Afghanistan : réintégration des Talibans, la liberté ou la paix ?

France Culture, 21/03/2019

Avec Gilles Dorronsoro, professeur de science politique

« Les élections ne peuvent plus servir à stabiliser la situation, elles ne donnent plus de crédit politique à ceux qui sont élus. Tout ça s’est dégradé en 2014 lors des dernières élections présidentielles où il n’y a pas eu de résultat officiel puisque ce sont les Américains qui ont organisé un compromis politique entre les deux candidats du second tour. On est sorti en Afghanistan du processus constitutionnel classique. »

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Les usages du numérique dans le domaine de la santé mentale

RCF Radio, 21/03/2019

Avec Xavier Briffault, chargé de recherche CNRS

« Dans le cadre des semaines de la santé mentale, plusieurs événements sont organisés par la ville de Saint-Brieuc. L’objectif: toucher un maximum de personnes et sensibiliser le public aux pathologies et aux troubles mentaux. Des conférenciers ont été conviés à l’occasion pour aborder le thème des usages du numérique dans le domaine de la santé mentale. Xavier Briffault est chercheur au CNRS, il s’est intéressé à tout ce qui concerne le numérique et ce qu’on appelle la e-santé. Il revient sur sa venue à Saint-Brieuc. »

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L’usage des drogues. Prohiber, dépénaliser, légaliser

France Culture, 12/03/2019

Avec Marie Jauffret-Roustide, chercheuse à l’Inserm et référente de la GDS en France

« Au tournant du XXIe siècle, le constat d’échec à l’égard des politiques répressives a conduit les autorités de plusieurs pays à s’interroger sur l’opportunité de politiques alternatives, basées sur cette idée  : puisque nous n’arrivons pas à enrayer les trafics et à dissuader les consommateurs, acceptons cette consommation pour mieux l’appréhender et améliorer la prévention. »

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Ukraine/Russie : la question de la Crimée est-elle vraiment réglée comme l’affirme Poutine ?

TV5 Monde, 19/03/2019

Avec Anna Colin-Lebedev, maîtresse de conférences

« Je dirais que nous sommes dans une dynamique d’engrenage. Les Ukrainiens vous diront  » la Russie est prête à occuper l’ensemble du territoire de l’Ukraine pour répondre à ses objectifs ». Les Biélorusses eux vont être aujourd’hui très méfiants avec la sensation qu’une annexion par la Russie n’est pas à exclure. Les acteurs directement concernés ont peur d’une intervention militaire directe. »

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La démocratie représentative à bout de souffle ?

28 Minutes, 18/03/2019

Avec Bastien François, professeur de science politique à l’Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne

« On en parle avec le philosophe Pierre-Henri Tavoillot, le professeur de sciences politiques à l’université Panthéon-Sorbonne Bastien François, et la rédactrice en chef adjointe au service Politique du « Parisien » Jannick Alimi. »

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« En Iran, les femmes sont les boucs émissaires d’un régime aux abois »

Le Monde, 18/03/2019

Par Farhad Khosrokhavar, directeur d’études EHESS

« Ces défaillances de l’Etat font de la question des femmes un enjeu crucial pour le régime théocratique en place à Téhéran. Leur infériorité juridique ne suffit pas ; elles doivent également payer pour les échecs du gouvernement. La brutalité dont les autorités font preuve à leur égard et leur soumission assurent la mise au pas de la société dans son ensemble, tout en préservant l’honneur masculin. La sentence prononcée contre Nasrin Sotoudeh est ainsi un nouvel exemple de la nature répressive d’un pouvoir aux abois, méprisant ses citoyens. »

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Santé mentale: Les applications sur smartphone, un soutien ou un danger?

20 Minutes, 18/03/2019

Avec Xavier Briffault, chargé de recherche CNRS

« Les GAFA peuvent se les approprier dans le but de faire de la publicité ciblée, mais c’est déjà le cas, nuance Xavier Briffault. Par contre, que mon assureur sache tout de moi et commence à changer ses tarifs si je marche beaucoup, je mange des burgers ou je prends des antidépresseurs, c’est davantage un problème. »

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Dans la rue et dans les prétoires

Journal de l’environnement, 15/03/2019

Avec Christel Cournil, maîtresse de conférences Université Paris 13

« Aujourd’hui, nous assistons également à une nouvelle tendance avec la mobilisation judiciaire de collectivités comme Grande-Synthe contre l’Etat. Une dizaine de villes pourraient aussi engager bientôt un recours contre Total au nom du devoir de vigilance. C’est à suivre de près. »

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« Bouteflika a lâché sur un point clé, mais peut-être un peu tard… »

Libération, 14/03/2019

Par Pierre Vermeren, professeur des universités

« L’Algérie entre dans une nouvelle phase de son histoire, incertaine et inédite par ses enjeux, mais pleine d’espérances démocratiques, enfin ! Dans cette phase, il est peu probable que la population et la jeunesse renoncent en si bon chemin, car l’Algérie a changé en quelques semaines. »

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L’Élysée a invité le philosophe anti-Macron Frédéric Lordon pour le grand débat

Huffington, 15/03/2019

Par Frédéric Lordon, directeur de recherche CNRS

« Savez-vous qu’à part des éditorialistes qui vous servent de laquais et répètent en boucle que la démocratie c’est le débat, votre grand débat, personne n’y croit. »

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Municipales de 2020 : à Paris, les partis au tapis ?

L’Express, 14/03/2019

Avec Frédéric Sawicki,  professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Même si je pense qu’au bout du compte, elle s’appuiera sur des socialistes, elle veut avoir dès le début la liste la plus large possible. La raison ? Laisser le moins de place possible à LREM et ce dès le 1er tour. »

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L’écho de l’Europe. De la démocratie en Europe

France Culture, 14/03/2019

Avec Antoine Vauchez, directeur de recherche CNRS

« Le Parlement européen a accru considérablement ses pouvoirs, notamment en matière d’écriture de la loi européenne, et donc de contrôle sur la Commission. Mais les limites structurelles sont restées les mêmes : il ne fait pas l’agenda européen… »

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Culture numérique : la maîtriser pour ne pas la subir?

France Culture, 13/03/2019

Avec Dominique Cardon, chercheur au Laboratoire des usages de France Telecom R&D

« La culture numérique, c’est aussi ne pas se laisser prendre par les discours ambiants des prophètes et des Cassandre. [..] Il faut aussi creuser ces technologies, êtres plus curieux. « 

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Les écrans rendent-ils les ados plus sages ?

