Nos chercheurs dans les médias

Flambée de l’antisémitisme : « Tout ce qui est rejet de l’autre devient un élément moteur »

Europe 1, 13/02/2019

Avec Denis Peschanski, directeur de recherche CNRS

« On assiste à une atomisation de la société et une perte des repères. Tout ce qui est rejet de l’autre devient un élément moteur », observe le directeur de recherche au CNRS. « On a perdu la référence partagée aux valeurs de la Révolution. Ce qui serait le plus dangereux, ce serait une réaction communautariste. »

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« Dettes africaines et prêts chinois »

AOC Media, 14/02/2019

Avec Thierry Pairault, directeur de recherche émérite CNRS

« Longtemps les investissements chinois en Afrique ont été surestimés, comme l’est désormais la dette des pays africains envers la Chine. L’étude et l’appréciation de la présence chinoise en Afrique imposent pourtant de se pencher sur les faits – unique­ment sur les faits objectifs. Et de montrer, par exemple, et au-delà des fantasmes, l’absence de corrélation entre dette africaine et prêts chinois. »

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« Nos guerres civiles, entre passions incandescentes et retour au réalisme »

Le Figaro, 12/02/2019

Par Ran Halévi, directeur de recherche CNRS

« Après quatre mois de manifestations, on peut se demander ce que ressentent aujourd’hui leurs tout premiers initiateurs. Non pas les porte-parole échevelés qu’on a vus, parés de jaune, défiler sans fin dans les médias, pour apostropher ministres et députés, disserter sur les institutions et réclamer, au choix, le renvoi du gouvernement, la destitution du chef de l’État, une nouvelle République, des référendums perpétuels… Mais les vétérans des ronds-points, ces «périphériques» invisibles, oubliés, surtaxés, dont on n’avait jusque-là qu’une connaissance livresque, avant que tout un pays ne se mette à les entendre et, pour un temps, à les acclamer. Que pensent-ils de leur révolte, presque aussitôt noyautée par des sermons haineux, des menaces physiques, des violences extrêmes, des dérapages et des déprédations ? »

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« Les valeurs de gauche ne sont pas en déshérence mais les électeurs n’ont plus confiance »

Regards, 12/02/2019

Avec Frédéric Sawicki,  professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Ce que paye le PS, ce n’est pas seulement qu’il n’ait pas été suffisamment à gauche mais surtout pas suffisamment clair dans ce qu’il voulait : après tout, on aurait pu imaginer que l’entreprise qu’il représente assume de dire qu’il y a une mondialisation, de la concurrence, qu’on ne peut plus utiliser les recettes interventionnistes d’hier… Le PS perd parce qu’il n’a choisi sur aucun tableau. »

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Panels, plateformes, laboratoires… ces régions qui donnent la parole aux citoyens

La gazette des communes, 13/02/2019

Avec Loïc Blondiaux, professeur des université à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Le budget alloué, la place dans l’organigramme et le portage politique sont trois bons indicateurs de la crédibilité d’une politique de démocratie citoyenne », selon Loïc Blondiaux. »

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Wendy Bouchard : aujourd’hui immersion à la crèche : comment les enfants se construisent-ils ?

Europe 1, 12/02/2019

Avec Wilfried Lignier, chargé de recherche CNRS

« Jeudi dernier, paraissait l’enquête du sociologue Wilfried Lignier sur les coulisses   d’une crèche et la vie des bébés en collectivité… Donner, prendre, partager, verbaliser, vivre en bonne intelligence est tout l’enjeu des premières années d’apprentissage de nos chères têtes blondes. »

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« Les fausses nouvelles, un symptôme de la privatisation de la vérité »

Slate, 13/02/2019

Par Monique Dagnaud, directrice de recherche CNRS

« Autrement dit, à une époque où pourtant l’innovation scientifique et technique transforme radicalement les sociétés, les principes de rationalité et de vérité sont en train de se dissoudre, de se relativiser, de perdre leur légitimité auprès d’une partie de la population. »

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« Drogues: le procès El Chapo, emblématique mais dérisoire »

Mediapart, 13/02/2019

Par Marwan Mohammed, chargé de recherche CNRS

« Les autorités américaines ont plastronné lors du procès du Mexicain Joaquín Guzmán Loera, alias « El Chapo ». En apparence, sa probable condamnation à la prison à vie incarne le succès de la « guerre contre les drogues » assumée depuis Nixon. En réalité, le procès a prouvé son échec, sur fond de corruption. Un texte pour Mediapart de Marwan Mohammed, chercheur au CNRS, qui a suivi ce procès historique.« 

« Charlie » et les Lumières

Le Monde, 10/02/2019

Par Antoine Lilti, directeur d’études EHESS

« Dans sa chronique, l’historien Antoine Lilti signale la parution d’un numéro spécial de « Charlie Hebdo », quatre ans après l’attentat du 7 janvier 2015, qui, selon lui, témoigne de l’actualité persistante des Lumières. Et rappelle ses propres souvenirs de la manifestation du 11 janvier en invoquant les mânes de Voltaire. »

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Penser la vulnérabilité

France Culture, 09/02/2019

Avec Michel Naepels, directeur d’études EHESS, directeur de recherche CNRS

Certaines situations, qu’on peut qualifier de limites ou critiques, obligent le chercheur en sciences sociales à reprendre, d’abord pour son compte mais aussi dans l’idée de les partager, certaines questions fondamentales que posent sa pratique. Comment faire, par exemple, l’anthropologie de la vulnérabilité, de la précarité, de la solitude. En s’appuyant sur des enquêtes menées en Nouvelle-Calédonie et en République démocratique du Congo mais aussi sur des lectures précises de textes littéraires divers, Michel Naepelsa pris le risque d’un très beau livre fragile : Dans la détresse.

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Pierre Manent et Olivier Roy: «L’Europe est-elle encore chrétienne?»

Le Figaro, 07/02/2019

Avec Pierre Manent, directeur d’études EHESS

« Intellectuel de premier plan, le philosophe Pierre Manent revendique la «marque chrétienne» des nations européennes. Il pense que les catholiques peuvent être le pont entre les musulmans et la République. Une réflexion que l’auteur avait brillamment exposée dans Situation de la France (Desclée de Brouwer, 2015). »

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Le malade connecté ou l’innovation numérique en santé

RCJ, 20/01/2019

Avec Xavier Briffault, chargé de recherche CNRS

« Une émission présentée par José Cohen et Philippe Grimbert, professeurs des universités, praticiens hospitaliers, université Paris-Est-Créteil. Ils reçoivent Xavier Briffault, chercheur en sciences sociales et épistémologie de la santé mentale au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). »

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Deux ans après son investiture : Donald Trump au pied du mur ?

