Nos chercheurs dans les médias

Cette petite voix intérieure avec laquelle nous sommes en grande conversation

Télérama, 18/04/2019

Avec Victor Rosenthal, chargé de recherche INSERM

« La voix intérieure avec laquelle nous cohabitons peut nous accabler, nous sermonner, nous insulter, nous accuser, grommeler, vociférer, pérorer, nous cajoler, nous réconforter, nous protéger ou se livrer à des incantations. Bref, ses formes sont très variables. Tout dépend des moments et des individus. »

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Pourquoi tant d’émotions autour de Notre-Dame de Paris?

RFI, 16/04/2019

Par Isabelle Backouche, directrice d’études EHESS

« Partout dans le monde et qui que l’on soit sur cette planète, nous avons été saisis devant les images de Notre-Dame de Paris en flammes entre sidération et tristesse. Qu’est-ce que cette sidération et cette tristesse partagées disent de nous, de notre passé, de notre présent et de notre futur ? Regards croisés de penseurs, de philosophes, d’historiens, de conservateurs et même de physiciens autour de la question pourquoi tant d’émotions autour de Notre-Dame de Paris ? »

Les « presque cathos », qui se marient à l’église sans être pratiquants

Le Monde, 19/04/2019

Avec Florence Maillochon, directrice de recherche CNRS

« C’est lié à la transformation globale de notre rapport à la ­religion. […] L’Eglise catholique a du mal à recruter des fidèles, et même ses fidèles ne sont pas forcément présents à la messe du dimanche. Sans compter qu’ils sont de plus en plus nombreux à épouser des non-baptisés. »

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« Notre-Dame ou quand la forêt crépite »

AOC Media, 22/04/2019

Avec Sylvain Piron, directeur d’études EHESS

« En détruisant la chape de plomb qui pesait sur l’édifice de Notre-Dame, le feu a donné à la longue forme de pierre un visage qu’elle n’avait jamais eu, mais qui la rapproche pourtant de son état initial. Elle se rappelle à notre souvenir comme un projet collectif impliquant tout un peuple. Notre-Dame n’est pas sans raison le lieu où se concentre le plus intensément un rapport à cette période de l’histoire de France, mal connue du grand public, mais que l’on perçoit pourtant confusément comme son moment inaugural. »

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Le travail au XXIe siècle, miroir des sociétés futures ? Précarité individuelle et risques collectifs

France Culture, 16/04/2019

Avec Serge Paugam, directeur d’études EHESS

« Le travail décent est un concept important : un travail qui apporte de la dignité, qui apporte des satisfactions au quotidien et qui permet à l’individu de se construire en tant que personne. C’est tout cela qu’il faut prendre en compte quand on met en place des politiques visant le retour à l’emploi, à un emploi décent. »

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Le « Contrat social » de Jean-Jacques Rousseau. De la multitude au peuple…

France Culture, 16/04/2019

Avec Frédéric Brahami, directeur d’études EHESS

« Rousseau dit qu’il n’y a de souveraineté légitime que du peuple partout où ce n’est pas le peuple qui est souverain : on n’a pas alors un peuple mais un maître et des esclaves. Donc le concept de peuple, c’est-à-dire le concept de public, de République, le concept de peuple comme entité politique est absolument constitutif de sa réflexion politique. Il n’est pas possible de penser le politique sans comprendre l’acte par lequel un peuple est un peuple… « 

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« Moins de temps entre le dernier homme et moi, qu’entre moi et Christophe Colomb »

Sud Ouest, 13/04/2018

Par Pierre-Henri Castel, directeur de recherche CNRS, psychanalyste

«  »Il s’écoulera moins de temps entre le dernier homme et moi, qu’entre moi et Christophe Colomb ». Dans son nouveau livre, « Le mal qui vient, essai hâtif sur la fin des temps », paru aux éditions du Cerf, le philosophe Pierre-Henri Castel nous invite à une expérience de pensée, celle d’une fin des temps prochaine qui permet de penser à nouveau la question du mal. « 

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« Un dévoiement de l’idée même de participation »

L’Humanité, 10/04/2019

Avec Loïc Blondiaux, professeur des université à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« La réponse apportée a pu sembler démocratique dans un premier temps, en offrant des espaces de débat. Avec ces moyens-là, c’est inédit à l’échelle de l’histoire et à l’échelle mondiale. Mais il y a des critiques à apporter à l’exercice : la mise à l’écart d’abord de la Commission nationale du débat public, la volonté explicite du gouvernement de s’en servir pour sa communication, la manière dont on a contraint les citoyens par des questions fermées et biaisées sur la plateforme numérique… »

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« Voix de son maître » contre la pub « suppôt du capital » : petite histoire politique de la redevance

France Culture, 09/04/2019

Avec Alexis Spire, directeur de recherche CNRS

« Tandis que les services de la redevance audiovisuelle se rendent régulièrement sur place pour vérifier la véracité des déclarations de ceux qui disent ne pas avoir de télévision, les contrôleurs de l’ISF renoncent la plupart du temps à se déplacer, considérant les éventuels redressements comme trop faibles par rapport au temps passé à les établir. »

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« Le gouvernement a cherché dans ce grand débat un moyen de légitimer sa politique »

Regards, 09/04/2019

Avec Loïc Blondiaux, professeur des université à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« D’un autre côté, c’est aussi une opération politique de la part du gouvernement avec une volonté de disqualifier les gilets jaunes en donnant à voir une forme de démocratie bienveillante, pacifique et ordonnée qui s’opposerait à la démocratie de la rue, contestataire et éruptive. »

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Au Japon, pour les hikikomori «le retrait social fonctionne comme une sorte d’addiction»

Libération, 05/04/2019

Avec Maïa Fansten, maîtresse de conférences Université Paris Descartes

« Le retrait social fonctionne comme une sorte d’addiction. Quand les personnes ne peuvent pas surmonter une épreuve, il est parfois plus facile de retrouver cet automatisme, cette forme de confort que représente l’isolement social pour elles. « 

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« Le grand débat a démontré qu’ouvrir le champ de la participation ne mène pas forcément au chaos »

Le Monde, 08/04/2019

Avec Loïc Blondiaux, professeur des université à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Le grand débat a fait la démonstration qu’ouvrir largement le champ de la participation ne mène pas forcément au chaos, que l’on peut débattre dans une atmosphère pacifique. Une partie de la population, certes une partie seulement mais une partie quand même, veut contribuer au débat politique et au processus de décision. »

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Elections en Israël

France Culture, 06/04/2019

Avec Eva Illouz, directrice d’études EHESS

« Mardi 9 avril, élections législatives: quels en sont les enjeux? Fragilisé par des affaires de corruption & une faible majorité à la Knesset, Benjamin Netanyahou, 69 ans, brigue un 5e mandat de Premier ministre. Où en sont les relations entre Israël et les Etats-Unis? Quelle est la situation à Gaza? »

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« La commission sur le Rwanda aura un pouvoir d’investigation dans toutes les archives françaises »

Le Monde, 05/04/2019

Avec Vincent Duclert, directeur du CESPRA

« J’ai accepté de la présider parce que cette commission est nécessaire. Parce que pèsent sur le rôle de la France au Rwanda avant et pendant le génocide des Tutsi (avril-juillet 1994) de lourdes interrogations, imparfaitement documentées, qui nourrissent des accusations précises et un appel à la justice. »

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« Sans lui, je suis à poil » : le gilet jaune, un symbole devenu «support de mémoire

Libération, 04/04/2019

Avec Thierry Bonnot, chargé de recherche CNRS

« Le gilet fait office de relique, de support de mémoire. […] Le fait de le porter, de se l’approprier par des écritures, c’est une incorporation très forte, c’est plus important qu’un simple drapeau. »

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« La gauche radicale n’a pas vu revenir l’antisémitisme »

L’Obs, 04/04/2019

Avec Danny Trom, chargé de recherches CNRS

« Le phénomène a été très diffus, il s’est étalé sur près de deux décennies, et les juifs sont partis, un à un, très discrètement. Mais, aujourd’hui, nous savons. Or, nous continuons de fermer les yeux. Nous sommes donc incontestablement dans une forme de déni. »

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« Le renouvellement de la social-démocratie passe par la critique du capitalisme »

Le Monde, 02/04/2019

Avec Eva Illouz, directrice d’études EHESS

« Une autre raison explique pourquoi la domination capitaliste devenait floue : tout au long du XXe siècle, la culture (publicité, musique, cinéma, télévision, édition, art, presse…) est devenue un lieu privilégié de production de valeur économique, créant de nouveaux emplois et contribuant à la propagation et la naturalisation des modes de vie consuméristes. »

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« Croire à l’effondrement de nos sociétés, c’est renoncer à la résistance, à toute responsabilité »

