Portés par au moins deux UMR de Tepsis, ils constituent des programmes de recherches interdisciplinaires collaboratifs sur trois ans impliquant des séniors, des post-doctorants et des doctorants du Labex. Ils associent des recherches empiriques et théoriques.

10 ARI ont été sélectionnés depuis le début du programme, chacun doté d’un financement de 45.000 € pour trois ans.

  • Droit et politique

L’atelier Droit et politique repose sur la mise en visibilité croissante des recherches qui, dans les différentes disciplines présentes à l’EHESS, portent sur le droit et la justice dans différentes aires culturelles et à différentes périodes.

Il s’inscrit à la fois dans la continuité du PRI* “Terrains du droit” et dans les problématiques étudiées par le LabEx Tepsis. Au sein de cet atelier, de nombreuses questions sont posées telles que la “juridicisation” et la judiciarisation du politique, le recours au droit dans les mouvements sociaux, les politiques du droit international…

Chaque année, deux séminaires labellisés dans le cycle mensuel “Lecture du droit” lié au PRI, une conférence Tepsis et plusieurs ateliers mettent en exergue les éclairages les plus innovants portés en particulier par des chercheurs internationaux.

Porteuses du projet : Liora Israël, Gisèle Sapiro

* Les Programmes de Recherche Interdisciplinaire (PRI) sont créés par la présidence de l’EHESS, après avis favorable du conseil scientifique. Ils ont une durée limitée (4 années renouvelables une fois). Leur taille et leur financement sont déterminés, en fonction des ressources disponibles de l’École, par la nature du programme. Les critères essentiels de leur recevabilité par le Conseil sont qu’ils soient interdisciplinaires, qu’ils réunissent chercheurs et enseignants-chercheurs de l’École, rattachés à des centres différents, de manière à organiser, autour d’objets transversaux représentant un intérêt majeur pour l’École, un lieu intellectuel devant permettre de développer une recherche que n’autorisent pas les dispositifs institutionnels ordinaires (centres, ANR, ERC, etc.).

Agenda


  • Parité Acte III

Dans le cadre de l’axe de recherche « Économie des biens symboliques: production, circulation, appropriation » du laboratoie CESSP, le séminaire sera consacré à la mise en forme du corps politique des femmes.

Cette thématique vise à produire des cadres d’analyse de production journalistique des stéréotypes sociaux de sexes dans l’espace politique. Le but du séminaire est d’aider à réfléchir à partir de travaux de recherche issus de traditions disciplinaires différentes à la construction de ces stéréotypes médiatiques et à leurs conséquences sur la définition des rôles politiques et sociaux.

Porteuse du projet: Sandrine Lévêque

Agenda : à venir


  • Personnalisation des liens politiques : approche comparative

Mis en place en 2014, cet atelier international entend explorer, dans une perspective comparative, le thème de la personnalisation des liens politiques, en combinant les perspectives de l’anthropologie et de la sociologie politique. La question des liens politiques localisés et personnalisés a été mise en lumière par diverses recherches, portant sur les milieux politiques locaux et les formes territorialisées des sociabilités politiques, sur l’exercice concret du métier d’élu et les relations ordinaires que les hommes politiques nouent avec leurs électeurs comme avec leurs pairs, sur le poids des interactions locales dans la production des votes, ou encore sur la politique informelle.

Cet atelier international se propose d’aborder les façons dont les activités, les identités et les choix politiques s’adossent aux expériences ordinaires du monde social. Il s’intéresse aux processus par lesquels les relations et les échanges au sein de groupes d’appartenance, les investissements pratiques de la vie quotidienne, et les jugements moraux ordinaires (expressions de l’indignation, considération et estime de soi, attentes de reconnaissance, etc.) affectent les processus de politisation (mais également de dépolitisation, de désengagement et de discrédit de la politique). Un groupe d’une vingtaine de doctorants et mastériens, de différentes institutions (EHESS, ENS, Paris 1, Institut des Hautes Etudes d’Amérique Latine-Paris III, IEP, etc.) est associé aux activités de l’atelier.

Porteurs du projetJean-Louis BriquetBenoît de L’Estoile

Agenda : à venir


  • Usages publics du passé

Cet atelier réunit des historiens, des sociologues, des anthropologues, et des philosophes engagés dans une réflexion sur la multiplication des controverses publiques sur des objets d’histoire. Il se propose d’aller au delà de la dimension nationale, pour envisager les échanges, les tensions, les décalages, entre diverses perceptions du passé. Un réseau international de correspondants a été constitué, de façon à couvrir le maximum d’aires géographiques et d’espaces nationaux et régionaux. Par ailleurs, différents vecteurs de la mémoire sociale sont régulièrement explorés : au-delà de l’histoire et de l’enseignement de l’histoire, l’action politique, le juridique, les média, la littérature et les arts.

D’accord avec une équipe de l’Université San Martin de Buenos Aires, coordonnée par Fernando Devoto, et une équipe de l’université de Valencia, cordonnée par Pedro Ruiz Torres., nous avons fondé une revue semestrielle, intitulée Passés Futurs, accueillie dans la plateforme Politika du Labex Tepsis. Son comité éditorial réunit des historiens de différentes périodes, des spécialistes de différentes aires culturelles, des sociologues et des philosophes qui travaillent sur la multiplication des controverses publiques sur des objets d’histoire.