France Culture, 21/01/2019

Avec Romain Huret, directeur d’études à l’EHESS

« Les Etats-Unis connaissent depuis le 22 décembre 2018 le plus long « shutdown » de leur histoire, du fait du bras de fer qui oppose le président Donald Trump au parti démocrate sur le budget de l’État fédéral. Ce blocage de l’administration provient du refus des démocrates de financer la construction du mur anti-migrants souhaité par Donald Trump à la frontière avec le Mexique. Pour sortir de l’impasse, Donald Trump a proposé samedi dernier d’offrir des extensions de permis de séjour à environ un million de migrants risquant d’être expulsés du pays, en échange du financement par le Congrès de son mur à la frontière avec le Mexique. Proposition refusée par les démocrates…

Pour mieux comprendre ce qui se joue dans cette situation américaine inédite, nous recevons Romain Huret, Historien des Etats-Unis, directeur d’études à l’EHESS, vice-président de l’EHESS en charge de la recherche. Il est notamment l’auteur de : La fin de la pauvreté ? Les experts sociaux et la Guerre contre la pauvreté aux Etats-Unis (1945 – 1974), (Editions de l’EHESS, 2008). »

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Hongrie: l’opposition peut-elle se faire entendre?

RFI, 18/01/2019

Avec Roman Krakovsky, maître de conférences à l’Université de Genève

« En Hongrie, le samedi, des milliers de manifestants se réunissent à Budapest. Les syndicats ont annoncé une nouvelle mobilisation demain (19 janvier 2019) et menacent d’une grève nationale si leur revendication n’est pas entendue. Mais leur influence est faible. Plus largement, l’opposition a du mal à s’exprimer. Elle est très minoritaire et divisée au Parlement, réduite dans les médias. L’Europe élève la voix quand ses principes sont bafoués sans pour autant influer sur la politique contestée du gouvernement Orbán. »

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« La Révolution française a conféré une légitimité supplémentaire à l’idée d’insurrection »

Revue des Deux Mondes, 18/01/2019

Avec Patrice Gueniffey, directeur d’études EHESS

« Concernant les « gilets jaunes », nous pouvons bien sûr faire des analogies, du point de vue des formes que prend le mouvement. Ses débuts ont ressemblé aux jacqueries de l’ancienne France, anti-fiscales, locales, spontanées, sans encadrement et donc avec un potentiel de dérive violente élevé. Le mouvement a ensuite évolué vers des revendications plus politiques (le référendum d’initiative citoyenne, la réforme de la Constitution, etc.) En ce sens, on pourrait établir une analogie avec le mouvement jacobin, dont il se rapproche en terme de composition sociologique. »

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« Le grand débat national serait une occasion historique de débattre du fonctionnement de notre démocratie »

Le Monde, 19/01/2019

Avec Marion Carrel, maîtresse de conférences à l’Université de Lille

« Ce pourrait aussi être une occasion historique de repenser notre modèle de justice sociale et économique. Les « gilets jaunes » posent ­clairement le lien entre une demande d’égalité économique et sociale et une demande d’égalité politique. »

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« Il est nécessaire d’inventer de nouveaux modes de participation citoyenne »

Le Monde, 19/01/2019

Avec Loïc Blondiaux, professeur des université à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Donc oui, le débat national est un outil stratégique pour gagner du temps et donner le sentiment d’une réponse, mais il peut être aussi une possibilité de sortie de cette crise. Il est clair que la défiance à l’égard des institutions représentatives a atteint un niveau tel qu’il est nécessaire d’inventer de nouveaux modes de participation citoyenne. »

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Egalité professionnelle : des accords mineurs

Alternatives Economiques, 18/01/2019

Avec Sophie Pochic, directrice de recherche CNRS

« Dans les secteurs très féminisés, où les salaires sont souvent bas et les horaires fragmentés (commerce, santé, services à la personne), les entreprises négocient peu sur l’égalité, et les textes sont souvent de piètre qualité. La présence massive de femmes est associée à l’idée d’une « égalité-déjà-là ». Or les chiffres démontrent souvent un avantage masculin dans l’accès à un emploi décent (CDI-temps plein), la rémunération ou la promotion. L’absence de syndicats et l’absence d’accord de branche sont deux facteurs-clés pour expliquer cette négociation d’entreprise peu favorable aux salariées. »

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Sommes-nous prêts pour la fin du monde ?

France Culture, 18/01/2019

Avec Pierre-Henri Castel, directeur de recherches au Lier (CNRS/EHESS), psychanalyste

« Ce samedi 12 janvier 2019, le premier Forum France Culture de la saison a attiré plus de 5 500 personnes dans le Grand amphithéâtre de la Sorbonne autour du thème La planète se réchauffe… Comment on s’y prépare. Le public a assisté aux 4 débats portés par les producteurs de France Culture, Emmanuel Laurentin, Adèle Van Reeth, Nicolas Martin, Olivia Gesbert et à la Masterclasse de Cécile Duflot animée par Etienne Klein. L’écologiste et directrice générale d’Oxfam France sera l’invitée de Guillaume Erner dans Les Matins de France Culture dès 7h40 pour ouvrir cette journée spéciale à l’antenne. »

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Sait-on encore débattre en France  ?

La Croix, 14/01/2019

Avec Bernard Manin, directeur d’études EHESS

« Nous sommes entrés dans l’ère du pluralisme sans débat. Le phénomène n’est peut-être pas aussi marqué en France que dans d’autres démocraties, mais les expériences étrangères montrent que le danger n’est pas imaginaire. La valeur du débat doit être réaffirmée et défendue car l’attachement au dialogue menace de s’éroder. »

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« Un peuple, deux populaces »

AOC Media, 16/01/2019

Par Danny Trom, chargé de recherches CNRS

« Il est des traditions politiques où l’on ne sait à quel principe se vouer lorsqu’ils entrent en tension. Égalité et liberté étaient destinées à être embrassées d’un seul regard, mais très vite c’est un strabisme qui finit par affecter durablement la vision politique moderne, née en France avec la Révolution, mais appelée à se répandre partout. »

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Gilets jaunes : «L’idée que seule la violence paye est très présente»

Libération, 11/01/2019

Avec Isabelle Sommier, professeure de sociologie à l’ université Paris 1-Panthéon Sorbonne

« L’ampleur de la répression actuelle me frappe, avec le recours à toutes les forces disponibles, y compris celles qui ne sont pas formées à l’exercice et d’ailleurs pour la plupart responsables des faits de violence. La recherche de contact physique avec les manifestants tranche avec la doctrine de la mise à distance, le suréquipement venu de la gestion des violences urbaines comme [les armes de type] Flash-Ball. »

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Ce que révèlent les courriers envoyés à l’Élysée sous François Hollande

Le Point, 12/01/2019

Avec Julien Fretel, professeur de science politique à l’Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne

« Le mépris social dont il est question actuellement est constitutif de la professionnalisation politique telle qu’elle s’est développée en France et de la composition du personnel politique, dont l’immense majorité appartient aux classes sociales les plus favorisées – certes, pas les plus favorisées des favorisées. L’expression « sans-dents » est aujourd’hui sur la langue de manifestants. Hier, il était fréquent que des citoyens en colère écrivent à François Hollande en signant « un sans-dents ». Cette formule, comme d’autres, est actuellement reprise par des Gilets jaunes à des fins politiques, pour exprimer une souffrance de classe, pour tenter de dire que « le peuple » est sacrifié par « ses élites ». »

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A quoi sert la Commission nationale du débat public ?

