dette africaine et prêts chinois. »

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« Nos guerres civiles, entre passions incandescentes et retour au réalisme »

Le Figaro, 12/02/2019

Par Ran Halévi, directeur de recherche CNRS

« Après quatre mois de manifestations, on peut se demander ce que ressentent aujourd’hui leurs tout premiers initiateurs. Non pas les porte-parole échevelés qu’on a vus, parés de jaune, défiler sans fin dans les médias, pour apostropher ministres et députés, disserter sur les institutions et réclamer, au choix, le renvoi du gouvernement, la destitution du chef de l’État, une nouvelle République, des référendums perpétuels… Mais les vétérans des ronds-points, ces «périphériques» invisibles, oubliés, surtaxés, dont on n’avait jusque-là qu’une connaissance livresque, avant que tout un pays ne se mette à les entendre et, pour un temps, à les acclamer. Que pensent-ils de leur révolte, presque aussitôt noyautée par des sermons haineux, des menaces physiques, des violences extrêmes, des dérapages et des déprédations ? »

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« Les valeurs de gauche ne sont pas en déshérence mais les électeurs n’ont plus confiance »

Regards, 12/02/2019

Avec Frédéric Sawicki,  professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Ce que paye le PS, ce n’est pas seulement qu’il n’ait pas été suffisamment à gauche mais surtout pas suffisamment clair dans ce qu’il voulait : après tout, on aurait pu imaginer que l’entreprise qu’il représente assume de dire qu’il y a une mondialisation, de la concurrence, qu’on ne peut plus utiliser les recettes interventionnistes d’hier… Le PS perd parce qu’il n’a choisi sur aucun tableau. »

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Panels, plateformes, laboratoires… ces régions qui donnent la parole aux citoyens

La gazette des communes, 13/02/2019

Avec Loïc Blondiaux, professeur des université à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Le budget alloué, la place dans l’organigramme et le portage politique sont trois bons indicateurs de la crédibilité d’une politique de démocratie citoyenne », selon Loïc Blondiaux. »

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Wendy Bouchard : aujourd’hui immersion à la crèche : comment les enfants se construisent-ils ?

Europe 1, 12/02/2019

Avec Wilfried Lignier, chargé de recherche CNRS

« Jeudi dernier, paraissait l’enquête du sociologue Wilfried Lignier sur les coulisses   d’une crèche et la vie des bébés en collectivité… Donner, prendre, partager, verbaliser, vivre en bonne intelligence est tout l’enjeu des premières années d’apprentissage de nos chères têtes blondes. »

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« Les fausses nouvelles, un symptôme de la privatisation de la vérité »

Slate, 13/02/2019

Par Monique Dagnaud, directrice de recherche CNRS

« Autrement dit, à une époque où pourtant l’innovation scientifique et technique transforme radicalement les sociétés, les principes de rationalité et de vérité sont en train de se dissoudre, de se relativiser, de perdre leur légitimité auprès d’une partie de la population. »

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