Porteuse du projet: Delphine Dulong

L’atelier Sociologie politique du gouvernement rassemble depuis 2015 une vingtaine de chercheurs : 10 membres du CESSP, dont 4 doctorants et 1 docteure, auxquels s’ajoutent 9 autres enseignants-chercheurs rattachés à d’autres établissements que l’université Paris 1. Il vise à comprendre le travail gouvernemental et la prise de décision à ce niveau politique. Son originalité tient 1/ dans le fait que l’on cherche à tenir ici ensemble trois domaines souvent disjoints dans les recherches – sociologie de la décision, sociologie de l’action publique et sociologie de l’institution ; 2/ que l’enquête s’inscrit aussi dans une perspective longitudinale, les catégories d’analyse ayant été notamment construites de manière à pouvoir comparer les résultats avec ceux des enquêtes précédentes dont plusieurs auteurs sont membres du groupe (S. Laurens, Sawicki & Mathiot, Allam, Martinache & Nollet) ; 3/ l’enquête combine méthodes quantitative et qualitative, ce qui est inédit s’agissant de ce type d’objet. Deux volets la compose en effet : une prosopographie des membres des gouvernements Ayrault et Valls 1, suivie d’une campagne d’entretiens avec certains d’entre eux.


Agenda

Journée d’étude

« Sociologie des membres du pouvoir exécutif »

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Cette journée d’étude s’inscrit dans le prolongement des travaux qui depuis Mattei Dogan – en passant par Badie & Birnbaum (1976), Sawicki & Mathiot (1999) Rouban (2012, 2015), Laurens (2015) et jusqu’à Alam, Martinache & Nollet (2017) – étudient le personnel des cabinets ministériels. En soumettant à la discussion collective des travaux de recherche inédits sur le quinquennat de François Hollande, elle poursuit deux ambitions.

La première consiste, dans une logique de cumulativité de la recherche, à faire le point sur l’évolution des membres des cabinets ministériels en revenant à nouveau frais sur certaines questions posées dans les travaux précédents: Quel est le degré d’autonomie de l’institution gouvernementale? Où en est la technocratisation de ce personnel politique? La seconde ambition est de renouveler le questionnement en élargissant notamment la focale à tous les acteurs du pouvoir exécutif. Comment se distinguent dans cet ensemble les ministres, les membres du SGAE et du SGG ou encore les conseillers en communication? Est-ce que les énarques qui passent en cabinet ont un profil spécifique par rapport aux autres énarques? La hiérarchie entre l’Elysée et Matignon, et entre ministères, se réfracte-elle dans la sociologie de leur personnel ? De manière plus générale, observe-t-on un phénomène de professionnalisation des membres des cabinets ministériels, etc.?

La Journée sera organisée en deux tables rondes. Dans un premier temps, l’équipe de recherche Sociologie politique du gouvernement, qui organise la rencontre, présentera les premiers résultats de son travail prosopographique sur les membres des cabinets ministériels des gouvernements du quinquennat de F. Hollande en faisant des focus sur certains groupes d’acteurs (énarques, femmes jeunes, etc.). Des travaux portant sur d’autres groupes ou catégories du personnel gouvernemental seront ensuite présentés par des chercheurs invités.

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