Libération, 10 janvier 2019

Avec Loïc Blondiaux, professeur des université à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Depuis ses origines, la CNDP fait figure d’intrus dans le système politco-administratif. […] Les hauts fonctionnaires et porteurs de projets la voient comme une sorte de contrainte. Il y a eu un nombre tout à fait conséquent de propositions de loi visant à sa suppression, car elle est perçue comme faisant concurrence à la décision parlementaire. »

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Brésil : Investiture de Jair Bolsonaro

France Inter, 01/01/2019

Avec Maud Chirio, maître de Conférences à l’Université de Paris-Est Marne-la-Vallée

« Jair Bolsonaro a séduit 55% des Brésiliens, en dépit de ses dérapages racistes, misogynes et homophobes, en leur promettant de mater corruption, violence et crise économique.  Le nostalgique de la dictature prend mardi ses fonctions à la tête du plus grand pays d’Amérique latine. Et dans son gouvernement on compte  sept militaires, un adepte des théories du complot, une pasteure anti-IVG chargée des droits des femmes, et le juge Moro, le « monsieur propre » qui a mis Lula en prison.On en parle aujourd’hui avec notre correspondant Olivier Poujade en direct de Brasilia et notre invitée Maud Chirio,historienne spécialiste du Brésil. »

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2019 : la France et l’Europe en quête de démocratie

France Culture, 2 janvier 2019

Avec Antoine Vauchez, directeur de recherche CNRS

« Contesté à l’intérieur et isolé à l’extérieur, Emmanuel Macron aborde 2019 dans une situation délicate. Celui qui se voulait le président de l’Europe semble n’avoir plus qu’une marge de manœuvre bien réduite pour faire avancer l’Union, en cette année d’élection européenne. Ce scrutin, traditionnellement négligé par les électeurs, s’avèrera crucial à deux niveaux.

Pour en parler dans les Matins, nous recevons Bruno Cautrès, chercheur CNRS au CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po). Auteur de “Les Européens aiment-ils toujours l’Europe?” (La Documentation française, 2014), et Antoine Vauchez, directeur de recherche au CNRS au Centre européen de sociologie et de sciences politiques (Université Paris 1 – EHESS). Auteur de Démocratiser l’Europe (Seuil, 2014). »

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Les forcenés

Le Monde Diplomatique – Les blogs, 8 janvier 2019

Par Frédéric Lordon, directeur de recherche CNRS

« Quand un mouvement quasi-insurrectionnel hurle au gouvernement qu’il mettra le feu plutôt que de continuer dans cette direction, et que le gouvernement lui répond qu’il a « bien entendu » « l’impatience », qu’il a bien compris la demande, l’envie même, d’aller encore « plus loin dans le changement », de se montrer « encore plus radical dans les méthodes et les manières de faire », comment écarter l’hypothèse psychiatrique ? Quel type de rapport Benjamin Griveaux entretient-il avec la réalité quand il se prévaut d’une « envie de changement des Français », en tout cas d’une envie du type de celle qui appellerait sa réponse à lui ? Et, accessoirement, pourquoi ne se trouve-t-il pas un média pour le lui faire remarquer clairement ? »

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Ce que devrait savoir le Président

AOC Media, 07/01/2019

Julien Fretel, professeur de science politique à l’Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne

« Lire méthodiquement les très nombreuses lettres adressées chaque jour au président François Hollande durant son quinquennat permet de voir venir, de loin, ce qui a pris la forme du mouvement « gilets jaunes ». Hélas, la très grande majorité d’entre elles furent dès leur réception qualifiées de simples « requêtes » par le service du courrier et, à ce titre, jamais transmises au cabinet. C’était pourtant à biens des égards précisément les plus politiques. »

 

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Gilets jaunes: les limites du fichier de recensement des casseurs annoncé par Philippe

BFM TV, 08/01/2019

Patrick Bruneteaux, chercheur CNRS

« Les fichiers ont toujours existé, ils sont un instrument fondamental du pouvoir d’Etat. Quel que soit le chef d’Etat, il a besoin d’information, le renseignement est vital à travers des fiches et pendant les manifestations par des policiers infiltrés. Ils servent de mémoire collective aux forces de l’ordre. »

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Gilets jaunes, RIC, “Assemblée du futur”… Et si on passait à la VIe République ?

Télérama, 03/01/2019

Avec Bastien François, professeur de science politique à l’Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne

« En 1958, la Ve République est née dans la violence d’une guerre de décolonisation et d’une tentative de coup d’Etat en ­Algérie. Aujourd’hui, nous sommes plutôt devant une lente implosion du système. »

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« Cherif Chekatt ou le faux djihadiste »

Le Monde, 13 décembre 2018

Par Farhad Khosrokhavar, directeur d’études EHESS

« Les nouveaux terroristes ne connaissent pas bien l’islam, ou pratiquent un fondamentalisme que l’Etat français interprète comme une radicalisation alors qu’il ne porte pas d’intention violente (on connaît fort peu de cas de fondamentalistes ayant pris un virage djihadiste). Ils sont également habités par un profond sentiment de stigmatisation du fait de leurs origines étrangères (la famille de Chekatt est originaire d’Afrique du Nord) et de leur implication dans des affaires criminelles ou des actes de délinquance. Ils sont souvent issus des quartiers populaires, voire des habitats sociaux (c’est le cas de Chekatt), qui relèvent de ce que j’ai appelé « l’urbain djihadogène », c’est-à-dire des endroits qui favorisent la radicalisation. »

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Pourquoi « le jihadisme bourgeonne » à Strasbourg : les explications d’un sociologue

Sud Ouest, 13 décembre 2018

Avec Farhad Khosrokhavar, directeur d’études EHESS

« Strasbourg est au carrefour de l’Europe, on n’a qu’à traverser le Rhin pour être en Allemagne et on n’est pas très loin de la Suisse. Cherif Chekatt est un multirécidiviste de 29 ans, qui a aussi commis des crimes dans ces deux pays. Il y a une fluidité ; les idées de jihadisme peuvent se répandre vraisemblablement avec plus d’aisance qu’ailleurs. »

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Terrorisme : « Strasbourg est l’une des villes de France où il y a une sorte d’ancrage »

France Culture, 13 décembre 2018

Avec Farhad Khosrokhavar, directeur d’études EHESS

« Dans son cas, le seul point qui pourrait donner le sentiment d’une radicalisation au sens religieux du terme, c’est la prison. Les autorités carcérales disant qu’il a été radicalisé. Je crois que c’est faux. En prison, on confond souvent le fondamentalisme religieux et la radicalisation. « 

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« Hôtesses d’accueil, aides à domicile, emploi précaire au féminin »

France Inter, 12 décembre 2018

Avec Christelle Avril, maitresse de conférences EHESS

« Celles qui interviennent depuis les années 1960 chez des personnes âgées dépendantes, sont en très forte augmentation : elles sont passées de 30 000 dans les années 1970 à 570 000 aujourd’hui. Sait-on vraiment en quoi consiste leur travail quotidien ? Christelle Avril, a réalisé une enquête de terrain, son livre Les aides à domicile : un autre monde populaire, analyse ces emplois de service comme le nouveau visage des milieux populaires salariés. »

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Et si une nouvelle Europe était la réponse à la crise des gilets jaunes ?