Libération, 31/03/2019

Avec Hamit Bozarlsan, directeur d’études EHESS

« Toute histoire singulière fait partie d’une histoire intégrée du monde. La dé-civilisation dans une partie du monde, signifie dé-civilisation dans notre temps et espace universels. La démocratie ne protège pas de la crise. On peut à la fois voter régulièrement et ne plus être dans l’esprit de la démocratie, on le voit dans l’Amérique de Trump. »

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Au Yémen, une trêve aux fragiles espoirs

La Croix, 26/03/2019

Avec Franck Mermier, directeur de recherche CNRS

« Celle-ci s’exerce par un contrôle vigilant de l’espace public et des lieux de rencontre afin de surveiller les mobilisations tribales ou les contestations. Les rares manifestations organisées, notamment par des femmes, contre la cherté de la vie ou en faveur de la défense des prisonniers, sont réprimées très rapidement. »

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« Les célibataires au cœur du grand débat ? »

Libération, 25/03/2019

Par Romain Huret, directeur d’études à l’EHESS

« Des chercheurs états-uniens ont forgé le terme de «célibatisme» (singlism) pour désigner cette multitude de dispositifs fragilisant des situations professionnelles et familiales déjà précaires. De l’accès au logement en passant par les contrats d’assurance ou les frais de transport, il existe une prime invisible pour les familles traditionnelles, légitimant ainsi l’ordre matrimonial. Quiconque a cherché à louer seul un appartement, à obtenir seul un prêt bancaire ou à souscrire seul une assurance connaît les difficultés, parfois insurmontables, à obtenir le produit recherché. Et ces dispositifs sociaux ne doivent rien au hasard ; ils sont ancrés dans des pratiques anciennes, profondément enracinées dans l’ordre matrimonial construit tout au long du XXe siècle. »

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« Black blocs » et « gilets jaunes »: convergence radicale en jaune et noir

L’Obs, 22/03/2019

Avec Isabelle Sommier, professeure de sociologie à l’Université Paris 1-Panthéon Sorbonne

« Classiquement, dans un mouvement social, lorsqu’il y a un déclin de la participation, il y a une une radicalisation d’une minorité. (…) Depuis janvier, l’accentuation de la répression, les affaires du boxeur (Dettinger, ndlr) et Rodrigues (éborgné en manifestation, ndlr) ont contribué à radicaliser certains « gilets jaunes » et à grossir les rangs des « black blocs » »

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« La demande de redistribution tient surtout à des valeurs sociales »

Le Monde, 22/03/2019

Avec Sébastien Lechevalier, directeur d’études EHESS , président de la Fondation France-Japon de l’EHESS

« Alors que les inégalités de revenu « primaire » (avant redistribution par les taxes et prestations sociales) sont diminuées presque de moitié en France après redistribution, elles le sont de 20 % seulement aux Etats-Unis, le Japon se situant à mi-chemin. Et pourtant, lorsqu’on demande aux citoyens si le rôle de l’Etat est de réduire les inégalités et s’il faut taxer plus les riches, le score américain sur une échelle de 1 à 5 est respectivement de 2,69 et 3,29, le score français de 4,15 et 3,70, le score japonais de 3,54 et 3,57. »

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Afghanistan : réintégration des Talibans, la liberté ou la paix ?

France Culture, 21/03/2019

Avec Gilles Dorronsoro, professeur de science politique

« Les élections ne peuvent plus servir à stabiliser la situation, elles ne donnent plus de crédit politique à ceux qui sont élus. Tout ça s’est dégradé en 2014 lors des dernières élections présidentielles où il n’y a pas eu de résultat officiel puisque ce sont les Américains qui ont organisé un compromis politique entre les deux candidats du second tour. On est sorti en Afghanistan du processus constitutionnel classique. »

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Les usages du numérique dans le domaine de la santé mentale

RCF Radio, 21/03/2019

Avec Xavier Briffault, chargé de recherche CNRS

« Dans le cadre des semaines de la santé mentale, plusieurs événements sont organisés par la ville de Saint-Brieuc. L’objectif: toucher un maximum de personnes et sensibiliser le public aux pathologies et aux troubles mentaux. Des conférenciers ont été conviés à l’occasion pour aborder le thème des usages du numérique dans le domaine de la santé mentale. Xavier Briffault est chercheur au CNRS, il s’est intéressé à tout ce qui concerne le numérique et ce qu’on appelle la e-santé. Il revient sur sa venue à Saint-Brieuc. »

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L’usage des drogues. Prohiber, dépénaliser, légaliser

France Culture, 12/03/2019

Avec Marie Jauffret-Roustide, chercheuse à l’Inserm et référente de la GDS en France

« Au tournant du XXIe siècle, le constat d’échec à l’égard des politiques répressives a conduit les autorités de plusieurs pays à s’interroger sur l’opportunité de politiques alternatives, basées sur cette idée  : puisque nous n’arrivons pas à enrayer les trafics et à dissuader les consommateurs, acceptons cette consommation pour mieux l’appréhender et améliorer la prévention. »

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Ukraine/Russie : la question de la Crimée est-elle vraiment réglée comme l’affirme Poutine ?

TV5 Monde, 19/03/2019

Avec Anna Colin-Lebedev, maîtresse de conférences

« Je dirais que nous sommes dans une dynamique d’engrenage. Les Ukrainiens vous diront  » la Russie est prête à occuper l’ensemble du territoire de l’Ukraine pour répondre à ses objectifs ». Les Biélorusses eux vont être aujourd’hui très méfiants avec la sensation qu’une annexion par la Russie n’est pas à exclure. Les acteurs directement concernés ont peur d’une intervention militaire directe. »

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La démocratie représentative à bout de souffle ?

28 Minutes, 18/03/2019

Avec Bastien François, professeur de science politique à l’Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne

« On en parle avec le philosophe Pierre-Henri Tavoillot, le professeur de sciences politiques à l’université Panthéon-Sorbonne Bastien François, et la rédactrice en chef adjointe au service Politique du « Parisien » Jannick Alimi. »

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« En Iran, les femmes sont les boucs émissaires d’un régime aux abois »

Le Monde, 18/03/2019

Par Farhad Khosrokhavar, directeur d’études EHESS

« Ces défaillances de l’Etat font de la question des femmes un enjeu crucial pour le régime théocratique en place à Téhéran. Leur infériorité juridique ne suffit pas ; elles doivent également payer pour les échecs du gouvernement. La brutalité dont les autorités font preuve à leur égard et leur soumission assurent la mise au pas de la société dans son ensemble, tout en préservant l’honneur masculin. La sentence prononcée contre Nasrin Sotoudeh est ainsi un nouvel exemple de la nature répressive d’un pouvoir aux abois, méprisant ses citoyens. »

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Santé mentale: Les applications sur smartphone, un soutien ou un danger?

20 Minutes, 18/03/2019

Avec Xavier Briffault, chargé de recherche CNRS

« Les GAFA peuvent se les approprier dans le but de faire de la publicité ciblée, mais c’est déjà le cas, nuance Xavier Briffault. Par contre, que mon assureur sache tout de moi et commence à changer ses tarifs si je marche beaucoup, je mange des burgers ou je prends des antidépresseurs, c’est davantage un problème. »

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Dans la rue et dans les prétoires

Journal de l’environnement, 15/03/2019

Avec Christel Cournil, maîtresse de conférences Université Paris 13

« Aujourd’hui, nous assistons également à une nouvelle tendance avec la mobilisation judiciaire de collectivités comme Grande-Synthe contre l’Etat. Une dizaine de villes pourraient aussi engager bientôt un recours contre Total au nom du devoir de vigilance. C’est à suivre de près. »

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« Bouteflika a lâché sur un point clé, mais peut-être un peu tard… »

Libération, 14/03/2019

Par Pierre Vermeren, professeur des universités

« L’Algérie entre dans une nouvelle phase de son histoire, incertaine et inédite par ses enjeux, mais pleine d’espérances démocratiques, enfin ! Dans cette phase, il est peu probable que la population et la jeunesse renoncent en si bon chemin, car l’Algérie a changé en quelques semaines. »

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L’Élysée a invité le philosophe anti-Macron Frédéric Lordon pour le grand débat

Huffington, 15/03/2019

Par Frédéric Lordon, directeur de recherche CNRS

« Savez-vous qu’à part des éditorialistes qui vous servent de laquais et répètent en boucle que la démocratie c’est le débat, votre grand débat, personne n’y croit. »

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Municipales de 2020 : à Paris, les partis au tapis ?

L’Express, 14/03/2019

Avec Frédéric Sawicki,  professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Même si je pense qu’au bout du compte, elle s’appuiera sur des socialistes, elle veut avoir dès le début la liste la plus large possible. La raison ? Laisser le moins de place possible à LREM et ce dès le 1er tour. »

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L’écho de l’Europe. De la démocratie en Europe

France Culture, 14/03/2019

Avec Antoine Vauchez, directeur de recherche CNRS

« Le Parlement européen a accru considérablement ses pouvoirs, notamment en matière d’écriture de la loi européenne, et donc de contrôle sur la Commission. Mais les limites structurelles sont restées les mêmes : il ne fait pas l’agenda européen… »

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Culture numérique : la maîtriser pour ne pas la subir?