La Croix, 12/03/2019

Par Monique Dagnaud, directrice de recherche CNRS

« Au-delà des écrans, ce qui modifie les modes de vie de la nouvelle génération c’est d’abord le rapport au travail. La jeunesse protégée s’en sort, mais ceux qui ont moins de diplômes, ou qui n’en ont pas, savent qu’ils vont galérer longtemps. »

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Adolescents migrants : en finir avec les tests osseux ?

Libération, 10/03/2019

Par Patrick Chariot, professeur Université Paris 13

« Les critiques de ces estimations osseuses sont fréquentes, pourtant nous continuons à pratiquer ces actes dans le service de médecine légale de l’hôpital de Bondy. Si nous continuons à le faire, alors que nous concluons presque systématiquement à la compatibilité de l’âge chronologique avec l’âge allégué par le jeune, c’est parce que nous connaissons les pratiques d’autres médecins sollicités qui s’autorisent, au mépris de toute rigueur de raisonnement, à conclure à la majorité de certains adolescents ou jeunes adultes qui leur sont présentés. »

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« Minimiser les impacts catastrophiques d’un accident nucléaire est en passe de devenir un grand classique »

BastaMag, 12/03/2019

Avec Sezin Topçu, chargée de recherche CNRS

« A la fin des années 1980, suite à l’accident de Tchernobyl, de nouvelles stratégies de communication se mettent en place, avec ce qu’on appelle la dissonance cognitive : il s’agit d’affirmer plutôt qu’être sur la défensive. En 1991, une campagne de communication est ainsi organisée via les journaux et la publicité audiovisuelle qui assène que 75 % de l’électricité est d’origine nucléaire. Il faut que les Français sachent que leur grille pain fonctionne au nucléaire, il faut qu’ils l’acceptent. C’est comme ça, c’est la réalité, plus personne ne peut s’y opposer. Depuis l’accident de Fukushima aussi, cette même stratégie est à l’œuvre. »

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« La pression populaire est celle de tout un pays »

Le Figaro, 11/03/2019

Par Pierre Vermeren, professeur des universités

« C’est fini, Abdelaziz Bouteflika ne pèsera plus sur les événements. Il n’est plus en état de le faire. De toute manière, sa candidature était une fiction. C’est son frère, Saïd, qui dirigeait le pays. On peut tout imaginer, que ce scénario a été mûrement réfléchi, mais enfin tout cel se produit sous une énorme pression. »

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Pourquoi faut-il une culture numérique ?

France Culture, 10/03/2019

Avec Dominique Cardon, chercheur au Laboratoire des usages de France Telecom R&D

« Le sociologue Dominique Cardon publie un ouvrage pédagogique sur la culture numérique, c’est d’ailleurs le titre de l’ouvrage. Un livre abordable pour tout le monde et qui pose la question des enjeux d’avoir cette culture qui échappe à bon nombre d’entre nous. « 

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« Un profond antisémitisme règne dans une partie de la société polonaise »

L’Express, 07/03/2019

Avec Christophe Prochasson, président de l’EHESS et directeur d’études EHESS

« Derrière la question historiographique se dissimule en réalité un profond antisémitisme dans une partie de la société polonaise. Aucun des propos antisémites prononcés durant ces deux jours n’a été condamné par des instances officielles, qu’il s’agisse de l’Institut de la mémoire nationale, pourtant représenté dans la salle, ou de l’ambassadeur de Pologne à Paris. La ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a même écrit à son homologue polonais, qui s’est contenté d’une vague réponse. « 

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« Nous avons subverti Parcoursup pour faire de la diversité sociale »

L’Obs, 04/03/2019

Avec Bernard Dolez, professeur des universités, directeur de l’URF Science Politique à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Depuis que nous avons mis en place cette L1 en 2014, nous avons un déséquilibre très fort entre nos capacités d’accueil et la demande des étudiants. Contrairement à nos doubles licences histoire-science politique et philosophie-science politique qui sont clairement affichées comme sélectives, ce parcours est censé être ouvert à tous les bacheliers… si les capacités d’accueil le permettent. Le ministère le qualifie donc de « non sélectif ».

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Pierre Vermeren : « Selon toute vraisemblance, s’il se présente, oui monsieur Bouteflika va gagner l’élection »

Europe 1, 03/03/2019

Avec Pierre Vermeren, professeur des universités

« Chaque dimanche, Bernard Poirette reçoit une personnalité pour évoquer l’actualité. Aujourd’hui, Pierre Vermeren, grand spécialiste du Maghreb contemporain, analyse les manifestations algériennes contre un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika. »

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#Metoo, procès Baupin, Ligue du LOL : les saines colères des femmes

Le Monde, 01/03/2019

Avec Frédérique Matonti, professeure de science politique à Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Nicolas Sarkozy renvoie tout de suite Ségolène Royal à l’une des figures classiques de la féminité : la femme en colère qui ne sait pas maîtriser ses affects. On a tendance à se moquer des élues qui s’emportent et de leur voix qui monte dans les aigus. »

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Un colloque sur l’histoire de la Shoah perturbé par des nationalistes polonais

Le Monde, 01/03/2019

Avec Christophe Prochasson, président de l’EHESS et directeur d’études EHESS

« On peut dire que c’est une petite victoire de l’avoir tenu de bout en bout, dans cette atmosphère épouvantable », soutient Christophe Prochasson, qui s’élève contre cette « atteinte grave aux libertés académiques ».

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« Manifestations contre la réélection de Bouteflika: pourquoi l’Algérie retient son souffle »

Le Figaro, 26/02/2019

Par Pierre Vermeren, professeur des universités

« À ce jour, les manifestants protestent sans violences ni désordres, et les forces de l’ordre montrent leur nombre. La prochaine échéance est le 10 mars. Ce jour-là, la commission d’investiture doit dire qui aura le droit de concourir face au président sortant. L’élection présidentielle doit se dérouler le 18 avril. »

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Le Grand Débat pas à la hauteur de la nécessité de démocratiser des institutions vieillissantes

Le Berry Républicain, 25/02/2019

Avec Bastien François, professeur de science politique, Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne

« Le Président devrait écouter et laisser les gens débattre entre eux. Là, il explique. Les enquêtes des chercheurs disent depuis longtemps cette demande de démocratie participative aujourd’hui portée par les Gilets jaunes. Ce n’est pas tant se réunir que veulent les gens, mais avoir l’assurance de peser réellement sur les décisions. »

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Wilfried Lignier : «A la crèche, la violence physique et symbolique des enfants est niée»

Libération, 22/02/2019

Avec Wilfried Lignier, chargé de recherche CNRS

« Les crèches sont parfois accusées de reproduire les stéréotypes de genre, je pense au contraire qu’elles sont davantage conscientes de ce genre d’enjeux, et héritent de différences qui se font d’abord en famille. L’espace de la crèche est en tout cas ségrégué : les filles vont vers la dînette, les garçons vers l’établi. Les objets et les lieux sont déjà sexués. Le coffre à déguisements attire bien plus les filles. C’est important, car les lieux et les choses ont un impact sur les premiers liens sociaux. »