LCI, 11 décembre 2018

Avec Guillaume Sacriste, maître de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« L’idée n’est donc pas de dissoudre les instances en place, mais de créer une nouvelle institution qui contrôle le gouvernement européen actuel. Cela prendra la forme d’une assemblée, qui pourra voter des impôts européens et réorienter les politiques européennes vers plus d’égalité sociale. »

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«Le pacte sur les migrations est imposé par les pays du Sud»

Le Figaro, 10 décembre 2018

Avec Pierre Vermeren, professeur des universités

« Il y a plusieurs milliers de morts par an dans l’organisation anarchique des migrations. On voit de la traite d’êtres humains, pour ne pas dire autre chose. On a vu des cas d’esclavage. Que l’ONU s’en empare n’est pas étonnant. « 

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La drogue et vous : participez à la «Global Drug Survey»

Libération, 10 décembre 2018

Avec Marie Jauffret-Roustide, chercheuse à l’Inserm et référente de la GDS en France

« L’étude va notamment s’intéresser à deux axes cette année, détaille-t-elle. La question du consentement en lien avec les thèmes de la drogue et de la sexualité. Mais aussi à l’usage thérapeutique de certaines substances, comme l’ayahuasca, pour traiter certaines pathologies mentales. »

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Inégalités. « Les gilets jaunes ont remis les classes populaires au centre du débat public »

L’humanité, 11 décembre 2018

Avec Alexis Spire, directeur de recherche CNRS

« La colère, toutefois, est ancienne : elle a été nourrie par l’accroissement des inégalités et l’augmentation des prélèvements proportionnels qui s’appliquent de la même façon, quel que soit le revenu, et qui pèsent très lourd sur le budget des ménages modestes. »

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Gilets jaunes – Patrice Gueniffey : « L’égalitarisme, cette passion française »

Le Point, 7 décembre 2018

Avec Patrice Gueniffey, directeur d’études EHESS

« On pourrait remonter jusqu’aux Gaulois indisciplinés, vitupérés récemment par le président, divisés entre une multitude de tribus guerrières qui, au moment de l’invasion romaine, préférèrent la défaite à l’union. »

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« Face au mépris social, la revanche des invisibles »

AOC Media, 7 décembre 2018

Par Serge Paugam, directeur d’études EHESS

« Publié il y a 25 ans, un ouvrage semble avoir été tout particulièrement annonciateur du malaise social qui s’exprime à la faveur du mouvement des gilets jaunes : La Misère du monde. Et, au-delà de ce livre collectif dirigé par Pierre Bourdieu, les travaux ultérieurs ne manquent pas, ni les concepts – « misère de position », «exclusion de l’intérieur », «intégration fragilisée »… – qui permettent de comprendre l’invisibilisation des personnes qui manifestent aujourd’hui. »

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Fin de monde ?

Le Monde Diplomatique – Les blogs, 5 décembre 2018

Par Frédéric Lordon, directeur de recherche CNRS

« En tout cas, dans le paysage général de la violence, les médias, surtout audiovisuels, ont toujours pris ce qui les arrangeait en ayant bien soin de laisser le reste invisible, donc la violence incompréhensible, par conséquent à l’état de scandale sans cause : le mal à l’état pur. »

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Mesure et démesure de la monnaie

France Culture, 4 décembre 2018

Avec Nicolas Barreyre, maitre de conférences EHESS

« Au début du XIXème siècle, l’Angleterre est le premier pays à choisir l’étalon-or, suivi ensuite par la plupart des grandes puissances. Un siècle plus tard, les accords de Bretton Woods consacrent l’hégémonie du dollar au détriment de la livre sterling. Le billet vert est désormais la seule monnaie convertible en or et cela jusqu’à la fin de Bretton Woods en 1971 qui ouvre la voie au règne des taux de change flottants. Des décisions aux lourdes conséquences économiques et politiques que nous allons examiner dans l’heure qui vient. »

Ecouter l’intégralité de son intervention.

« De l’illisibilité du champ politique »

AOC Media, 5 décembre 2018

Par Gérard Mauger, directeur de recherche émérite CNRS

« S’il est une chose que vient, entre autres, souligner le mouvement des Gilets Jaunes, c’est que l’élection d’Emmanuel Macron n’a pas été perçue par tous comme le « bouleversement politique » qu’y ont vu les éditorialistes. La déconfiture essuyée par les Républicains et le Parti Socialiste aux élections présidentielles témoigne toutefois d’un moment de redéfinition des schèmes de lecture de l’espace politique. Le mot de « populisme », comme la dénonciation de l’UMPS ou l’ambition macronienne d’incarner « et la droite et la gauche » ont contribué à faire advenir un champ politique désormais illisible. »

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Gilets jaunes : Macron se tait, Philippe consulte

Public Sénat, 3 décembre 2018

Avec Frédéric Sawicki, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Après les violences de samedi au coeur de Paris et conformément au souhait d’Emmanuel Macron, Edouard Philippe, le Premier ministre, a entâmé ce matin toute une série de consultations pour tenter de calmer la crise des Gilets Jaunes. Elles se poursuivront demain avec en particulier les syndicats de polices et – peut-être – des représentants des Gilets Jaunes. Des débats seront par ailleurs organisés cette semaine à l’Assemblée nationale et au Sénat. Une séquence qui pourrait se traduire par des annonces gouvernementales attendues avant la fin de la semaine. Comment sortir de cette crise politique aussi inédite que grave ?