France Culture, 13/03/2019

Avec Dominique Cardon, chercheur au Laboratoire des usages de France Telecom R&D

« La culture numérique, c’est aussi ne pas se laisser prendre par les discours ambiants des prophètes et des Cassandre. [..] Il faut aussi creuser ces technologies, êtres plus curieux. « 

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Les écrans rendent-ils les ados plus sages ?

La Croix, 12/03/2019

Par Monique Dagnaud, directrice de recherche CNRS

« Au-delà des écrans, ce qui modifie les modes de vie de la nouvelle génération c’est d’abord le rapport au travail. La jeunesse protégée s’en sort, mais ceux qui ont moins de diplômes, ou qui n’en ont pas, savent qu’ils vont galérer longtemps. »

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Adolescents migrants : en finir avec les tests osseux ?

Libération, 10/03/2019

Par Patrick Chariot, professeur Université Paris 13

« Les critiques de ces estimations osseuses sont fréquentes, pourtant nous continuons à pratiquer ces actes dans le service de médecine légale de l’hôpital de Bondy. Si nous continuons à le faire, alors que nous concluons presque systématiquement à la compatibilité de l’âge chronologique avec l’âge allégué par le jeune, c’est parce que nous connaissons les pratiques d’autres médecins sollicités qui s’autorisent, au mépris de toute rigueur de raisonnement, à conclure à la majorité de certains adolescents ou jeunes adultes qui leur sont présentés. »

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« Minimiser les impacts catastrophiques d’un accident nucléaire est en passe de devenir un grand classique »

BastaMag, 12/03/2019

Avec Sezin Topçu, chargée de recherche CNRS

« A la fin des années 1980, suite à l’accident de Tchernobyl, de nouvelles stratégies de communication se mettent en place, avec ce qu’on appelle la dissonance cognitive : il s’agit d’affirmer plutôt qu’être sur la défensive. En 1991, une campagne de communication est ainsi organisée via les journaux et la publicité audiovisuelle qui assène que 75 % de l’électricité est d’origine nucléaire. Il faut que les Français sachent que leur grille pain fonctionne au nucléaire, il faut qu’ils l’acceptent. C’est comme ça, c’est la réalité, plus personne ne peut s’y opposer. Depuis l’accident de Fukushima aussi, cette même stratégie est à l’œuvre. »

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« La pression populaire est celle de tout un pays »

Le Figaro, 11/03/2019

Par Pierre Vermeren, professeur des universités

« C’est fini, Abdelaziz Bouteflika ne pèsera plus sur les événements. Il n’est plus en état de le faire. De toute manière, sa candidature était une fiction. C’est son frère, Saïd, qui dirigeait le pays. On peut tout imaginer, que ce scénario a été mûrement réfléchi, mais enfin tout cel se produit sous une énorme pression. »

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Pourquoi faut-il une culture numérique ?

France Culture, 10/03/2019

Avec Dominique Cardon, chercheur au Laboratoire des usages de France Telecom R&D

« Le sociologue Dominique Cardon publie un ouvrage pédagogique sur la culture numérique, c’est d’ailleurs le titre de l’ouvrage. Un livre abordable pour tout le monde et qui pose la question des enjeux d’avoir cette culture qui échappe à bon nombre d’entre nous. « 

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« Un profond antisémitisme règne dans une partie de la société polonaise »

L’Express, 07/03/2019

Avec Christophe Prochasson, président de l’EHESS et directeur d’études EHESS

« Derrière la question historiographique se dissimule en réalité un profond antisémitisme dans une partie de la société polonaise. Aucun des propos antisémites prononcés durant ces deux jours n’a été condamné par des instances officielles, qu’il s’agisse de l’Institut de la mémoire nationale, pourtant représenté dans la salle, ou de l’ambassadeur de Pologne à Paris. La ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a même écrit à son homologue polonais, qui s’est contenté d’une vague réponse. « 

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« Nous avons subverti Parcoursup pour faire de la diversité sociale »

L’Obs, 04/03/2019

Avec Bernard Dolez, professeur des universités, directeur de l’URF Science Politique à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Depuis que nous avons mis en place cette L1 en 2014, nous avons un déséquilibre très fort entre nos capacités d’accueil et la demande des étudiants. Contrairement à nos doubles licences histoire-science politique et philosophie-science politique qui sont clairement affichées comme sélectives, ce parcours est censé être ouvert à tous les bacheliers… si les capacités d’accueil le permettent. Le ministère le qualifie donc de « non sélectif ».

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Pierre Vermeren : « Selon toute vraisemblance, s’il se présente, oui monsieur Bouteflika va gagner l’élection »

Europe 1, 03/03/2019

Avec Pierre Vermeren, professeur des universités

« Chaque dimanche, Bernard Poirette reçoit une personnalité pour évoquer l’actualité. Aujourd’hui, Pierre Vermeren, grand spécialiste du Maghreb contemporain, analyse les manifestations algériennes contre un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika. »

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#Metoo, procès Baupin, Ligue du LOL : les saines colères des femmes

Le Monde, 01/03/2019

Avec Frédérique Matonti, professeure de science politique à Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Nicolas Sarkozy renvoie tout de suite Ségolène Royal à l’une des figures classiques de la féminité : la femme en colère qui ne sait pas maîtriser ses affects. On a tendance à se moquer des élues qui s’emportent et de leur voix qui monte dans les aigus. »

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Un colloque sur l’histoire de la Shoah perturbé par des nationalistes polonais

Le Monde, 01/03/2019

Avec Christophe Prochasson, président de l’EHESS et directeur d’études EHESS

« On peut dire que c’est une petite victoire de l’avoir tenu de bout en bout, dans cette atmosphère épouvantable », soutient Christophe Prochasson, qui s’élève contre cette « atteinte grave aux libertés académiques ».

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« Manifestations contre la réélection de Bouteflika: pourquoi l’Algérie retient son souffle »

Le Figaro, 26/02/2019

Par Pierre Vermeren, professeur des universités

« À ce jour, les manifestants protestent sans violences ni désordres, et les forces de l’ordre montrent leur nombre. La prochaine échéance est le 10 mars. Ce jour-là, la commission d’investiture doit dire qui aura le droit de concourir face au président sortant. L’élection présidentielle doit se dérouler le 18 avril. »

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Le Grand Débat pas à la hauteur de la nécessité de démocratiser des institutions vieillissantes

Le Berry Républicain, 25/02/2019

Avec Bastien François, professeur de science politique, Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne

« Le Président devrait écouter et laisser les gens débattre entre eux. Là, il explique. Les enquêtes des chercheurs disent depuis longtemps cette demande de démocratie participative aujourd’hui portée par les Gilets jaunes. Ce n’est pas tant se réunir que veulent les gens, mais avoir l’assurance de peser réellement sur les décisions. »

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« L’hostilité antijuive dispose d’une base populaire solide »

Marianne, 22/02/2019

Avec Danny Trom, chargé de recherches CNRS

« On refuse de penser les « dominés » comme étant activement antisémites. Et on ne veut pas voir non plus que les autorités qui s’expriment au nom de la France pour rassurer les juifs parlent sans autorité, ne sont pas entendues. Au contraire, leur parole est interprétée comme la confirmation d’un privilège, d’une mainmise des juifs sur la République. »

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Richard Rechtman : « La France n’est pas prête à tolérer les antisémites »

Télérama, 20/02/2019

Avec Richard Rechtman, directeur d’études à l’EHESS, psychiatre et anthropologue

« C’est vous qui vous faites le relais des réseaux sociaux, qui ont toujours besoin de la caisse de résonance des médias traditionnels. Cela a été la même chose avec les djihadistes, qui avaient besoin de ce retentissement. Il n’est pas question de censurer, mais de s’interroger : pourquoi donner autant la parole à ceux qui disent des choses haineuses ? »

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La politique : une affaire de logique ?

France Culture, 18/02/2019

Avec Danny Trom,  chargé de recherches CNRS

« Le problème ne vient pas de l’Etat mais de la société. C’est vrai qu’il joue un rôle majeur, mais le problème est le suivant : l’Etat a pris conscience tardivement du problème de l’antisémitisme mais la régulation dans la société ne s’est pas faite. »

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« L’antisionisme est de refuser l’idée d’un Etat juif. Ce n’est pas la critique du gouvernement israélien »

France Culture, 18/02/2019

Avec Denis Peschanski, directeur de recherche CNRS

« On sait bien qu’il y a des antisémites ou des racistes au sein de la société française, sauf que ces personnes, dans certaines périodes, se disent : ‘Je pense cela, mais je sais que je n’ai pas le droit de le dire. Aujourd’hui, ils se disent ‘Je le pense mais je le dis’. Là, on doit s’interroger sur le contexte qui permet cela, en particulier la haine devenue consubstantielle du paysage politique, depuis en particulier la dernière élection présidentielle, – avec un niveau stupéfiant – et en même temps le rôle des réseaux sociaux. »

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Brésil, le pouvoir contre l’école ?