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« L’hostilité antijuive dispose d’une base populaire solide »

Marianne, 22/02/2019

Avec Danny Trom, chargé de recherches CNRS

« On refuse de penser les « dominés » comme étant activement antisémites. Et on ne veut pas voir non plus que les autorités qui s’expriment au nom de la France pour rassurer les juifs parlent sans autorité, ne sont pas entendues. Au contraire, leur parole est interprétée comme la confirmation d’un privilège, d’une mainmise des juifs sur la République. »

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Richard Rechtman : « La France n’est pas prête à tolérer les antisémites »

Télérama, 20/02/2019

Avec Richard Rechtman, directeur d’études à l’EHESS, psychiatre et anthropologue

« C’est vous qui vous faites le relais des réseaux sociaux, qui ont toujours besoin de la caisse de résonance des médias traditionnels. Cela a été la même chose avec les djihadistes, qui avaient besoin de ce retentissement. Il n’est pas question de censurer, mais de s’interroger : pourquoi donner autant la parole à ceux qui disent des choses haineuses ? »

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« Les « gilets jaunes » parmi les mouvements sans leader des années 2010 »

AOC Media, 21/02/2019

Par Yves Cohen, directeur d’études EHESS

« Tunisie, Turquie, Espagne, Ukraine, ou encore Brésil, nombre de pays ont connu au cours de la dernière décennie, des « mouvements-soulèvements ». À leur suite, a émergé celui des « gilets jaunes » empreint de la même tolérance envers un certain degré de violence de la part du mouvement, mais aussi, de la même volonté d’horizontalité, du même refus du XXe comme siècle hiérarchique et de l’obligation de se placer sous l’autorité d’un chef façonnée par la « société de masse ». »

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La politique : une affaire de logique ?

France Culture, 18/02/2019

Avec Danny Trom,  chargé de recherches CNRS

« Le problème ne vient pas de l’Etat mais de la société. C’est vrai qu’il joue un rôle majeur, mais le problème est le suivant : l’Etat a pris conscience tardivement du problème de l’antisémitisme mais la régulation dans la société ne s’est pas faite. »

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« L’antisionisme est de refuser l’idée d’un Etat juif. Ce n’est pas la critique du gouvernement israélien »

France Culture, 18/02/2019

Avec Denis Peschanski, directeur de recherche CNRS

« On sait bien qu’il y a des antisémites ou des racistes au sein de la société française, sauf que ces personnes, dans certaines périodes, se disent : ‘Je pense cela, mais je sais que je n’ai pas le droit de le dire. Aujourd’hui, ils se disent ‘Je le pense mais je le dis’. Là, on doit s’interroger sur le contexte qui permet cela, en particulier la haine devenue consubstantielle du paysage politique, depuis en particulier la dernière élection présidentielle, – avec un niveau stupéfiant – et en même temps le rôle des réseaux sociaux. »

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Brésil, le pouvoir contre l’école ?

France Culture, 17/02/2019

Par Maud Chirio, maître de Conférences à l’Université de Paris-Est Marne-la-Vallée

« Rappelez-vous, le président d’extrême droite Jair Bolsonaro, élu à l’automne et investi le 1er janvier dernier, a énormément parlé d’éducation pendant sa campagne électorale. Logiquement, le nouveau gouvernement brésilien s’attaque – attaquer c’est bien le mot – au sujet avec des mesures sur l’école et l’université… et avec l’idée, très clairement formulée, par le Président et ses ministres, d’éradiquer certaines pédagogies comme celle de Paolo Freire qui prône l’émancipation et l’égalité. »

« Ecouter l’intégralité de l’émission.

« Les gilets jaunes, un mouvement contre la mobilité vers le bas »

La Croix, 18/02/2019

Avec Eva Illouz, directrice d’études EHESS

« Ce qui me rend plus perplexe, c’est que les revendications des gilets jaunes s’adressent à l’État mais pas au patronat. Pourquoi laissent-ils le patronat tranquille ? C’est une énigme, car dans cette affaire ce n’est pas tellement l’État qui est coupable, ou du moins pas seulement. Ce sont les grandes entreprises qui refusent de participer au contrat social et ne se sentent redevables qu’à leurs comités directeurs. Ce n’est pas Macron et sa politique fiscale – quoi qu’on en pense – qui est en cause. C’est l’oligarchie qui ne se sent pas responsable et qui a réussi à imposer sa vision du monde et de l’économie aux grandes machines bureaucratiques de l’État et de l’Europe. Les grandes entreprises devraient travailler avec l’État à éradiquer la pauvreté et à assurer un niveau de vie décent à la population, mais elles refusent de le faire. »

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Qu’est-ce que le «RIC délibératif» proposé par Terra Nova ?

Le Parisien, 19/02/2019

Avec Bastien François, professeur de science politique, Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne

« On a fait le constat que lorsque l’on réunit des citoyens représentatifs de la population et qu’on leur donne les moyens de s’informer, le résultat est toujours extrêmement équilibré. Il permet d’avoir une vision beaucoup plus subtile de l’ensemble des arguments qui peuvent être utilisés dans une discussion. »

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« Avec les Gilets Jaunes il s’agit de remettre l’accent sur les questions sociales »

RCF Radio, 15/02/2019

Avec Gérard Noiriel, directeur d’études EHESS

« Le gilet jaune est le signe d’une forme de fossé qui s’est creusé entre les élites et les classes populaires, de la crise économique qui laisse des personnes sur le bord de la route, et des mutations de la société de communication, avec le développement des réseaux sociaux et des chaines d’information en continue

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Espagne-Maroc: Felipe VI et Mohammed VI scellent leur «partenariat stratégique»

RFI, 15/02/2019

Avec Pierre Vermeren, professeur des universités

« Oui, c’est une affaire importante. L’accord va permettre au Maroc de gagner pour quatre ans 220 millions d’euros, ce qui est loin d’être négligeable pour le royaume. C’est une reconnaissance de fait par l’Union européenne de la souveraineté de Rabat sur ses eaux. Et cela, c’est capital pour Rabat. »

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« Chlordécone et trémolite s’inscrivent dans une histoire durable de violences coloniales invisibles »

Le Monde, 18/02/2019

Par Michel Naepels, directeur d’études EHESS, directeur de recherche CNRS

« Son caractère de perturbateur endocrinien est établi. Il fut pourtant utilisé intensivement aux Antilles françaises de 1973 à 1993 pour lutter contre le charançon du bananier, grâce aux autorisations successives de quatre ministres de l’agriculture. La vente du chlordécone y est finalement interdite en 1990, mais son usage demeure autorisé jusqu’en 1993. »

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« En Russie aujourd’hui, on en est à dire que le goulag a contribué à la mise en valeur des richesses de la Sibérie »

Le Monde, 16/02/2019

Avec Nicolas Werth, directeur de recherche CNRS

« Tout vient de ce que j’appelle le malentendu d’Octobre. Les bolcheviques ont été très malins, ils ont récupéré une révolution multiforme, qui venait des parties les plus diverses de la société (prolétariat, paysannerie, minorités nationales), en reprenant des mots d’ordre comme « Tout le pouvoir aux soviets », « Le contrôle ouvrier », « La terre aux paysans », nés bien avant octobre et qui ne correspondaient pas à leur programme. »

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L’amour est-il l’opium du peuple ?