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Démocratie directe, représentativité… Le casse-tête du dialogue entre les «gilets jaunes» et le gouvernement

20 Minutes, 4 décembre 2018

Avec Albert Ogien, directeur de recherches CNRS

« Il n’a pas fait couler la démocratie dans les institutions, même au sein de son propre mouvement, où l’absence de démocratie interne a été critiquée. »

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Gérard Noiriel : «Pour Macron, les classes populaires n’existent pas»

Libération, 2 décembre 2018

Avec Gérard Noiriel, directeur d’études EHESS

« Le plus surprenant pour moi a été de voir l’éclosion brutale d’une multitude de petits groupes hétéroclites dispersés dans des milliers d’endroits différents. Ce qui me frappe dans le retour de cette démocratie directe, c’est la diversité des profils, des genres, des origines et des revendications. C’est une leçon adressée aux syndicats, qui n’ont pas réussi à mettre en œuvre cette diversité. »

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« L’enjeu des luttes populaires, c’est la dignité »

La Croix, 3 décembre 2018

Avec Gérard Noiriel, directeur d’études EHESS

« À présent, ce sont les réseaux sociaux et les chaînes d’information en continu qui permettent de coordonner une telle lutte et de renouer avec l’action directe passée. Avec une grande différence : le bouche-à-oreille a été remplacé par une technologie qui conduit certains manifestants à se regarder en train de manifester. »

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« Carlos Ghosn, le manager qui se voulait faire aussi gros que les grands capitalistes »

La Tribune, 28 novembre 2018

Par Michel Villette, Professeur AGROPARISTECH

« Le problème personnel de Carlos Ghosn est sans doute là : il dirige l’une des plus grosses entreprises du monde, mais il ne fait pas partie du club des grands capitalistes mondiaux. Même s’il se confirme qu’il a triché avec le fisc japonais, même s’il était parvenu à doubler sa mise par ce moyen, il serait encore loin du compte ! »

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Quel féminisme après #MeToo ? Un débat du Monde festival Montréal

Le Monde, 13 novembre 2018

Avec Eva Illouz, directrice d’études EHESS

« Le mot « féminisme » demeure un gros mot dans la bouche de certains Français. Au Québec, il rime depuis longtemps avec « égalité », et des hommes n’hésitent pas à s’en emparer. Comment expliquer cette différence culturelle entre nos deux pays ? Quelles similarités et quelles différences dans les histoires des féminismes français et québécois ? Quel impact l’affaire Weinstein a-t-elle eu des deux côtés de l’Atlantique ? Comment les études de genre sont-elles reçues ?

La sociologue Eva Illouz, l’écrivaine Belinda Cannone, la présidente de Pour les droits des femmes du Québec, Diane Guilbault, et la cofondatrice de Mouvement Québec contre les violences sexuelles, Mélanie Lemay, en ont débattu lors de la première édition du Monde Festival à Montréal le 26 octobre. Une rencontre animée par Nicolas Truong, journaliste au Monde. »

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Gérard Noiriel : « Les “gilets jaunes” replacent la question sociale au centre du jeu politique »

Le Monde, 27 novembre 2018

Avec Gérard Noiriel, directeur d’études EHESS

« Un mouvement populaire est une relation sociale qui implique toujours un grand nombre d’acteurs. Il faut prendre en compte ceux qui sont à l’initiative du mouvement, ceux qui coordonnent l’action, ceux qui émergent en tant que porte-parole de leurs camarades, et aussi les commentateurs qui tirent les « enseignements du conflit ». « 

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L’histoire pour comprendre les gilets jaunes

C Politique, 25 novembre 2018

Avec Gérard Noiriel, directeur d’études EHESS

« Karim Rissouli, entouré de Camille Girerd, Thomas Snégaroff et Luc Hermann, propose de revenir sur les temps forts de l’actualité en présence d’un invité fil rouge. Invité : Gérard Noiriel, historien spécialiste des mouvements sociaux et auteur de « Une histoire populaire de la France de Jeanne d’Arc à Macron » (Editions Agone). »

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« En Nouvelle-Calédonie, un non en trompe-l’œil »

Le Monde, 24 novembre 2018

Par Michel Naepels, directeur d’études EHESS, directeur de recherche CNRS

« En refusant à plus de 56 % la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie, le référendum du 4 novembre ne marque pas la fin d’une revendication. C’est même une victoire pour les indépendantistes. »

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« De #MeToo à #NousToutes: la longue marche des femmes »

Mediapart – Blog, 22 novembre 2018

Par Vanessa Jerome

« On entend souvent que « l’on ne peut pas forcer les femmes à témoigner ou à porter plainte, parce que ce serait une deuxième violence ». En effet. Alors passons à autre chose. À d’autres formes de légitimation de leur parole. À d’autres formes de mise en honte et de condamnation de ceux qui les ont violentées. Et que fleurissent les #WhyIDIdntReport, les #MyJobShouldNotIncludeAbuse et tous les hastags que l’on pourra inventer ! Les tribunes, les articles, les livres, les œuvres d’art, les boycotts, les grèves, les envahissements de tous les espaces, de toutes les scènes sociales et politiques en même temps. »

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Comprendre les «gilets jaunes» : l’exemple des mutations de Bordeaux et de la Gironde

Le Figaro, 21 novembre 2018

Avec Pierre Vermeren, professeur des universités

« L’historien Pierre Vermeren, fin connaisseur de la géographie sociale française, explique les «gilets jaunes» en décrivant les bouleversements qu’ont connus Bordeaux et son département. »

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Dans les boutiques, travailler debout, « c’est une épreuve »

La Croix, 22 novembre 2018

Avec Pascal Barbier, maître de conférences à l’Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne

« Le vendeur est aussi tour à tour caissier et magasinier. Le commerce atteint un niveau de taylorisation presque comparable à celui de l’industrie. »

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Dominique Pasquier : «Les usages avancés du Net restent élitistes»

Libération, 21 novembre 2018

Avec Dominique Pasquier, directrice de recherche CNRS

« Ce que je retiens, c’est que les personnes que j’ai rencontrées ont pris ce qui était important pour elles. Mais ce qui a encore du mal à passer aujourd’hui, c’est la dématérialisation des services administratifs. Ce sont des personnes qui se promènent sur le Bon Coin avec une grande aisance, elles n’y ont aucun problème d’interface, et dès qu’elles se retrouvent sur le site de Pôle Emploi ou de la CAF, c’est l’horreur. Ce sont d’énormes problèmes d’ergonomie, et il y a une grosse responsabilité de la part des pouvoirs publics. »

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Affaire Carlos Ghosn: l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi fragilisée

RFI, 20 novembre 2018

Avec Sébastien Lechevalier, directeur d’études EHESS , président de la Fondation France-Japon de l’EHESS

« Cela « ressemble quand même beaucoup à un règlement de compte. […] Il y a à un moment donné, inévitablement, dans la diffusion de documents confidentiels, une intervention, un feu vert donné par d’autres dirigeants de Nissan qui souhaitaient se débarrasser de Ghosn ». »

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« L’extrême droite et la faillite politique et morale de la droite libérale »

AOC Media, 21 novembre 2018

Par Albert Ogien, directeur de recherche CNRS

« Italie, États-Unis, Brésil : ces trois pays ont connu des scénarios peu ou prou comparables, conduisant à l’arrivée au pouvoir d’un personnel politique affilié à l’extrême droite. Pour expliquer ce phénomène récurrent, l’échec de la gauche est toujours pointé. C’est oublier que les candidats et partis les plus réactionnaires ont chaque fois profité de l’état exsangue des droites libérales pour tirer leur épingle du jeu. »