La revue contient 5 rubriques : Dossier, Conversations, En débat, Varia, Comptes rendus et notes de lectures. Le dossier du premier numéro, publié en juin, a été consacré à la question de l’usage de la notion du trauma dans l’interprétation du passé. Celui du deuxième numéro, publié en décembre, a été consacré à la question de la responsabilité publique de l’historien.

Porteuse du projet: Sabina Loriga

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Edition critique française « Mein Kampf »

En janvier 2016, soixante-dix ans après la mort de son auteur, Adolf Hitler, et en vertu de la législation internationale sur le copyright, Mein Kampf est tombé dans le domaine public. En réponse à cette nouvelle donne, l’Institut für Zeitgeschichte publie la première édition critique de l’ouvrage, monumentale : le texte originel de 700 pages se trouve complété par pas moins de 3 500 notes, offrant un volume total de 2 000 pages et pesant son poids de 6 kilos, en deux tomes. Cette édition critique est en cours d’adaptation en français, aux éditions Fayard. Le projet est porté par Florent Brayard, directeur de recherche au CNRS, membre du Centre de recherches historiques, spécialiste de l’histoire de la Shoah. Il a rassemblé autour de lui une équipe d’une quinzaine de chercheurs, français et allemands, historiens et germanistes, spécialistes de l’histoire du IIIe Reich ou de celle des Juifs, chercheurs ou enseignants-chercheurs, post-doctorants, doctorants ou masterants. Travaillant sous l’égide d’un comité scientifique international, l’entreprise est soutenue par le LabEx Tepsis, l’Institut historique allemand de Paris et le CRH. Elle fait l’objet de manifestations scientifiques régulières.

Porteur du projet: Florent Brayard

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  • Sociologie politique du gouvernement

Porteuse du projet : Delphine Dulong

Voir le descriptif du projet


  • Une étude comparative sur les processus de mobilisation des groupes de victimes et sur leurs limites

Nombre d’acteurs et de chercheurs en sciences sociales s’accordent à voir dans la montée en puissance de la figure de la victime un trait majeur des sociétés contemporaines. « Victimisation » est le terme qu’ils donnent parfois à ce phénomène, souvent pour le décrier. Dans cet atelier de recherche international, nous souhaitons au contraire l’analyser sans préjuger de sa valeur. Ainsi considérée, la « victimisation » ne doit pas être cantonnée au statut de fait moral : elle n’est pas seulement une modalité, de plus en plus courante, qui s’offre aux individus et aux groupes pour interpréter les malheurs qui les frappent. Il faut y voir également, et indissociablement, un phénomène politique ou plus exactement, un mécanisme de politisation et, dans bien des cas, de remise en cause de l’ordre institutionnel. L’enjeu est d’expliquer comment se développe ce mécanisme particulier de politisation, pourquoi il est en passe de devenir central dans des contextes politico-institutionnels où, il y a quelques décennies encore, il était inexistant, quelles limites pratiques il rencontre et, finalement, quels effets il a sur le fonctionnement de l’Etat et la conduite des politiques publiques.

La méthode est comparative. Elle passe par la confrontation, établie à partir d’enquêtes empiriques, des processus contemporains de victimisation dans trois pays dont l’organisation politique et la culture instuitutionnelle diffèrent nettement : l’Argentine, les Etats-Unis et la France. Les études de cas sont puisées dans des domaines très divers : les catastrophes naturelles, les risques environnementaux, les violences policières, la gestion de la pauvreté, la mémoire de persécutions ou de crimes d’Etat passés… Les chercheurs impliqués appartiennent à différentes universités argentines et étatsuniennes, ainsi qu’au Centre d’études nord-américaines et au Laboratoire interdisciplinaires d’études sur les réflexivités de l’EHESS.

Porteuse du projet : Cyril Lemieux

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  • Ré-examiner les élections à partir des expériences africaines

Descriptif à venir

Porteuse du projet : Rémy Bazenguissa-Ganga


  • Travail et genre : rencontres entre recherches féministes et mouvements sociaux

Le thème ‘travail et genre’ est au coeur des recherches féministes et à l’origine des études sur le genre. Il est, entre autres, porté par le réseau MAGE (Marché du travail et Genre) et la revue Travail, Genre et Sociétés, qui ouvre un dialogue pluridisciplinaire au sein des sciences sociales et rassemble plusieurs membres du Labex Tepsis. Le projet de cet atelier entend à la fois renforcer les synergies sur ces questions de recherche et favoriser le transfert des recherches académiques sur les questions de travail et genre vers la société civile et les médias.

Dans le cadre de cet atelier, un colloque international est organisé en partenariat avec le 8ème Congrès International des Recherches Féministes dans la Francophonie, à l’Université de Nanterre, les 29 et 30 août 2018 (dates à confirmer). Ce colloque vise à dynamiser et enrichir les analyses et expériences sur le thème « travail et genre », par des rencontres inter-générationnelles et internationales de chercheur.e.s, de syndicalistes et d’associations féministes. Trois principaux thèmes seront abordés : la question de la polarisation entre les « gagnantes et les oubliées » de l’égalité professionnelle ; les enjeux du développement des espaces numériques, tant en termes d’opportunités d’emploi que de mobilisations féministes ; enfin, les répercussions en termes d’emploi des violences conjugales.

Porteuse du projet : Sophie Pochic


  • Réseau « Critique et pragmatisme dans la sociologie »

Descriptif à venir

Porteur du projet : Nicolas Dodier