France Culture, 14/02/2019

Avec Eva Illouz, directrice d’études EHESS

« Le désamour est devenu une condition intrinsèque des hommes et des femmes : c’est le fait de ne pas pouvoir entrer dans une relation (la relation ne commence pas), et c’est aussi la raison pour laquelle tellement de relations finissent dans le désamour (après une relation stable). Dans les deux cas, les forces collectives et culturelles sont similaires : l’importance du corps et de la sexualité. »

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« A la faveur des manifestations du samedi, la haine antijuive se répand »

L’Obs, 14/02/2019

Avec Vincent Duclert, directeur du CESPRA

« Elle s’explique par plusieurs facteurs, connectés entre eux : le recul des partis de gauche comme de droite laissant l’extrême droite en position de force pour incarner l’opposition face à la nouvelle donne macronienne ; le climat de revanche populiste en Europe ; la crainte d’un déferlement des réfugiés et la tentation d’une fermeture des frontières avec un repli sur l’identité nationale. »

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Finkielkraut injurié : Peschanski «frappé par le degré de haine que connaît le pays»

Le Parisien, 17/02/2019

Avec Denis Peschanski, directeur de recherche CNRS

« L’antisémitisme en France est comme un vieux fond de sauce, réactivé régulièrement par pics, dans les moments de crise politique, idéologique, sociale. A chaque crise, on cherche un bouc émissaire, et quel que soit le cas de figure, les juifs seront désignés, en plus d’autres figures en fonction des circonstances. »

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Lunii, la start-up qui cartonne avec sa boîte à histoires

Challenges, 13/02/2019

Avec Cécile Rabot, maître de conférences Université Paris Ouest Nanterre

« Il s’agit d’un projet culturel et pédagogique qui sait jouer de son aspect ludique, tout en questionnant le rapport à l’image des enfants », analyse Cécile Rabot. « Cette boîte à histoires a presque quelque chose de rassurant »

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Flambée de l’antisémitisme : « Tout ce qui est rejet de l’autre devient un élément moteur »

Europe 1, 13/02/2019

Avec Denis Peschanski, directeur de recherche CNRS

« On assiste à une atomisation de la société et une perte des repères. Tout ce qui est rejet de l’autre devient un élément moteur », observe le directeur de recherche au CNRS. « On a perdu la référence partagée aux valeurs de la Révolution. Ce qui serait le plus dangereux, ce serait une réaction communautariste. »

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« Dettes africaines et prêts chinois »

AOC Media, 14/02/2019

Avec Thierry Pairault, directeur de recherche émérite CNRS

« Longtemps les investissements chinois en Afrique ont été surestimés, comme l’est désormais la dette des pays africains envers la Chine. L’étude et l’appréciation de la présence chinoise en Afrique imposent pourtant de se pencher sur les faits – unique­ment sur les faits objectifs. Et de montrer, par exemple, et au-delà des fantasmes, l’absence de corrélation entre dette africaine et prêts chinois. »

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« Nos guerres civiles, entre passions incandescentes et retour au réalisme »

Le Figaro, 12/02/2019

Par Ran Halévi, directeur de recherche CNRS

« Après quatre mois de manifestations, on peut se demander ce que ressentent aujourd’hui leurs tout premiers initiateurs. Non pas les porte-parole échevelés qu’on a vus, parés de jaune, défiler sans fin dans les médias, pour apostropher ministres et députés, disserter sur les institutions et réclamer, au choix, le renvoi du gouvernement, la destitution du chef de l’État, une nouvelle République, des référendums perpétuels… Mais les vétérans des ronds-points, ces «périphériques» invisibles, oubliés, surtaxés, dont on n’avait jusque-là qu’une connaissance livresque, avant que tout un pays ne se mette à les entendre et, pour un temps, à les acclamer. Que pensent-ils de leur révolte, presque aussitôt noyautée par des sermons haineux, des menaces physiques, des violences extrêmes, des dérapages et des déprédations ? »

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« Les valeurs de gauche ne sont pas en déshérence mais les électeurs n’ont plus confiance »

Regards, 12/02/2019

Avec Frédéric Sawicki,  professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Ce que paye le PS, ce n’est pas seulement qu’il n’ait pas été suffisamment à gauche mais surtout pas suffisamment clair dans ce qu’il voulait : après tout, on aurait pu imaginer que l’entreprise qu’il représente assume de dire qu’il y a une mondialisation, de la concurrence, qu’on ne peut plus utiliser les recettes interventionnistes d’hier… Le PS perd parce qu’il n’a choisi sur aucun tableau. »

Regarder l’intégralité de l’entretien.

Panels, plateformes, laboratoires… ces régions qui donnent la parole aux citoyens

La gazette des communes, 13/02/2019

Avec Loïc Blondiaux, professeur des université à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Le budget alloué, la place dans l’organigramme et le portage politique sont trois bons indicateurs de la crédibilité d’une politique de démocratie citoyenne », selon Loïc Blondiaux. »

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Wendy Bouchard : aujourd’hui immersion à la crèche : comment les enfants se construisent-ils ?

Europe 1, 12/02/2019

Avec Wilfried Lignier, chargé de recherche CNRS

« Jeudi dernier, paraissait l’enquête du sociologue Wilfried Lignier sur les coulisses   d’une crèche et la vie des bébés en collectivité… Donner, prendre, partager, verbaliser, vivre en bonne intelligence est tout l’enjeu des premières années d’apprentissage de nos chères têtes blondes. »

Ecouter l’intégralité de l’émission en podcast.

« Les fausses nouvelles, un symptôme de la privatisation de la vérité »

Slate, 13/02/2019

Par Monique Dagnaud, directrice de recherche CNRS

« Autrement dit, à une époque où pourtant l’innovation scientifique et technique transforme radicalement les sociétés, les principes de rationalité et de vérité sont en train de se dissoudre, de se relativiser, de perdre leur légitimité auprès d’une partie de la population. »

Lire l’intégralité de l »article.