France Culture, 17/02/2019

Par Maud Chirio, maître de Conférences à l’Université de Paris-Est Marne-la-Vallée

« Rappelez-vous, le président d’extrême droite Jair Bolsonaro, élu à l’automne et investi le 1er janvier dernier, a énormément parlé d’éducation pendant sa campagne électorale. Logiquement, le nouveau gouvernement brésilien s’attaque – attaquer c’est bien le mot – au sujet avec des mesures sur l’école et l’université… et avec l’idée, très clairement formulée, par le Président et ses ministres, d’éradiquer certaines pédagogies comme celle de Paolo Freire qui prône l’émancipation et l’égalité. »

« Ecouter l’intégralité de l’émission.

« Les gilets jaunes, un mouvement contre la mobilité vers le bas »

La Croix, 18/02/2019

Avec Eva Illouz, directrice d’études EHESS

« Ce qui me rend plus perplexe, c’est que les revendications des gilets jaunes s’adressent à l’État mais pas au patronat. Pourquoi laissent-ils le patronat tranquille ? C’est une énigme, car dans cette affaire ce n’est pas tellement l’État qui est coupable, ou du moins pas seulement. Ce sont les grandes entreprises qui refusent de participer au contrat social et ne se sentent redevables qu’à leurs comités directeurs. Ce n’est pas Macron et sa politique fiscale – quoi qu’on en pense – qui est en cause. C’est l’oligarchie qui ne se sent pas responsable et qui a réussi à imposer sa vision du monde et de l’économie aux grandes machines bureaucratiques de l’État et de l’Europe. Les grandes entreprises devraient travailler avec l’État à éradiquer la pauvreté et à assurer un niveau de vie décent à la population, mais elles refusent de le faire. »

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Qu’est-ce que le «RIC délibératif» proposé par Terra Nova ?

Le Parisien, 19/02/2019

Avec Bastien François, professeur de science politique, Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne

« On a fait le constat que lorsque l’on réunit des citoyens représentatifs de la population et qu’on leur donne les moyens de s’informer, le résultat est toujours extrêmement équilibré. Il permet d’avoir une vision beaucoup plus subtile de l’ensemble des arguments qui peuvent être utilisés dans une discussion. »

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« Avec les Gilets Jaunes il s’agit de remettre l’accent sur les questions sociales »

RCF Radio, 15/02/2019

Avec Gérard Noiriel, directeur d’études EHESS

« Le gilet jaune est le signe d’une forme de fossé qui s’est creusé entre les élites et les classes populaires, de la crise économique qui laisse des personnes sur le bord de la route, et des mutations de la société de communication, avec le développement des réseaux sociaux et des chaines d’information en continue

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« Chlordécone et trémolite s’inscrivent dans une histoire durable de violences coloniales invisibles »

Le Monde, 18/02/2019

Par Michel Naepels, directeur d’études EHESS, directeur de recherche CNRS

« Son caractère de perturbateur endocrinien est établi. Il fut pourtant utilisé intensivement aux Antilles françaises de 1973 à 1993 pour lutter contre le charançon du bananier, grâce aux autorisations successives de quatre ministres de l’agriculture. La vente du chlordécone y est finalement interdite en 1990, mais son usage demeure autorisé jusqu’en 1993. »

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« En Russie aujourd’hui, on en est à dire que le goulag a contribué à la mise en valeur des richesses de la Sibérie »

Le Monde, 16/02/2019

Avec Nicolas Werth, directeur de recherche CNRS

« Tout vient de ce que j’appelle le malentendu d’Octobre. Les bolcheviques ont été très malins, ils ont récupéré une révolution multiforme, qui venait des parties les plus diverses de la société (prolétariat, paysannerie, minorités nationales), en reprenant des mots d’ordre comme « Tout le pouvoir aux soviets », « Le contrôle ouvrier », « La terre aux paysans », nés bien avant octobre et qui ne correspondaient pas à leur programme. »

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« A la faveur des manifestations du samedi, la haine antijuive se répand »

L’Obs, 14/02/2019

Avec Vincent Duclert, directeur du CESPRA

« Elle s’explique par plusieurs facteurs, connectés entre eux : le recul des partis de gauche comme de droite laissant l’extrême droite en position de force pour incarner l’opposition face à la nouvelle donne macronienne ; le climat de revanche populiste en Europe ; la crainte d’un déferlement des réfugiés et la tentation d’une fermeture des frontières avec un repli sur l’identité nationale. »

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Finkielkraut injurié : Peschanski «frappé par le degré de haine que connaît le pays»

Le Parisien, 17/02/2019

Avec Denis Peschanski, directeur de recherche CNRS

« L’antisémitisme en France est comme un vieux fond de sauce, réactivé régulièrement par pics, dans les moments de crise politique, idéologique, sociale. A chaque crise, on cherche un bouc émissaire, et quel que soit le cas de figure, les juifs seront désignés, en plus d’autres figures en fonction des circonstances. »

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Flambée de l’antisémitisme : « Tout ce qui est rejet de l’autre devient un élément moteur »

Europe 1, 13/02/2019

Avec Denis Peschanski, directeur de recherche CNRS

« On assiste à une atomisation de la société et une perte des repères. Tout ce qui est rejet de l’autre devient un élément moteur », observe le directeur de recherche au CNRS. « On a perdu la référence partagée aux valeurs de la Révolution. Ce qui serait le plus dangereux, ce serait une réaction communautariste. »

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« Dettes africaines et prêts chinois »

AOC Media, 14/02/2019

Avec Thierry Pairault, directeur de recherche émérite CNRS

« Longtemps les investissements chinois en Afrique ont été surestimés, comme l’est désormais la dette des pays africains envers la Chine. L’étude et l’appréciation de la présence chinoise en Afrique imposent pourtant de se pencher sur les faits – unique­ment sur les faits objectifs. Et de montrer, par exemple, et au-delà des fantasmes, l’absence de corrélation entre dette africaine et prêts chinois. »

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« Nos guerres civiles, entre passions incandescentes et retour au réalisme »

Le Figaro, 12/02/2019

Par Ran Halévi, directeur de recherche CNRS

« Après quatre mois de manifestations, on peut se demander ce que ressentent aujourd’hui leurs tout premiers initiateurs. Non pas les porte-parole échevelés qu’on a vus, parés de jaune, défiler sans fin dans les médias, pour apostropher ministres et députés, disserter sur les institutions et réclamer, au choix, le renvoi du gouvernement, la destitution du chef de l’État, une nouvelle République, des référendums perpétuels… Mais les vétérans des ronds-points, ces «périphériques» invisibles, oubliés, surtaxés, dont on n’avait jusque-là qu’une connaissance livresque, avant que tout un pays ne se mette à les entendre et, pour un temps, à les acclamer. Que pensent-ils de leur révolte, presque aussitôt noyautée par des sermons haineux, des menaces physiques, des violences extrêmes, des dérapages et des déprédations ? »

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« Les valeurs de gauche ne sont pas en déshérence mais les électeurs n’ont plus confiance »

Regards, 12/02/2019

Avec Frédéric Sawicki,  professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Ce que paye le PS, ce n’est pas seulement qu’il n’ait pas été suffisamment à gauche mais surtout pas suffisamment clair dans ce qu’il voulait : après tout, on aurait pu imaginer que l’entreprise qu’il représente assume de dire qu’il y a une mondialisation, de la concurrence, qu’on ne peut plus utiliser les recettes interventionnistes d’hier… Le PS perd parce qu’il n’a choisi sur aucun tableau. »

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Panels, plateformes, laboratoires… ces régions qui donnent la parole aux citoyens

La gazette des communes, 13/02/2019

Avec Loïc Blondiaux, professeur des université à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Le budget alloué, la place dans l’organigramme et le portage politique sont trois bons indicateurs de la crédibilité d’une politique de démocratie citoyenne », selon Loïc Blondiaux. »

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Wendy Bouchard : aujourd’hui immersion à la crèche : comment les enfants se construisent-ils ?

Europe 1, 12/02/2019

Avec Wilfried Lignier, chargé de recherche CNRS

« Jeudi dernier, paraissait l’enquête du sociologue Wilfried Lignier sur les coulisses   d’une crèche et la vie des bébés en collectivité… Donner, prendre, partager, verbaliser, vivre en bonne intelligence est tout l’enjeu des premières années d’apprentissage de nos chères têtes blondes. »

Ecouter l’intégralité de l’émission en podcast.