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« Macron pourra-t-il encore longtemps se passer d’un « vrai » parti politique ? »

AOC Media, 20 novembre 2018

Par Frédéric Sawicki, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Emmanuel Macron apparaît de plus en plus clairement comme un président sans parti. Simple état-major occupé à procurer de la tranquillité à son chef, LREM ne produit ni idées ni ancrage local. Si le défaut de base organisationnelle a largement contribué à l’élection d’Emmanuel Macron, cela pourrait rapidement grever son avenir politique. »

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Blocage du 17 novembre : « Le gouvernement paye une politique fiscale » qui « apparaît très injuste »

France Info, 16 novembre 2018

Avec Frédéric Sawicki, professeur Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« On a quelque chose de plus large qui fait sans doute aussi la faiblesse, non pas sur le moment on verra demain, mais sur le plus long terme. Tout cela n’est pas adossé sur une organisation durable, pérenne qui est capable de négocier avec le gouvernement et d’inscrire dans la durée cette action. »

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A Marseille, «il y a une forme d’exotisme de proximité qui est à l’œuvre»

Libération, 15 novembre 2018

Avec Michel Peraldi, directeur de recherche CNRS

« C’est donc une ville qui a une mémoire, un imaginaire qui a été nourri par d’autres que les intellectuels locaux. Albert Londres, Blaise Cendrars ont écrit sur elle. De ce point de vue-là, elle est un peu comme Tanger. Il y a un «récit» de Marseille. Et cela perdure, alors qu’au fond, Marseille est une étoile morte. »

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Prix des carburants et gilets jaunes : « Certains habitants se sentent délaissés par les pouvoirs publics »

Sud Ouest, 13 novembre 2018

Avec Alexis Spire, directeur de recherche CNRS

« En général, les mobilisations contre les prix des carburants sont initiées par des organisations professionnelles ou des syndicats. Là, il s’agit d’une réaction apparemment spontanée, en dehors des structures traditionnelles – même si des partis politiques ont très vite décidé de rallier le mouvement. L’autre particularité de cette mobilisation, c’est qu’elle n’est pas circonscrite territorialement. »

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« La Première guerre mondiale a eu des conséquences considérables »

CNews, 9 novembre 2018

Avec Stéphane Audoin-Rouzeau, directeur d’études EHESS

« Le conflit a mis fin à tout un ancien régime européen, avec la chute de quatre empires. Il a entièrement remodelé une carte européenne sur laquelle nous vivons encore largement aujourd’hui. »

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« Nouvelle-Calédonie : un référendum qui ne clôt pas la lutte pour l’indépendance »

AOC Media, 9 novembre 2018

Par Benoit Trépied, chargé de recherche CNRS

« Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » À cette question posée le dimanche 4 novembre 2018, les électeurs calédoniens ont répondu par la négative, mais dans une proportion nettement moins importante qu’annoncée. Pour les Kanak indépendantistes à qui l’on prédisait une déroute, cette défaite suscite paradoxalement un immense espoir en vue du prochain référendum de 2020. Retour sur un scrutin historique dans un « Caillou » au destin colonial et postcolonial décidément unique.

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Inégalité des sexes : à l’adolescence, 65% des filles considèrent « qu’elles ont moins de droits que les garçons »

France Info, 8 novembre 2018

Avec Serge Paugam, directeur d’études EHESS

« La tenue vestimentaire est une forme de discrimination dont les filles se disent plus victimes que les garçons. A la préadolescence, les filles cherchent davantage à affirmer leur féminité. La tenue vestimentaire devient un instrument par lequel elle tentent de se valoriser. Mais dans ce jeu de démonstration, il y a des formes de discrimination et des moqueries, parfois même du harcèlement. »

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« La plupart des fêtes catholiques sont dénaturées par le marché »

Le Figaro, 31 octobre 2018

Par Pierre Vermeren, professeur des universités

« Le silence qui entoure les fêtes chrétiennes – on n’ose dire catholiques – dans les médias audiovisuels est si fort que le droit à l’information sur l’actualité religieuse s’est envolé. Subrepticement, on a appris, à l’occasion des assassinats de Trèbes, que la messe des «Rameaux» a été célébrée en la mémoire des victimes, mais qui comprend encore ce mot ? »

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« Istanbul, c’est toujours Constantinople »

Le Monde, 11 novembre 2018

Par Marc Aymes, chargé de recherches

« A l’occasion du centenaire du 11 novembre 1918, nous avons demandé à un historien de tenter un exercice d’histoire contrefactuelle : et si, après la première guerre mondiale, l’Empire ottoman n’avait pas disparu ? Pour Marc Aymes, c’est simple : il est toujours là. »

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L’extrême droite au pouvoir au Brésil : et maintenant, que faire ?

L’Humanité, 8 novembre 2018

Avec Maud Chirio, historienne, maître de Conférences à l’Université de Paris-Est Marne-la-Vallée

« La rapidité avec laquelle le Brésil entre dans une réalité dystopique est époustouflante. Adhésion à un néopentecôtisme médiéval, abandon de toute préoccupation environnementale, exaltation de la violence policière, appel à dénoncer les professeurs « communistes », entraves à la liberté de la presse, éloges de la dictature, militarisation de l’exécutif, criminalisation des mouvements sociaux. »

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Nouvelle-Calédonie : les conséquences d’un résultat serré

Sénat 360, 5 novembre 2018

Avec Benoit Trépied, chargé de recherche CNRS

« Emmanuel Macron entame son « itinérance mémorielle » à l’approche du 11 novembre. U prériple dans l’Est de la France qui doit aussi lui permettre de renouer le lien avec les français alors que sa côte de popularité est au plus bas et que la hausse du diesel crispe l’opinion. Toutes les réactions dans cette édition. La Nouvelle-Calédonie se prononce contre l’indépendance mais le résultat est plus serré qu’attendu. QUelles sont les conséquences de ce vote? »

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La Russie est-elle une dictature ?