« Drogues: le procès El Chapo, emblématique mais dérisoire »

Mediapart, 13/02/2019

Par Marwan Mohammed, chargé de recherche CNRS

« Les autorités américaines ont plastronné lors du procès du Mexicain Joaquín Guzmán Loera, alias « El Chapo ». En apparence, sa probable condamnation à la prison à vie incarne le succès de la « guerre contre les drogues » assumée depuis Nixon. En réalité, le procès a prouvé son échec, sur fond de corruption. Un texte pour Mediapart de Marwan Mohammed, chercheur au CNRS, qui a suivi ce procès historique.« 

« Charlie » et les Lumières

Le Monde, 10/02/2019

Par Antoine Lilti, directeur d’études EHESS

« Dans sa chronique, l’historien Antoine Lilti signale la parution d’un numéro spécial de « Charlie Hebdo », quatre ans après l’attentat du 7 janvier 2015, qui, selon lui, témoigne de l’actualité persistante des Lumières. Et rappelle ses propres souvenirs de la manifestation du 11 janvier en invoquant les mânes de Voltaire. »

Lire l’intégralité de sa chronique.

 

Penser la vulnérabilité

France Culture, 09/02/2019

Avec Michel Naepels, directeur d’études EHESS, directeur de recherche CNRS

Certaines situations, qu’on peut qualifier de limites ou critiques, obligent le chercheur en sciences sociales à reprendre, d’abord pour son compte mais aussi dans l’idée de les partager, certaines questions fondamentales que posent sa pratique. Comment faire, par exemple, l’anthropologie de la vulnérabilité, de la précarité, de la solitude. En s’appuyant sur des enquêtes menées en Nouvelle-Calédonie et en République démocratique du Congo mais aussi sur des lectures précises de textes littéraires divers, Michel Naepelsa pris le risque d’un très beau livre fragile : Dans la détresse.

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Pierre Manent et Olivier Roy: «L’Europe est-elle encore chrétienne?»

Le Figaro, 07/02/2019

Avec Pierre Manent, directeur d’études EHESS

« Intellectuel de premier plan, le philosophe Pierre Manent revendique la «marque chrétienne» des nations européennes. Il pense que les catholiques peuvent être le pont entre les musulmans et la République. Une réflexion que l’auteur avait brillamment exposée dans Situation de la France (Desclée de Brouwer, 2015). »

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Le malade connecté ou l’innovation numérique en santé

RCJ, 20/01/2019

Avec Xavier Briffault, chargé de recherche CNRS

« Une émission présentée par José Cohen et Philippe Grimbert, professeurs des universités, praticiens hospitaliers, université Paris-Est-Créteil. Ils reçoivent Xavier Briffault, chercheur en sciences sociales et épistémologie de la santé mentale au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). »

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Deux ans après son investiture : Donald Trump au pied du mur ?

France Culture, 21/01/2019

Avec Romain Huret, directeur d’études à l’EHESS

« Les Etats-Unis connaissent depuis le 22 décembre 2018 le plus long « shutdown » de leur histoire, du fait du bras de fer qui oppose le président Donald Trump au parti démocrate sur le budget de l’État fédéral. Ce blocage de l’administration provient du refus des démocrates de financer la construction du mur anti-migrants souhaité par Donald Trump à la frontière avec le Mexique. Pour sortir de l’impasse, Donald Trump a proposé samedi dernier d’offrir des extensions de permis de séjour à environ un million de migrants risquant d’être expulsés du pays, en échange du financement par le Congrès de son mur à la frontière avec le Mexique. Proposition refusée par les démocrates…

Pour mieux comprendre ce qui se joue dans cette situation américaine inédite, nous recevons Romain Huret, Historien des Etats-Unis, directeur d’études à l’EHESS, vice-président de l’EHESS en charge de la recherche. Il est notamment l’auteur de : La fin de la pauvreté ? Les experts sociaux et la Guerre contre la pauvreté aux Etats-Unis (1945 – 1974), (Editions de l’EHESS, 2008). »

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Hongrie: l’opposition peut-elle se faire entendre?

RFI, 18/01/2019

Avec Roman Krakovsky, maître de conférences à l’Université de Genève

« En Hongrie, le samedi, des milliers de manifestants se réunissent à Budapest. Les syndicats ont annoncé une nouvelle mobilisation demain (19 janvier 2019) et menacent d’une grève nationale si leur revendication n’est pas entendue. Mais leur influence est faible. Plus largement, l’opposition a du mal à s’exprimer. Elle est très minoritaire et divisée au Parlement, réduite dans les médias. L’Europe élève la voix quand ses principes sont bafoués sans pour autant influer sur la politique contestée du gouvernement Orbán. »

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« La Révolution française a conféré une légitimité supplémentaire à l’idée d’insurrection »

Revue des Deux Mondes, 18/01/2019

Avec Patrice Gueniffey, directeur d’études EHESS

« Concernant les « gilets jaunes », nous pouvons bien sûr faire des analogies, du point de vue des formes que prend le mouvement. Ses débuts ont ressemblé aux jacqueries de l’ancienne France, anti-fiscales, locales, spontanées, sans encadrement et donc avec un potentiel de dérive violente élevé. Le mouvement a ensuite évolué vers des revendications plus politiques (le référendum d’initiative citoyenne, la réforme de la Constitution, etc.) En ce sens, on pourrait établir une analogie avec le mouvement jacobin, dont il se rapproche en terme de composition sociologique. »

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« Le grand débat national serait une occasion historique de débattre du fonctionnement de notre démocratie »

Le Monde, 19/01/2019

Avec Marion Carrel, maîtresse de conférences à l’Université de Lille

« Ce pourrait aussi être une occasion historique de repenser notre modèle de justice sociale et économique. Les « gilets jaunes » posent ­clairement le lien entre une demande d’égalité économique et sociale et une demande d’égalité politique. »

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« Il est nécessaire d’inventer de nouveaux modes de participation citoyenne »

Le Monde, 19/01/2019

Avec Loïc Blondiaux, professeur des université à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Donc oui, le débat national est un outil stratégique pour gagner du temps et donner le sentiment d’une réponse, mais il peut être aussi une possibilité de sortie de cette crise. Il est clair que la défiance à l’égard des institutions représentatives a atteint un niveau tel qu’il est nécessaire d’inventer de nouveaux modes de participation citoyenne. »

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Egalité professionnelle : des accords mineurs

Alternatives Economiques, 18/01/2019

Avec Sophie Pochic, directrice de recherche CNRS

« Dans les secteurs très féminisés, où les salaires sont souvent bas et les horaires fragmentés (commerce, santé, services à la personne), les entreprises négocient peu sur l’égalité, et les textes sont souvent de piètre qualité. La présence massive de femmes est associée à l’idée d’une « égalité-déjà-là ». Or les chiffres démontrent souvent un avantage masculin dans l’accès à un emploi décent (CDI-temps plein), la rémunération ou la promotion. L’absence de syndicats et l’absence d’accord de branche sont deux facteurs-clés pour expliquer cette négociation d’entreprise peu favorable aux salariées. »

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Sommes-nous prêts pour la fin du monde ?