« Les fausses nouvelles, un symptôme de la privatisation de la vérité »

Slate, 13/02/2019

Par Monique Dagnaud, directrice de recherche CNRS

« Autrement dit, à une époque où pourtant l’innovation scientifique et technique transforme radicalement les sociétés, les principes de rationalité et de vérité sont en train de se dissoudre, de se relativiser, de perdre leur légitimité auprès d’une partie de la population. »

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« Drogues: le procès El Chapo, emblématique mais dérisoire »

Mediapart, 13/02/2019

Par Marwan Mohammed, chargé de recherche CNRS

« Les autorités américaines ont plastronné lors du procès du Mexicain Joaquín Guzmán Loera, alias « El Chapo ». En apparence, sa probable condamnation à la prison à vie incarne le succès de la « guerre contre les drogues » assumée depuis Nixon. En réalité, le procès a prouvé son échec, sur fond de corruption. Un texte pour Mediapart de Marwan Mohammed, chercheur au CNRS, qui a suivi ce procès historique.« 

« Charlie » et les Lumières

Le Monde, 10/02/2019

Par Antoine Lilti, directeur d’études EHESS

« Dans sa chronique, l’historien Antoine Lilti signale la parution d’un numéro spécial de « Charlie Hebdo », quatre ans après l’attentat du 7 janvier 2015, qui, selon lui, témoigne de l’actualité persistante des Lumières. Et rappelle ses propres souvenirs de la manifestation du 11 janvier en invoquant les mânes de Voltaire. »

Lire l’intégralité de sa chronique.

 

Penser la vulnérabilité

France Culture, 09/02/2019

Avec Michel Naepels, directeur d’études EHESS, directeur de recherche CNRS

Certaines situations, qu’on peut qualifier de limites ou critiques, obligent le chercheur en sciences sociales à reprendre, d’abord pour son compte mais aussi dans l’idée de les partager, certaines questions fondamentales que posent sa pratique. Comment faire, par exemple, l’anthropologie de la vulnérabilité, de la précarité, de la solitude. En s’appuyant sur des enquêtes menées en Nouvelle-Calédonie et en République démocratique du Congo mais aussi sur des lectures précises de textes littéraires divers, Michel Naepelsa pris le risque d’un très beau livre fragile : Dans la détresse.

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Pierre Manent et Olivier Roy: «L’Europe est-elle encore chrétienne?»

Le Figaro, 07/02/2019

Avec Pierre Manent, directeur d’études EHESS

« Intellectuel de premier plan, le philosophe Pierre Manent revendique la «marque chrétienne» des nations européennes. Il pense que les catholiques peuvent être le pont entre les musulmans et la République. Une réflexion que l’auteur avait brillamment exposée dans Situation de la France (Desclée de Brouwer, 2015). »

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Le malade connecté ou l’innovation numérique en santé

RCJ, 20/01/2019

Avec Xavier Briffault, chargé de recherche CNRS

« Une émission présentée par José Cohen et Philippe Grimbert, professeurs des universités, praticiens hospitaliers, université Paris-Est-Créteil. Ils reçoivent Xavier Briffault, chercheur en sciences sociales et épistémologie de la santé mentale au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). »

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Deux ans après son investiture : Donald Trump au pied du mur ?

France Culture, 21/01/2019

Avec Romain Huret, directeur d’études à l’EHESS

« Les Etats-Unis connaissent depuis le 22 décembre 2018 le plus long « shutdown » de leur histoire, du fait du bras de fer qui oppose le président Donald Trump au parti démocrate sur le budget de l’État fédéral. Ce blocage de l’administration provient du refus des démocrates de financer la construction du mur anti-migrants souhaité par Donald Trump à la frontière avec le Mexique. Pour sortir de l’impasse, Donald Trump a proposé samedi dernier d’offrir des extensions de permis de séjour à environ un million de migrants risquant d’être expulsés du pays, en échange du financement par le Congrès de son mur à la frontière avec le Mexique. Proposition refusée par les démocrates…

Pour mieux comprendre ce qui se joue dans cette situation américaine inédite, nous recevons Romain Huret, Historien des Etats-Unis, directeur d’études à l’EHESS, vice-président de l’EHESS en charge de la recherche. Il est notamment l’auteur de : La fin de la pauvreté ? Les experts sociaux et la Guerre contre la pauvreté aux Etats-Unis (1945 – 1974), (Editions de l’EHESS, 2008). »

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Hongrie: l’opposition peut-elle se faire entendre?

RFI, 18/01/2019

Avec Roman Krakovsky, maître de conférences à l’Université de Genève

« En Hongrie, le samedi, des milliers de manifestants se réunissent à Budapest. Les syndicats ont annoncé une nouvelle mobilisation demain (19 janvier 2019) et menacent d’une grève nationale si leur revendication n’est pas entendue. Mais leur influence est faible. Plus largement, l’opposition a du mal à s’exprimer. Elle est très minoritaire et divisée au Parlement, réduite dans les médias. L’Europe élève la voix quand ses principes sont bafoués sans pour autant influer sur la politique contestée du gouvernement Orbán. »

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« La Révolution française a conféré une légitimité supplémentaire à l’idée d’insurrection »

Revue des Deux Mondes, 18/01/2019

Avec Patrice Gueniffey, directeur d’études EHESS

« Concernant les « gilets jaunes », nous pouvons bien sûr faire des analogies, du point de vue des formes que prend le mouvement. Ses débuts ont ressemblé aux jacqueries de l’ancienne France, anti-fiscales, locales, spontanées, sans encadrement et donc avec un potentiel de dérive violente élevé. Le mouvement a ensuite évolué vers des revendications plus politiques (le référendum d’initiative citoyenne, la réforme de la Constitution, etc.) En ce sens, on pourrait établir une analogie avec le mouvement jacobin, dont il se rapproche en terme de composition sociologique. »

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« Le grand débat national serait une occasion historique de débattre du fonctionnement de notre démocratie »

Le Monde, 19/01/2019

Avec Marion Carrel, maîtresse de conférences à l’Université de Lille

« Ce pourrait aussi être une occasion historique de repenser notre modèle de justice sociale et économique. Les « gilets jaunes » posent ­clairement le lien entre une demande d’égalité économique et sociale et une demande d’égalité politique. »

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« Il est nécessaire d’inventer de nouveaux modes de participation citoyenne »

Le Monde, 19/01/2019

Avec Loïc Blondiaux, professeur des université à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Donc oui, le débat national est un outil stratégique pour gagner du temps et donner le sentiment d’une réponse, mais il peut être aussi une possibilité de sortie de cette crise. Il est clair que la défiance à l’égard des institutions représentatives a atteint un niveau tel qu’il est nécessaire d’inventer de nouveaux modes de participation citoyenne. »

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Egalité professionnelle : des accords mineurs

Alternatives Economiques, 18/01/2019

Avec Sophie Pochic, directrice de recherche CNRS

« Dans les secteurs très féminisés, où les salaires sont souvent bas et les horaires fragmentés (commerce, santé, services à la personne), les entreprises négocient peu sur l’égalité, et les textes sont souvent de piètre qualité. La présence massive de femmes est associée à l’idée d’une « égalité-déjà-là ». Or les chiffres démontrent souvent un avantage masculin dans l’accès à un emploi décent (CDI-temps plein), la rémunération ou la promotion. L’absence de syndicats et l’absence d’accord de branche sont deux facteurs-clés pour expliquer cette négociation d’entreprise peu favorable aux salariées. »

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Sommes-nous prêts pour la fin du monde ?

France Culture, 18/01/2019

Avec Pierre-Henri Castel, directeur de recherches au Lier (CNRS/EHESS), psychanalyste

« Ce samedi 12 janvier 2019, le premier Forum France Culture de la saison a attiré plus de 5 500 personnes dans le Grand amphithéâtre de la Sorbonne autour du thème La planète se réchauffe… Comment on s’y prépare. Le public a assisté aux 4 débats portés par les producteurs de France Culture, Emmanuel Laurentin, Adèle Van Reeth, Nicolas Martin, Olivia Gesbert et à la Masterclasse de Cécile Duflot animée par Etienne Klein. L’écologiste et directrice générale d’Oxfam France sera l’invitée de Guillaume Erner dans Les Matins de France Culture dès 7h40 pour ouvrir cette journée spéciale à l’antenne. »

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Sait-on encore débattre en France  ?