France Info, 30 octobre 2018

Avec Anna Colin-Lebedev, maîtresse de conférences

« Sur le papier, la Russie de Vladimir Poutine a tout du régime autoritaire et autocratique : assassinats des opposants politiques, fraude électorale massive, longévité du président, répression des manifestations, climat de menace pour les journalistes. Pourtant, sur le terrain, la popularité de Poutine est réelle et rendrait jaloux beaucoup de dirigeants européens. Pour autant, même si Poutine a été élu par un vote, peut-on dire que son régime est démocratique ? »

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« Une Amérique sous antidépresseurs »

AOC Media, 31 octobre 2018

Par Romain Huret, directeur d’études à l’EHESS

« À quelques jours des midterms, la crise sanitaire américaine pèse de nouveau sur la compétition électorale. Dépression, addiction, suicide : ce triste enchainement concerne des milliers de personnes et leurs proches aux États-Unis. Et il pourrait bien expliquer le succès d’un Donald Trump qui a su surfer sur cette vague morbide. »,

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« La dynamique collective écrase les consciences individuelles »

Le Monde, 25 octobre 2018

Avec Marwan Mohammed, chargé de recherche CNRS

« Sur la base d’une valorisation des normes de virilité, les rivalités permettent au groupe de se tester, se souder, d’évaluer l’épaisseur des liens et d’accéder à des gratifications symboliques majeures. Sauf que cette dynamique collective écrase les consciences individuelles, alimente la déshumanisation de « l’ennemi » et favorise la surenchère. »

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« Des oubliés de la révolution numérique ? »

The Conversation, 23 octobre 2018

Par Dominique Pasquier, directrice de recherche CNRS, chercheure à l’ENST-dpt. SES

« Ces enquêtes statistiques reposent sur un comptage déploratif des manques par rapport aux pratiques les plus innovantes, celles des individus jeunes, diplômés, urbains. On peut partir d’un point de vue différent en posant a priori que les pratiques d’Internet privilégiées par les classes populaires font sens par rapport à leur besoins quotidiens et qu’elles sont des indicateurs pertinents de leur rapport au monde et des transformations possibles de ce rapport au monde. »

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« Robert Faurisson, iconoclaste et antisémite »

AOC Media, 23 octobre 2018

Par Florent Brayard, directeur de recherche CNRS

« On voit souvent les fake news comme une invention de notre modernité 2.0. La mort de Robert Faurisson (1929-2018) nous rappelle à point nommé qu’il n’en est rien. Bien avant l’invention des réseaux sociaux, il était possible de produire un effet puissant sur la sphère publique en diffusant, avec des moyens limités, une fausse information. »

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« Le Yémen s’achemine vers la pire famine connue dans le monde depuis 100 ans sans qu’aucune solution politique au conflit ne soit en vue »

Atlantico, 18 octobre 2018

Avec Franck Mermier, directeur de recherche CNRS

« La crise humanitaire est aussi la conséquence du choix par les parties en conflit de l’option militaire, le conflit de légitimité entre le président Hadi et les Houthistes étant pour l’instant insoluble si les parrains régionaux n’imposent pas une redistribution des cartes en faisant sauter le verrou de cette question de légitimité puisque ces deux acteurs ont perdu leur prétention à la représenter seuls. »

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« Afghanistan : des élections perdantes d’avance ? »

France Culture, 22 octobre 2018

Avec Gilles Dorronsoro, professeur de science politique

« Il faut se méfier de certains reportages où on voit des files d’attente pour aller voter. Il y a des zones qui ont totalement échappé au vote et ce n’est pas parce qu’il y a des files d’attente dans quelques bureaux de vote à Kaboul que cela suppose une forte participation dans le pays.  Gilles Dorronsoro, professeur de science politique »

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Dominique Cardon : « Ce ne sont pas les réseaux sociaux qui ont créé des bulles informationnelles »

Le Monde, 21 octobre 2018

Avec Dominique Cardon, chercheur au Laboratoire des usages de France Telecom R&D

« La menace de la désinformation en ligne est largement médiatisée depuis l’élection de Donald Trump, en 2016. Le gouvernement porte même deux projets de loi controversés pour lutter contre ce phénomène, notamment en période électorale. Les fausses informations qui circulent en ligne sont-elles vraiment un risque de premier plan pour les démocraties ? Les médias traditionnels sont-ils réellement menacés par la concurrence des sites ultrapartisans ? Entretien avec le sociologue Dominique Cardon, directeur du Médialab de Sciences Po. »

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« Du prophète à l’expert : les écrivains et la politique »

AOC Media, 22 octobre 2018

Par Gisèle Sapiro, directrice de recherche au CNRS et directrice d’études à l’EHESS

« La nomination récente – et controversée – de l’écrivain Philippe Besson au poste de Consul général de France à Los Angeles offre l’occasion d’interroger les liens entre carrières littéraire et politique, en les éclairant à la lumière d’une sociologie historique qui remonte au début du XIXe siècle et se préoccupe tout autant de la situation contemporaine. »

« Migrants et salariés. Appels sans suite (2) »

Le Monde Diplomatique – Les Blogs, 17 octobre 2018

Par Frédéric Lordon, directeur de recherche CNRS

« Le posturalisme et l’inconséquence ne sont pas des plaies d’époque qu’en matière de climat (voir « Appels sans suite (1) »). Sans grande surprise, la dramatique question migratoire en a sa part. Et même plus que sa part. Car le drame du drame, c’est que le drame est devenu une parfaite matière pour chaisières de l’humanisme sans suite, par-là même assurée du soutien des médias, et sous les mêmes conditions (que pour le climat) de ne se lier à rien de fondamental. Cause séparée, certitude de la supériorité morale, occasion lyrique, absence de conséquences politiques à tirer autres que déclamatoires : tout concourt à en faire la parfaite vache à lait symbolique – mis à part pour ceux et celles qui sont pour de bon dans la boue ou dans la neige au côté des migrants à Calais, à Grande Synthe ou à la Roya. »

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Sylvain Piron : « Le culte de la croissance est une disposition religieuse »

Le Comptoir, 18 octobre 2018

Avec Sylvain Piron, directeur d’études

« Plus généralement, si l’on veut réfléchir à la formation des institutions politiques occidentales ou à l’origine du courant d’innovations techniques qui a constitué le terreau de la révolution industrielle, il faut dépasser l’illusion d’un surgissement moderne, au XVIe, XVIIe ou XVIIIe siècles, pour prendre en considération l’ensemble du second millénaire de l’ère chrétienne. On peut alors observer une dynamique de longue durée, certes scandée par des transformations profondes, mais qui conserve une unité d’inspiration et d’orientation, tournée vers ce que j’appelle la pleine occupation du monde. Quant à saisir ce qu’il en reste, il faut moins se situer sur le plan des continuités apparentes que sur celui des résurgences inconscientes. »

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Marwan Mohammed: « le mot ‘communautarisme’ sert à stigmatiser »

Melting Book, 16 octobre 2018

Avec Marwan Mohammed, chargé de recherche CNRS

« On a essayé de questionner le terme, son histoire, ses usages pour savoir si, in fine, les sciences sociales doivent le garder ou pas.

Le problème de cette notion, extrêmement polémique, est qu’elle est utilisée sans être définie. Fabrice Dhume-Sonzogni et Stéphane Dufoix dans leur travail sur l’histoire du terme prouvent qu’il n’a jamais été défini d’une manière scientifique, il est rapidement devenu un terme polémique au début visait plusieurs groupes.

Il s’est progressivement concentré, pour ne cibler par les temps qui courent, quasi exclusivement des groupes minoritaires…des minorités post-colonial, les musulmans, les Arabes, les Noirs. Si l’on prend les catégories génériques et que donc, c’est au fond devenu un mot matraque, qui sert à une forme de répression politique dans l’espace public. »

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Légalisation du cannabis : comment est perçu le Canada à l’étranger ?