France Culture, 18/01/2019

Avec Pierre-Henri Castel, directeur de recherches au Lier (CNRS/EHESS), psychanalyste

« Ce samedi 12 janvier 2019, le premier Forum France Culture de la saison a attiré plus de 5 500 personnes dans le Grand amphithéâtre de la Sorbonne autour du thème La planète se réchauffe… Comment on s’y prépare. Le public a assisté aux 4 débats portés par les producteurs de France Culture, Emmanuel Laurentin, Adèle Van Reeth, Nicolas Martin, Olivia Gesbert et à la Masterclasse de Cécile Duflot animée par Etienne Klein. L’écologiste et directrice générale d’Oxfam France sera l’invitée de Guillaume Erner dans Les Matins de France Culture dès 7h40 pour ouvrir cette journée spéciale à l’antenne. »

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Sait-on encore débattre en France  ?

La Croix, 14/01/2019

Avec Bernard Manin, directeur d’études EHESS

« Nous sommes entrés dans l’ère du pluralisme sans débat. Le phénomène n’est peut-être pas aussi marqué en France que dans d’autres démocraties, mais les expériences étrangères montrent que le danger n’est pas imaginaire. La valeur du débat doit être réaffirmée et défendue car l’attachement au dialogue menace de s’éroder. »

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« Un peuple, deux populaces »

AOC Media, 16/01/2019

Par Danny Trom, chargé de recherches CNRS

« Il est des traditions politiques où l’on ne sait à quel principe se vouer lorsqu’ils entrent en tension. Égalité et liberté étaient destinées à être embrassées d’un seul regard, mais très vite c’est un strabisme qui finit par affecter durablement la vision politique moderne, née en France avec la Révolution, mais appelée à se répandre partout. »

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Gilets jaunes : «L’idée que seule la violence paye est très présente»

Libération, 11/01/2019

Avec Isabelle Sommier, professeure de sociologie à l’ université Paris 1-Panthéon Sorbonne

« L’ampleur de la répression actuelle me frappe, avec le recours à toutes les forces disponibles, y compris celles qui ne sont pas formées à l’exercice et d’ailleurs pour la plupart responsables des faits de violence. La recherche de contact physique avec les manifestants tranche avec la doctrine de la mise à distance, le suréquipement venu de la gestion des violences urbaines comme [les armes de type] Flash-Ball. »

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Ce que révèlent les courriers envoyés à l’Élysée sous François Hollande

Le Point, 12/01/2019

Avec Julien Fretel, professeur de science politique à l’Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne

« Le mépris social dont il est question actuellement est constitutif de la professionnalisation politique telle qu’elle s’est développée en France et de la composition du personnel politique, dont l’immense majorité appartient aux classes sociales les plus favorisées – certes, pas les plus favorisées des favorisées. L’expression « sans-dents » est aujourd’hui sur la langue de manifestants. Hier, il était fréquent que des citoyens en colère écrivent à François Hollande en signant « un sans-dents ». Cette formule, comme d’autres, est actuellement reprise par des Gilets jaunes à des fins politiques, pour exprimer une souffrance de classe, pour tenter de dire que « le peuple » est sacrifié par « ses élites ». »

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A quoi sert la Commission nationale du débat public ?

Libération, 10 janvier 2019

Avec Loïc Blondiaux, professeur des université à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Depuis ses origines, la CNDP fait figure d’intrus dans le système politco-administratif. […] Les hauts fonctionnaires et porteurs de projets la voient comme une sorte de contrainte. Il y a eu un nombre tout à fait conséquent de propositions de loi visant à sa suppression, car elle est perçue comme faisant concurrence à la décision parlementaire. »

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Paula Vasquez Lezama: « Le Venezuela, un pays hors service où rien ne fonctionne »

France Culture, 09/01/2019

Avec Paula Vasquez Lezama, chargée de recherche CNRS

« Nicolas Maduro prêtera serment demain pour un deuxième mandat de président du Venezuela. L’héritier de Hugo Chavez est à la tête d’un pays exsangue où la répression a déjà fait près de 200 morts. Depuis 2015, 2,3 millions de Vénézuéliens ont fui à l’étranger selon l’ONU. Nous en parlerons avec notre invitée, Paula Vasquez Lezama, chargée de recherche au CNRS. Franco-vénézuélienne, Paula Vasquez Lezama a publié en 2014 « Le chavisme: un militarisme compassionnel », aux éditions de la Maison des sciences de l’homme. »

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Brésil : Investiture de Jair Bolsonaro

France Inter, 01/01/2019

Avec Maud Chirio, maître de Conférences à l’Université de Paris-Est Marne-la-Vallée

« Jair Bolsonaro a séduit 55% des Brésiliens, en dépit de ses dérapages racistes, misogynes et homophobes, en leur promettant de mater corruption, violence et crise économique.  Le nostalgique de la dictature prend mardi ses fonctions à la tête du plus grand pays d’Amérique latine. Et dans son gouvernement on compte  sept militaires, un adepte des théories du complot, une pasteure anti-IVG chargée des droits des femmes, et le juge Moro, le « monsieur propre » qui a mis Lula en prison.On en parle aujourd’hui avec notre correspondant Olivier Poujade en direct de Brasilia et notre invitée Maud Chirio,historienne spécialiste du Brésil. »

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2019 : la France et l’Europe en quête de démocratie

France Culture, 2 janvier 2019

Avec Antoine Vauchez, directeur de recherche CNRS

« Contesté à l’intérieur et isolé à l’extérieur, Emmanuel Macron aborde 2019 dans une situation délicate. Celui qui se voulait le président de l’Europe semble n’avoir plus qu’une marge de manœuvre bien réduite pour faire avancer l’Union, en cette année d’élection européenne. Ce scrutin, traditionnellement négligé par les électeurs, s’avèrera crucial à deux niveaux.