La Croix, 14/01/2019

Avec Bernard Manin, directeur d’études EHESS

« Nous sommes entrés dans l’ère du pluralisme sans débat. Le phénomène n’est peut-être pas aussi marqué en France que dans d’autres démocraties, mais les expériences étrangères montrent que le danger n’est pas imaginaire. La valeur du débat doit être réaffirmée et défendue car l’attachement au dialogue menace de s’éroder. »

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« Un peuple, deux populaces »

AOC Media, 16/01/2019

Par Danny Trom, chargé de recherches CNRS

« Il est des traditions politiques où l’on ne sait à quel principe se vouer lorsqu’ils entrent en tension. Égalité et liberté étaient destinées à être embrassées d’un seul regard, mais très vite c’est un strabisme qui finit par affecter durablement la vision politique moderne, née en France avec la Révolution, mais appelée à se répandre partout. »

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Gilets jaunes : «L’idée que seule la violence paye est très présente»

Libération, 11/01/2019

Avec Isabelle Sommier, professeure de sociologie à l’ université Paris 1-Panthéon Sorbonne

« L’ampleur de la répression actuelle me frappe, avec le recours à toutes les forces disponibles, y compris celles qui ne sont pas formées à l’exercice et d’ailleurs pour la plupart responsables des faits de violence. La recherche de contact physique avec les manifestants tranche avec la doctrine de la mise à distance, le suréquipement venu de la gestion des violences urbaines comme [les armes de type] Flash-Ball. »

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Ce que révèlent les courriers envoyés à l’Élysée sous François Hollande

Le Point, 12/01/2019

Avec Julien Fretel, professeur de science politique à l’Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne

« Le mépris social dont il est question actuellement est constitutif de la professionnalisation politique telle qu’elle s’est développée en France et de la composition du personnel politique, dont l’immense majorité appartient aux classes sociales les plus favorisées – certes, pas les plus favorisées des favorisées. L’expression « sans-dents » est aujourd’hui sur la langue de manifestants. Hier, il était fréquent que des citoyens en colère écrivent à François Hollande en signant « un sans-dents ». Cette formule, comme d’autres, est actuellement reprise par des Gilets jaunes à des fins politiques, pour exprimer une souffrance de classe, pour tenter de dire que « le peuple » est sacrifié par « ses élites ». »

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A quoi sert la Commission nationale du débat public ?

Libération, 10 janvier 2019

Avec Loïc Blondiaux, professeur des université à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Depuis ses origines, la CNDP fait figure d’intrus dans le système politco-administratif. […] Les hauts fonctionnaires et porteurs de projets la voient comme une sorte de contrainte. Il y a eu un nombre tout à fait conséquent de propositions de loi visant à sa suppression, car elle est perçue comme faisant concurrence à la décision parlementaire. »

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Brésil : Investiture de Jair Bolsonaro

France Inter, 01/01/2019

Avec Maud Chirio, maître de Conférences à l’Université de Paris-Est Marne-la-Vallée

« Jair Bolsonaro a séduit 55% des Brésiliens, en dépit de ses dérapages racistes, misogynes et homophobes, en leur promettant de mater corruption, violence et crise économique.  Le nostalgique de la dictature prend mardi ses fonctions à la tête du plus grand pays d’Amérique latine. Et dans son gouvernement on compte  sept militaires, un adepte des théories du complot, une pasteure anti-IVG chargée des droits des femmes, et le juge Moro, le « monsieur propre » qui a mis Lula en prison.On en parle aujourd’hui avec notre correspondant Olivier Poujade en direct de Brasilia et notre invitée Maud Chirio,historienne spécialiste du Brésil. »

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2019 : la France et l’Europe en quête de démocratie

France Culture, 2 janvier 2019

Avec Antoine Vauchez, directeur de recherche CNRS

« Contesté à l’intérieur et isolé à l’extérieur, Emmanuel Macron aborde 2019 dans une situation délicate. Celui qui se voulait le président de l’Europe semble n’avoir plus qu’une marge de manœuvre bien réduite pour faire avancer l’Union, en cette année d’élection européenne. Ce scrutin, traditionnellement négligé par les électeurs, s’avèrera crucial à deux niveaux.

Pour en parler dans les Matins, nous recevons Bruno Cautrès, chercheur CNRS au CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po). Auteur de “Les Européens aiment-ils toujours l’Europe?” (La Documentation française, 2014), et Antoine Vauchez, directeur de recherche au CNRS au Centre européen de sociologie et de sciences politiques (Université Paris 1 – EHESS). Auteur de Démocratiser l’Europe (Seuil, 2014). »

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Les forcenés

Le Monde Diplomatique – Les blogs, 8 janvier 2019

Par Frédéric Lordon, directeur de recherche CNRS

« Quand un mouvement quasi-insurrectionnel hurle au gouvernement qu’il mettra le feu plutôt que de continuer dans cette direction, et que le gouvernement lui répond qu’il a « bien entendu » « l’impatience », qu’il a bien compris la demande, l’envie même, d’aller encore « plus loin dans le changement », de se montrer « encore plus radical dans les méthodes et les manières de faire », comment écarter l’hypothèse psychiatrique ? Quel type de rapport Benjamin Griveaux entretient-il avec la réalité quand il se prévaut d’une « envie de changement des Français », en tout cas d’une envie du type de celle qui appellerait sa réponse à lui ? Et, accessoirement, pourquoi ne se trouve-t-il pas un média pour le lui faire remarquer clairement ? »

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Ce que devrait savoir le Président

AOC Media, 07/01/2019

Julien Fretel, professeur de science politique à l’Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne

« Lire méthodiquement les très nombreuses lettres adressées chaque jour au président François Hollande durant son quinquennat permet de voir venir, de loin, ce qui a pris la forme du mouvement « gilets jaunes ». Hélas, la très grande majorité d’entre elles furent dès leur réception qualifiées de simples « requêtes » par le service du courrier et, à ce titre, jamais transmises au cabinet. C’était pourtant à biens des égards précisément les plus politiques. »

 

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Gilets jaunes: les limites du fichier de recensement des casseurs annoncé par Philippe

BFM TV, 08/01/2019

Patrick Bruneteaux, chercheur CNRS

« Les fichiers ont toujours existé, ils sont un instrument fondamental du pouvoir d’Etat. Quel que soit le chef d’Etat, il a besoin d’information, le renseignement est vital à travers des fiches et pendant les manifestations par des policiers infiltrés. Ils servent de mémoire collective aux forces de l’ordre. »

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Gilets jaunes, RIC, “Assemblée du futur”… Et si on passait à la VIe République ?

Télérama, 03/01/2019

Avec Bastien François, professeur de science politique à l’Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne

« En 1958, la Ve République est née dans la violence d’une guerre de décolonisation et d’une tentative de coup d’Etat en ­Algérie. Aujourd’hui, nous sommes plutôt devant une lente implosion du système. »

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« Cherif Chekatt ou le faux djihadiste »

Le Monde, 13 décembre 2018

Par Farhad Khosrokhavar, directeur d’études EHESS

« Les nouveaux terroristes ne connaissent pas bien l’islam, ou pratiquent un fondamentalisme que l’Etat français interprète comme une radicalisation alors qu’il ne porte pas d’intention violente (on connaît fort peu de cas de fondamentalistes ayant pris un virage djihadiste). Ils sont également habités par un profond sentiment de stigmatisation du fait de leurs origines étrangères (la famille de Chekatt est originaire d’Afrique du Nord) et de leur implication dans des affaires criminelles ou des actes de délinquance. Ils sont souvent issus des quartiers populaires, voire des habitats sociaux (c’est le cas de Chekatt), qui relèvent de ce que j’ai appelé « l’urbain djihadogène », c’est-à-dire des endroits qui favorisent la radicalisation. »

Lire l’intégralité de la tribune.

Pourquoi « le jihadisme bourgeonne » à Strasbourg : les explications d’un sociologue

Sud Ouest, 13 décembre 2018

Avec Farhad Khosrokhavar, directeur d’études EHESS

« Strasbourg est au carrefour de l’Europe, on n’a qu’à traverser le Rhin pour être en Allemagne et on n’est pas très loin de la Suisse. Cherif Chekatt est un multirécidiviste de 29 ans, qui a aussi commis des crimes dans ces deux pays. Il y a une fluidité ; les idées de jihadisme peuvent se répandre vraisemblablement avec plus d’aisance qu’ailleurs. »

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Terrorisme : « Strasbourg est l’une des villes de France où il y a une sorte d’ancrage »

France Culture, 13 décembre 2018

Avec Farhad Khosrokhavar, directeur d’études EHESS

« Dans son cas, le seul point qui pourrait donner le sentiment d’une radicalisation au sens religieux du terme, c’est la prison. Les autorités carcérales disant qu’il a été radicalisé. Je crois que c’est faux. En prison, on confond souvent le fondamentalisme religieux et la radicalisation. « 

Lire l’interview dans son intégralité.

« Hôtesses d’accueil, aides à domicile, emploi précaire au féminin »

France Inter, 12 décembre 2018

Avec Christelle Avril, maitresse de conférences EHESS

« Celles qui interviennent depuis les années 1960 chez des personnes âgées dépendantes, sont en très forte augmentation : elles sont passées de 30 000 dans les années 1970 à 570 000 aujourd’hui. Sait-on vraiment en quoi consiste leur travail quotidien ? Christelle Avril, a réalisé une enquête de terrain, son livre Les aides à domicile : un autre monde populaire, analyse ces emplois de service comme le nouveau visage des milieux populaires salariés. »

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Et si une nouvelle Europe était la réponse à la crise des gilets jaunes ?

LCI, 11 décembre 2018

Avec Guillaume Sacriste, maître de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« L’idée n’est donc pas de dissoudre les instances en place, mais de créer une nouvelle institution qui contrôle le gouvernement européen actuel. Cela prendra la forme d’une assemblée, qui pourra voter des impôts européens et réorienter les politiques européennes vers plus d’égalité sociale. »

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«Le pacte sur les migrations est imposé par les pays du Sud»

Le Figaro, 10 décembre 2018

Avec Pierre Vermeren, professeur des universités

« Il y a plusieurs milliers de morts par an dans l’organisation anarchique des migrations. On voit de la traite d’êtres humains, pour ne pas dire autre chose. On a vu des cas d’esclavage. Que l’ONU s’en empare n’est pas étonnant. « 

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La drogue et vous : participez à la «Global Drug Survey»

Libération, 10 décembre 2018

Avec Marie Jauffret-Roustide, chercheuse à l’Inserm et référente de la GDS en France

« L’étude va notamment s’intéresser à deux axes cette année, détaille-t-elle. La question du consentement en lien avec les thèmes de la drogue et de la sexualité. Mais aussi à l’usage thérapeutique de certaines substances, comme l’ayahuasca, pour traiter certaines pathologies mentales. »

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Inégalités. « Les gilets jaunes ont remis les classes populaires au centre du débat public »

L’humanité, 11 décembre 2018

Avec Alexis Spire, directeur de recherche CNRS

« La colère, toutefois, est ancienne : elle a été nourrie par l’accroissement des inégalités et l’augmentation des prélèvements proportionnels qui s’appliquent de la même façon, quel que soit le revenu, et qui pèsent très lourd sur le budget des ménages modestes. »

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Gilets jaunes – Patrice Gueniffey : « L’égalitarisme, cette passion française »

Le Point, 7 décembre 2018

Avec Patrice Gueniffey, directeur d’études EHESS

« On pourrait remonter jusqu’aux Gaulois indisciplinés, vitupérés récemment par le président, divisés entre une multitude de tribus guerrières qui, au moment de l’invasion romaine, préférèrent la défaite à l’union. »

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« Face au mépris social, la revanche des invisibles »

AOC Media, 7 décembre 2018

Par Serge Paugam, directeur d’études EHESS

« Publié il y a 25 ans, un ouvrage semble avoir été tout particulièrement annonciateur du malaise social qui s’exprime à la faveur du mouvement des gilets jaunes : La Misère du monde. Et, au-delà de ce livre collectif dirigé par Pierre Bourdieu, les travaux ultérieurs ne manquent pas, ni les concepts – « misère de position », «exclusion de l’intérieur », «intégration fragilisée »… – qui permettent de comprendre l’invisibilisation des personnes qui manifestent aujourd’hui. »

Lire l’intégralité de l’analyse.

Fin de monde ?

Le Monde Diplomatique – Les blogs, 5 décembre 2018

Par Frédéric Lordon, directeur de recherche CNRS

« En tout cas, dans le paysage général de la violence, les médias, surtout audiovisuels, ont toujours pris ce qui les arrangeait en ayant bien soin de laisser le reste invisible, donc la violence incompréhensible, par conséquent à l’état de scandale sans cause : le mal à l’état pur. »

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Mesure et démesure de la monnaie

France Culture, 4 décembre 2018

Avec Nicolas Barreyre, maitre de conférences EHESS

« Au début du XIXème siècle, l’Angleterre est le premier pays à choisir l’étalon-or, suivi ensuite par la plupart des grandes puissances. Un siècle plus tard, les accords de Bretton Woods consacrent l’hégémonie du dollar au détriment de la livre sterling. Le billet vert est désormais la seule monnaie convertible en or et cela jusqu’à la fin de Bretton Woods en 1971 qui ouvre la voie au règne des taux de change flottants. Des décisions aux lourdes conséquences économiques et politiques que nous allons examiner dans l’heure qui vient. »

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« De l’illisibilité du champ politique »

AOC Media, 5 décembre 2018

Par Gérard Mauger, directeur de recherche émérite CNRS

« S’il est une chose que vient, entre autres, souligner le mouvement des Gilets Jaunes, c’est que l’élection d’Emmanuel Macron n’a pas été perçue par tous comme le « bouleversement politique » qu’y ont vu les éditorialistes. La déconfiture essuyée par les Républicains et le Parti Socialiste aux élections présidentielles témoigne toutefois d’un moment de redéfinition des schèmes de lecture de l’espace politique. Le mot de « populisme », comme la dénonciation de l’UMPS ou l’ambition macronienne d’incarner « et la droite et la gauche » ont contribué à faire advenir un champ politique désormais illisible. »

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Gilets jaunes : Macron se tait, Philippe consulte

Public Sénat, 3 décembre 2018

Avec Frédéric Sawicki, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Après les violences de samedi au coeur de Paris et conformément au souhait d’Emmanuel Macron, Edouard Philippe, le Premier ministre, a entâmé ce matin toute une série de consultations pour tenter de calmer la crise des Gilets Jaunes. Elles se poursuivront demain avec en particulier les syndicats de polices et – peut-être – des représentants des Gilets Jaunes. Des débats seront par ailleurs organisés cette semaine à l’Assemblée nationale et au Sénat. Une séquence qui pourrait se traduire par des annonces gouvernementales attendues avant la fin de la semaine. Comment sortir de cette crise politique aussi inédite que grave ?

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Démocratie directe, représentativité… Le casse-tête du dialogue entre les «gilets jaunes» et le gouvernement

20 Minutes, 4 décembre 2018

Avec Albert Ogien, directeur de recherches CNRS

« Il n’a pas fait couler la démocratie dans les institutions, même au sein de son propre mouvement, où l’absence de démocratie interne a été critiquée. »

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Gérard Noiriel : «Pour Macron, les classes populaires n’existent pas»

Libération, 2 décembre 2018

Avec Gérard Noiriel, directeur d’études EHESS

« Le plus surprenant pour moi a été de voir l’éclosion brutale d’une multitude de petits groupes hétéroclites dispersés dans des milliers d’endroits différents. Ce qui me frappe dans le retour de cette démocratie directe, c’est la diversité des profils, des genres, des origines et des revendications. C’est une leçon adressée aux syndicats, qui n’ont pas réussi à mettre en œuvre cette diversité. »

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« L’enjeu des luttes populaires, c’est la dignité »

La Croix, 3 décembre 2018

Avec Gérard Noiriel, directeur d’études EHESS

« À présent, ce sont les réseaux sociaux et les chaînes d’information en continu qui permettent de coordonner une telle lutte et de renouer avec l’action directe passée. Avec une grande différence : le bouche-à-oreille a été remplacé par une technologie qui conduit certains manifestants à se regarder en train de manifester. »

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« Carlos Ghosn, le manager qui se voulait faire aussi gros que les grands capitalistes »

La Tribune, 28 novembre 2018

Par Michel Villette, Professeur AGROPARISTECH

« Le problème personnel de Carlos Ghosn est sans doute là : il dirige l’une des plus grosses entreprises du monde, mais il ne fait pas partie du club des grands capitalistes mondiaux. Même s’il se confirme qu’il a triché avec le fisc japonais, même s’il était parvenu à doubler sa mise par ce moyen, il serait encore loin du compte ! »

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Quel féminisme après #MeToo ? Un débat du Monde festival Montréal

Le Monde, 13 novembre 2018

Avec Eva Illouz, directrice d’études EHESS

« Le mot « féminisme » demeure un gros mot dans la bouche de certains Français. Au Québec, il rime depuis longtemps avec « égalité », et des hommes n’hésitent pas à s’en emparer. Comment expliquer cette différence culturelle entre nos deux pays ? Quelles similarités et quelles différences dans les histoires des féminismes français et québécois ? Quel impact l’affaire Weinstein a-t-elle eu des deux côtés de l’Atlantique ? Comment les études de genre sont-elles reçues ?