Pour en parler dans les Matins, nous recevons Bruno Cautrès, chercheur CNRS au CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po). Auteur de “Les Européens aiment-ils toujours l’Europe?” (La Documentation française, 2014), et Antoine Vauchez, directeur de recherche au CNRS au Centre européen de sociologie et de sciences politiques (Université Paris 1 – EHESS). Auteur de Démocratiser l’Europe (Seuil, 2014). »

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Les forcenés

Le Monde Diplomatique – Les blogs, 8 janvier 2019

Par Frédéric Lordon, directeur de recherche CNRS

« Quand un mouvement quasi-insurrectionnel hurle au gouvernement qu’il mettra le feu plutôt que de continuer dans cette direction, et que le gouvernement lui répond qu’il a « bien entendu » « l’impatience », qu’il a bien compris la demande, l’envie même, d’aller encore « plus loin dans le changement », de se montrer « encore plus radical dans les méthodes et les manières de faire », comment écarter l’hypothèse psychiatrique ? Quel type de rapport Benjamin Griveaux entretient-il avec la réalité quand il se prévaut d’une « envie de changement des Français », en tout cas d’une envie du type de celle qui appellerait sa réponse à lui ? Et, accessoirement, pourquoi ne se trouve-t-il pas un média pour le lui faire remarquer clairement ? »

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Ce que devrait savoir le Président

AOC Media, 07/01/2019

Julien Fretel, professeur de science politique à l’Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne

« Lire méthodiquement les très nombreuses lettres adressées chaque jour au président François Hollande durant son quinquennat permet de voir venir, de loin, ce qui a pris la forme du mouvement « gilets jaunes ». Hélas, la très grande majorité d’entre elles furent dès leur réception qualifiées de simples « requêtes » par le service du courrier et, à ce titre, jamais transmises au cabinet. C’était pourtant à biens des égards précisément les plus politiques. »

 

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Gilets jaunes: les limites du fichier de recensement des casseurs annoncé par Philippe

BFM TV, 08/01/2019

Patrick Bruneteaux, chercheur CNRS

« Les fichiers ont toujours existé, ils sont un instrument fondamental du pouvoir d’Etat. Quel que soit le chef d’Etat, il a besoin d’information, le renseignement est vital à travers des fiches et pendant les manifestations par des policiers infiltrés. Ils servent de mémoire collective aux forces de l’ordre. »

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Gilets jaunes, RIC, “Assemblée du futur”… Et si on passait à la VIe République ?

Télérama, 03/01/2019

Avec Bastien François, professeur de science politique à l’Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne

« En 1958, la Ve République est née dans la violence d’une guerre de décolonisation et d’une tentative de coup d’Etat en ­Algérie. Aujourd’hui, nous sommes plutôt devant une lente implosion du système. »

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« Cherif Chekatt ou le faux djihadiste »

Le Monde, 13 décembre 2018

Par Farhad Khosrokhavar, directeur d’études EHESS

« Les nouveaux terroristes ne connaissent pas bien l’islam, ou pratiquent un fondamentalisme que l’Etat français interprète comme une radicalisation alors qu’il ne porte pas d’intention violente (on connaît fort peu de cas de fondamentalistes ayant pris un virage djihadiste). Ils sont également habités par un profond sentiment de stigmatisation du fait de leurs origines étrangères (la famille de Chekatt est originaire d’Afrique du Nord) et de leur implication dans des affaires criminelles ou des actes de délinquance. Ils sont souvent issus des quartiers populaires, voire des habitats sociaux (c’est le cas de Chekatt), qui relèvent de ce que j’ai appelé « l’urbain djihadogène », c’est-à-dire des endroits qui favorisent la radicalisation. »

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Pourquoi « le jihadisme bourgeonne » à Strasbourg : les explications d’un sociologue

Sud Ouest, 13 décembre 2018

Avec Farhad Khosrokhavar, directeur d’études EHESS

« Strasbourg est au carrefour de l’Europe, on n’a qu’à traverser le Rhin pour être en Allemagne et on n’est pas très loin de la Suisse. Cherif Chekatt est un multirécidiviste de 29 ans, qui a aussi commis des crimes dans ces deux pays. Il y a une fluidité ; les idées de jihadisme peuvent se répandre vraisemblablement avec plus d’aisance qu’ailleurs. »

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Terrorisme : « Strasbourg est l’une des villes de France où il y a une sorte d’ancrage »

France Culture, 13 décembre 2018

Avec Farhad Khosrokhavar, directeur d’études EHESS

« Dans son cas, le seul point qui pourrait donner le sentiment d’une radicalisation au sens religieux du terme, c’est la prison. Les autorités carcérales disant qu’il a été radicalisé. Je crois que c’est faux. En prison, on confond souvent le fondamentalisme religieux et la radicalisation. « 

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« Hôtesses d’accueil, aides à domicile, emploi précaire au féminin »

France Inter, 12 décembre 2018

Avec Christelle Avril, maitresse de conférences EHESS

« Celles qui interviennent depuis les années 1960 chez des personnes âgées dépendantes, sont en très forte augmentation : elles sont passées de 30 000 dans les années 1970 à 570 000 aujourd’hui. Sait-on vraiment en quoi consiste leur travail quotidien ? Christelle Avril, a réalisé une enquête de terrain, son livre Les aides à domicile : un autre monde populaire, analyse ces emplois de service comme le nouveau visage des milieux populaires salariés. »

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Et si une nouvelle Europe était la réponse à la crise des gilets jaunes ?

LCI, 11 décembre 2018

Avec Guillaume Sacriste, maître de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« L’idée n’est donc pas de dissoudre les instances en place, mais de créer une nouvelle institution qui contrôle le gouvernement européen actuel. Cela prendra la forme d’une assemblée, qui pourra voter des impôts européens et réorienter les politiques européennes vers plus d’égalité sociale. »

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Une histoire des écrivains français en politique : conversation avec Gisèle Sapiro

Retronews, 11 décembre 2018

Avec Gisèle Sapiro, directrice de recherche CNRS et directrice d’études EHESS

« C’est à la fin du XIXe siècle, avec l’avènement de la démocratie représentative, que les catégories de droite et de gauche se fixent comme marqueurs des deux grands camps politiques, qui se redéfinissent par rapport aux clivages antérieurs entre républicains et monarchistes en opposant une droite et une gauche républicaine et en reléguant les tenants du régime monarchiste aux marges : ce sont des hommes de lettres, Charles Maurras et Léon Daudet, qui vont fonder en 1904 la Ligue monarchiste d’Action française. »

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« Je pense que les gilets jaunes devraient présenter une liste aux élections »

La Croix, 12 décembre 2018

Avec Monique Dagnaud, directrice de recherche CNRS

« L’espace public est complètement chamboulé. Il faut donc décrypter au préalable comment les gens s’informent dans cette société très éclatée. La presse écrite renvoie à la capacité à prendre de la distance, à la rationalité et au raisonnement. La télévision, fondée avant tout sur l’image, suscite l’émotion. Avec les réseaux sociaux, on est dans la pulsion. »

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« Emmanuel Macron dans les mâchoires du Net »

Telos, 10 décembre 2018

Par Monique Dagnaud, directrice de recherche CNRS

« Parallèlement, l’agencement de l’espace public s’est transformé sous l’égide des nouveaux médias. La puissance de l’Internet dans la production et l’acheminement de l’information, la démultiplication à l’infini des sources et la quasi inexistence d’instances de régulation, la réorganisation des voies de circulation à travers les filtrages des réseaux et la constitution de bulles d’opinions dans lesquelles des croisés se confortent mutuellement, les interactions constantes avec les chaines commerciales d’info en continu : tout ceci bâtit une nébuleuse qui en partie échappe à l’attention des responsables politiques issus de « l’ancien monde ». Il faut du temps en effet pour s’imprégner de ce foisonnement. »

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«Le pacte sur les migrations est imposé par les pays du Sud»

Le Figaro, 10 décembre 2018

Avec Pierre Vermeren, professeur des universités

« Il y a plusieurs milliers de morts par an dans l’organisation anarchique des migrations. On voit de la traite d’êtres humains, pour ne pas dire autre chose. On a vu des cas d’esclavage. Que l’ONU s’en empare n’est pas étonnant. « 

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La drogue et vous : participez à la «Global Drug Survey»

Libération, 10 décembre 2018

Avec Marie Jauffret-Roustide, chercheuse à l’Inserm et référente de la GDS en France

« L’étude va notamment s’intéresser à deux axes cette année, détaille-t-elle. La question du consentement en lien avec les thèmes de la drogue et de la sexualité. Mais aussi à l’usage thérapeutique de certaines substances, comme l’ayahuasca, pour traiter certaines pathologies mentales. »

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Inégalités. « Les gilets jaunes ont remis les classes populaires au centre du débat public »

L’humanité, 11 décembre 2018

Avec Alexis Spire, directeur de recherche CNRS

« La colère, toutefois, est ancienne : elle a été nourrie par l’accroissement des inégalités et l’augmentation des prélèvements proportionnels qui s’appliquent de la même façon, quel que soit le revenu, et qui pèsent très lourd sur le budget des ménages modestes. »

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Gilets jaunes – Patrice Gueniffey : « L’égalitarisme, cette passion française »

Le Point, 7 décembre 2018

Avec Patrice Gueniffey, directeur d’études EHESS

« On pourrait remonter jusqu’aux Gaulois indisciplinés, vitupérés récemment par le président, divisés entre une multitude de tribus guerrières qui, au moment de l’invasion romaine, préférèrent la défaite à l’union. »

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« Face au mépris social, la revanche des invisibles »

AOC Media, 7 décembre 2018

Par Serge Paugam, directeur d’études EHESS

« Publié il y a 25 ans, un ouvrage semble avoir été tout particulièrement annonciateur du malaise social qui s’exprime à la faveur du mouvement des gilets jaunes : La Misère du monde. Et, au-delà de ce livre collectif dirigé par Pierre Bourdieu, les travaux ultérieurs ne manquent pas, ni les concepts – « misère de position », «exclusion de l’intérieur », «intégration fragilisée »… – qui permettent de comprendre l’invisibilisation des personnes qui manifestent aujourd’hui. »

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Fin de monde ?

Le Monde Diplomatique – Les blogs, 5 décembre 2018

Par Frédéric Lordon, directeur de recherche CNRS

« En tout cas, dans le paysage général de la violence, les médias, surtout audiovisuels, ont toujours pris ce qui les arrangeait en ayant bien soin de laisser le reste invisible, donc la violence incompréhensible, par conséquent à l’état de scandale sans cause : le mal à l’état pur. »

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Mesure et démesure de la monnaie

France Culture, 4 décembre 2018

Avec Nicolas Barreyre, maitre de conférences EHESS

« Au début du XIXème siècle, l’Angleterre est le premier pays à choisir l’étalon-or, suivi ensuite par la plupart des grandes puissances. Un siècle plus tard, les accords de Bretton Woods consacrent l’hégémonie du dollar au détriment de la livre sterling. Le billet vert est désormais la seule monnaie convertible en or et cela jusqu’à la fin de Bretton Woods en 1971 qui ouvre la voie au règne des taux de change flottants. Des décisions aux lourdes conséquences économiques et politiques que nous allons examiner dans l’heure qui vient. »

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« De l’illisibilité du champ politique »

AOC Media, 5 décembre 2018

Par Gérard Mauger, directeur de recherche émérite CNRS

« S’il est une chose que vient, entre autres, souligner le mouvement des Gilets Jaunes, c’est que l’élection d’Emmanuel Macron n’a pas été perçue par tous comme le « bouleversement politique » qu’y ont vu les éditorialistes. La déconfiture essuyée par les Républicains et le Parti Socialiste aux élections présidentielles témoigne toutefois d’un moment de redéfinition des schèmes de lecture de l’espace politique. Le mot de « populisme », comme la dénonciation de l’UMPS ou l’ambition macronienne d’incarner « et la droite et la gauche » ont contribué à faire advenir un champ politique désormais illisible. »

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Gilets jaunes : Macron se tait, Philippe consulte

Public Sénat, 3 décembre 2018

Avec Frédéric Sawicki, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Après les violences de samedi au coeur de Paris et conformément au souhait d’Emmanuel Macron, Edouard Philippe, le Premier ministre, a entâmé ce matin toute une série de consultations pour tenter de calmer la crise des Gilets Jaunes. Elles se poursuivront demain avec en particulier les syndicats de polices et – peut-être – des représentants des Gilets Jaunes. Des débats seront par ailleurs organisés cette semaine à l’Assemblée nationale et au Sénat. Une séquence qui pourrait se traduire par des annonces gouvernementales attendues avant la fin de la semaine. Comment sortir de cette crise politique aussi inédite que grave ?

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Démocratie directe, représentativité… Le casse-tête du dialogue entre les «gilets jaunes» et le gouvernement

20 Minutes, 4 décembre 2018

Avec Albert Ogien, directeur de recherches CNRS

« Il n’a pas fait couler la démocratie dans les institutions, même au sein de son propre mouvement, où l’absence de démocratie interne a été critiquée. »

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Gérard Noiriel : «Pour Macron, les classes populaires n’existent pas»

Libération, 2 décembre 2018

Avec Gérard Noiriel, directeur d’études EHESS

« Le plus surprenant pour moi a été de voir l’éclosion brutale d’une multitude de petits groupes hétéroclites dispersés dans des milliers d’endroits différents. Ce qui me frappe dans le retour de cette démocratie directe, c’est la diversité des profils, des genres, des origines et des revendications. C’est une leçon adressée aux syndicats, qui n’ont pas réussi à mettre en œuvre cette diversité. »

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