La sociologue Eva Illouz, l’écrivaine Belinda Cannone, la présidente de Pour les droits des femmes du Québec, Diane Guilbault, et la cofondatrice de Mouvement Québec contre les violences sexuelles, Mélanie Lemay, en ont débattu lors de la première édition du Monde Festival à Montréal le 26 octobre. Une rencontre animée par Nicolas Truong, journaliste au Monde. »

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Gérard Noiriel : « Les “gilets jaunes” replacent la question sociale au centre du jeu politique »

Le Monde, 27 novembre 2018

Avec Gérard Noiriel, directeur d’études EHESS

« Un mouvement populaire est une relation sociale qui implique toujours un grand nombre d’acteurs. Il faut prendre en compte ceux qui sont à l’initiative du mouvement, ceux qui coordonnent l’action, ceux qui émergent en tant que porte-parole de leurs camarades, et aussi les commentateurs qui tirent les « enseignements du conflit ». « 

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L’histoire pour comprendre les gilets jaunes

C Politique, 25 novembre 2018

Avec Gérard Noiriel, directeur d’études EHESS

« Karim Rissouli, entouré de Camille Girerd, Thomas Snégaroff et Luc Hermann, propose de revenir sur les temps forts de l’actualité en présence d’un invité fil rouge. Invité : Gérard Noiriel, historien spécialiste des mouvements sociaux et auteur de « Une histoire populaire de la France de Jeanne d’Arc à Macron » (Editions Agone). »

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« En Nouvelle-Calédonie, un non en trompe-l’œil »

Le Monde, 24 novembre 2018

Par Michel Naepels, directeur d’études EHESS, directeur de recherche CNRS

« En refusant à plus de 56 % la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie, le référendum du 4 novembre ne marque pas la fin d’une revendication. C’est même une victoire pour les indépendantistes. »

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« De #MeToo à #NousToutes: la longue marche des femmes »

Mediapart – Blog, 22 novembre 2018

Par Vanessa Jerome

« On entend souvent que « l’on ne peut pas forcer les femmes à témoigner ou à porter plainte, parce que ce serait une deuxième violence ». En effet. Alors passons à autre chose. À d’autres formes de légitimation de leur parole. À d’autres formes de mise en honte et de condamnation de ceux qui les ont violentées. Et que fleurissent les #WhyIDIdntReport, les #MyJobShouldNotIncludeAbuse et tous les hastags que l’on pourra inventer ! Les tribunes, les articles, les livres, les œuvres d’art, les boycotts, les grèves, les envahissements de tous les espaces, de toutes les scènes sociales et politiques en même temps. »

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Comprendre les «gilets jaunes» : l’exemple des mutations de Bordeaux et de la Gironde

Le Figaro, 21 novembre 2018

Avec Pierre Vermeren, professeur des universités

« L’historien Pierre Vermeren, fin connaisseur de la géographie sociale française, explique les «gilets jaunes» en décrivant les bouleversements qu’ont connus Bordeaux et son département. »

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Dans les boutiques, travailler debout, « c’est une épreuve »

La Croix, 22 novembre 2018

Avec Pascal Barbier, maître de conférences à l’Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne

« Le vendeur est aussi tour à tour caissier et magasinier. Le commerce atteint un niveau de taylorisation presque comparable à celui de l’industrie. »

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Dominique Pasquier : «Les usages avancés du Net restent élitistes»

Libération, 21 novembre 2018

Avec Dominique Pasquier, directrice de recherche CNRS

« Ce que je retiens, c’est que les personnes que j’ai rencontrées ont pris ce qui était important pour elles. Mais ce qui a encore du mal à passer aujourd’hui, c’est la dématérialisation des services administratifs. Ce sont des personnes qui se promènent sur le Bon Coin avec une grande aisance, elles n’y ont aucun problème d’interface, et dès qu’elles se retrouvent sur le site de Pôle Emploi ou de la CAF, c’est l’horreur. Ce sont d’énormes problèmes d’ergonomie, et il y a une grosse responsabilité de la part des pouvoirs publics. »

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Affaire Carlos Ghosn: l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi fragilisée

RFI, 20 novembre 2018

Avec Sébastien Lechevalier, directeur d’études EHESS , président de la Fondation France-Japon de l’EHESS

« Cela « ressemble quand même beaucoup à un règlement de compte. […] Il y a à un moment donné, inévitablement, dans la diffusion de documents confidentiels, une intervention, un feu vert donné par d’autres dirigeants de Nissan qui souhaitaient se débarrasser de Ghosn ». »

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« L’extrême droite et la faillite politique et morale de la droite libérale »

AOC Media, 21 novembre 2018

Par Albert Ogien, directeur de recherche CNRS

« Italie, États-Unis, Brésil : ces trois pays ont connu des scénarios peu ou prou comparables, conduisant à l’arrivée au pouvoir d’un personnel politique affilié à l’extrême droite. Pour expliquer ce phénomène récurrent, l’échec de la gauche est toujours pointé. C’est oublier que les candidats et partis les plus réactionnaires ont chaque fois profité de l’état exsangue des droites libérales pour tirer leur épingle du jeu. »

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« Macron pourra-t-il encore longtemps se passer d’un « vrai » parti politique ? »

AOC Media, 20 novembre 2018

Par Frédéric Sawicki, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Emmanuel Macron apparaît de plus en plus clairement comme un président sans parti. Simple état-major occupé à procurer de la tranquillité à son chef, LREM ne produit ni idées ni ancrage local. Si le défaut de base organisationnelle a largement contribué à l’élection d’Emmanuel Macron, cela pourrait rapidement grever son avenir politique. »

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Blocage du 17 novembre : « Le gouvernement paye une politique fiscale » qui « apparaît très injuste »

France Info, 16 novembre 2018

Avec Frédéric Sawicki, professeur Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« On a quelque chose de plus large qui fait sans doute aussi la faiblesse, non pas sur le moment on verra demain, mais sur le plus long terme. Tout cela n’est pas adossé sur une organisation durable, pérenne qui est capable de négocier avec le gouvernement et d’inscrire dans la durée cette action. »

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A Marseille, «il y a une forme d’exotisme de proximité qui est à l’œuvre»

Libération, 15 novembre 2018

Avec Michel Peraldi, directeur de recherche CNRS

« C’est donc une ville qui a une mémoire, un imaginaire qui a été nourri par d’autres que les intellectuels locaux. Albert Londres, Blaise Cendrars ont écrit sur elle. De ce point de vue-là, elle est un peu comme Tanger. Il y a un «récit» de Marseille. Et cela perdure, alors qu’au fond, Marseille est une étoile morte. »

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Prix des carburants et gilets jaunes : « Certains habitants se sentent délaissés par les pouvoirs publics »

Sud Ouest, 13 novembre 2018

Avec Alexis Spire, directeur de recherche CNRS

« En général, les mobilisations contre les prix des carburants sont initiées par des organisations professionnelles ou des syndicats. Là, il s’agit d’une réaction apparemment spontanée, en dehors des structures traditionnelles – même si des partis politiques ont très vite décidé de rallier le mouvement. L’autre particularité de cette mobilisation, c’est qu’elle n’est pas circonscrite territorialement. »

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« La Première guerre mondiale a eu des conséquences considérables »

CNews, 9 novembre 2018

Avec Stéphane Audoin-Rouzeau, directeur d’études EHESS

« Le conflit a mis fin à tout un ancien régime européen, avec la chute de quatre empires. Il a entièrement remodelé une carte européenne sur laquelle nous vivons encore largement aujourd’hui. »

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« Nouvelle-Calédonie : un référendum qui ne clôt pas la lutte pour l’indépendance »

AOC Media, 9 novembre 2018

Par Benoit Trépied, chargé de recherche CNRS

« Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » À cette question posée le dimanche 4 novembre 2018, les électeurs calédoniens ont répondu par la négative, mais dans une proportion nettement moins importante qu’annoncée. Pour les Kanak indépendantistes à qui l’on prédisait une déroute, cette défaite suscite paradoxalement un immense espoir en vue du prochain référendum de 2020. Retour sur un scrutin historique dans un « Caillou » au destin colonial et postcolonial décidément unique.

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Inégalité des sexes : à l’adolescence, 65% des filles considèrent « qu’elles ont moins de droits que les garçons »

France Info, 8 novembre 2018

Avec Serge Paugam, directeur d’études EHESS

« La tenue vestimentaire est une forme de discrimination dont les filles se disent plus victimes que les garçons. A la préadolescence, les filles cherchent davantage à affirmer leur féminité. La tenue vestimentaire devient un instrument par lequel elle tentent de se valoriser. Mais dans ce jeu de démonstration, il y a des formes de discrimination et des moqueries, parfois même du harcèlement. »

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« La plupart des fêtes catholiques sont dénaturées par le marché »

Le Figaro, 31 octobre 2018

Par Pierre Vermeren, professeur des universités

« Le silence qui entoure les fêtes chrétiennes – on n’ose dire catholiques – dans les médias audiovisuels est si fort que le droit à l’information sur l’actualité religieuse s’est envolé. Subrepticement, on a appris, à l’occasion des assassinats de Trèbes, que la messe des «Rameaux» a été célébrée en la mémoire des victimes, mais qui comprend encore ce mot ? »

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« Istanbul, c’est toujours Constantinople »

Le Monde, 11 novembre 2018

Par Marc Aymes, chargé de recherches

« A l’occasion du centenaire du 11 novembre 1918, nous avons demandé à un historien de tenter un exercice d’histoire contrefactuelle : et si, après la première guerre mondiale, l’Empire ottoman n’avait pas disparu ? Pour Marc Aymes, c’est simple : il est toujours là. »

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L’extrême droite au pouvoir au Brésil : et maintenant, que faire ?

L’Humanité, 8 novembre 2018

Avec Maud Chirio, historienne, maître de Conférences à l’Université de Paris-Est Marne-la-Vallée

« La rapidité avec laquelle le Brésil entre dans une réalité dystopique est époustouflante. Adhésion à un néopentecôtisme médiéval, abandon de toute préoccupation environnementale, exaltation de la violence policière, appel à dénoncer les professeurs « communistes », entraves à la liberté de la presse, éloges de la dictature, militarisation de l’exécutif, criminalisation des mouvements sociaux. »

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