Radio Canada, 17 octobre 2018

Avec Marie Jauffret-Roustide, chargée de recherche Inserm

« Marie Jauffret-Roustide (…) souligne que la légalisation du cannabis récréatif au Canada fait beaucoup parler à l’étranger et particulièrement en France. »

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Comment un historien peut changer la société : entretien avec Gérard Noiriel

Les Inrocks, 15 octobre 2018

Avec Gérard Noiriel, directeur d’études EHESS

« A partir de 1968, les intellectuels ont étendu abusivement le sens du mot « politique ». Plutôt que d’affirmer, comme beaucoup d’entre eux, que « tout est politique », je préfère dire que toute relation sociale est une relation de pouvoir. Mais j’utilise ce dernier terme dans un sens neutre, sans jugement de valeur. Une relation de pouvoir peut déboucher sur des rapports de domination, mais aussi sur des liens de solidarité entre les gens. C’est à partir de cette grille de lecture que j’ai construit mon Histoire populaire de la France. Ce n’est pas une histoire des classes populaires, mais une histoire des relations de pouvoir entre les dominants et les dominés. »

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Les classes cultivées ont brisé le rêve américain

Slate, 16 octobre 2018

Par Monique Dagnaud, directrice de recherche CNRS

« Tout le monde a le sentiment que la réussite scolaire est socialement biaisée, en France comme dans beaucoup d’autres pays. Mais aux États-Unis, la grâce rendue à la compétition universitaire constitue le pendant de la vénération envers la société de marché et les jeux de concurrence. »

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L’ONU face au conflit pour le contrôle du Sahara occidental

RT France, 15 octobre 2018

Avec Pierre Vermeren, professeur des universités

« Entretien du 15/10/2018 avec Pierre Vermeren, professeur d’histoire contemporaine Paris-Sorbonne. Pour RT France, il revient sur la situation conflictuelle autour du contrôle du Sahara occidental, revendiqué à la fois par le Maroc et le Front Polisario. »

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La nuit tous les sangs sont noirs – sur Frère d’âme de David Diop

AOC Media, 16 octobre 2018

Par Pierre-Henri Castel, directeur de recherche

« Dans Frère d’âme, David Diop livre le flux de conscience d’Alfa, tirailleur sénégalais lisant dans la Grande Guerre tous ces signes cachés aux Blancs qui l’entourent et renforçant ainsi le sentiment d’effraction psychique impensable qu’elle a bien dû être pour tous. Car, pas plus que la sienne, parfaitement « magique », notre vision « tragique » des événements ne parvient à mesurer le Mal absolu. Un roman rare, philosophiquement composé. »

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Gisèle Sapiro : « Il y a une repolitisation de la littérature française face à la montée des populismes »

L’humanité, 12 octobre 2018

Avec Gisèle Sapiro, directrice de recherche au CNRS et directrice d’études à l’EHESS

« Sociologue, directrice de recherche au CNRS et directrice d’études à l’Ehess, Gisèle Sapiro publie les Écrivains et la politique en France (Seuil). De l’affaire Dreyfus à la guerre d’Algérie, elle étudie l’engagement des intellectuels, à droite comme à gauche. Elle a participé à l’université populaire à l’agora de la Fête de l’Humanité. »

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Espérance de vie : « Il n’y a pas de tendance à la baisse dans les pays développés »

Usbek & Rica, 12 octobre 2018

Avec Jean-Marie Robine, directeur de recherche Inserm et directeur d’études cumulant EPHE

« De mon point de vue, il n’y a aucune tendance particulière à la baisse de l’espérance de vie dans les pays développés. Il y a, par contre, un cas particulier qui est celui des Etats-Unis, où on observe depuis quelques temps un excès de mortalité chez des populations assez jeunes, à cause de la prise d’opiacés. »

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Raison et déraison de l’économie (4/4). Le pouvoir des affects

France Culture, 11 octobre 2018

Avec Frédéric Lordon, directeur de recherche CNRS

« On l’a vu cette semaine, l’économie s’intéresse depuis peu aux passions des individus. Au risque de laisser de côté les structures ? Pour Frédéric Lordon, c’est parce qu’ils ont été affectés dans et par les institutions sociales que les individus désirent se comporter comme ils se comportent. »

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« Nous assistons en direct à la fascisation du Brésil »

BastaMag, 10 octobre 2018

Avec Maud Chirio, maître de Conférences à l’Université de Paris-Est Marne-la-Vallée

« Où va le Brésil ? 50 millions d’électeurs y ont soutenu, au premier tour, le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro, arrivé largement en tête avec 46 % des voix, dans le cadre d’une campagne marquée par sa violence verbale et la diffusion massive de fausses informations. « Ce n’est pas seulement un vote lié à la désinformation, ni uniquement un vote de colère et de rejet, c’est aussi un vote d’adhésion à un discours ultra-conservateur qui vise à rétablir les hiérarchies sociales », analyse l’historienne Maud Chirio, spécialiste du Brésil, qui entrevoit un avenir sombre pour le pays et les 97 millions de Brésiliens qui n’ont pas voté pour l’extrême-droite. »

 

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La guerre, notre héritage (1/4). Le partisan, ce héros soviétique ambivalent

France culture, 8 octobre 2018

Avec Masha Cerovic, maître de conférence

« Pour ouvrir cette semaine consacrée aux héritages de la guerre, Emmanuel Laurentin s’entretient avec l’historienne Masha Cerovic, lauréate du Grand Prix des Rendez-vous de l’histoire de Blois 2018 pour son essai Les Enfants de Staline. La guerre des partisans soviétiques – 1941-1944 (Seuil, 2018). »

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Maud Chirio « Jair Bolsonaro est un phénomène fasciste »

L’Humanité, 5 octobre 2018

Par Maud Chirio, maître de Conférences à l’Université de Paris-Est Marne-la-Vallée

« Spécialiste de l’histoire contemporaine du Brésil, Maud Chirio décortique les origines de l’ascension politique du candidat de l’extrême droite. La chercheuse parle d’un vote de rejet et d’adhésion. »

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La Nouvelle-Calédonie : « Une colonisation pas comme les autres »

L’Histoire, octobre 2018

Avec Michel Naepels, directeur d’études EHESS

« Lorsque Napoléon III prend possession de la Nouvelle-Calédonie le 24 septembre 1853 – c’est-à-dire lorsque le contre-amiral Auguste Febvrier-Despointes y proclame la souveraineté française -, il n’a pas de projet colonial fort. Il le fait à la demande des missionnaires catholiques et des marins français pour assurer leur présence dans une zone du Pacifique dominée par les Britanniques, déjà établis en Australie et en Nouvelle-Zélande. »

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La Grande H : une histoire populaire de la France – Gérard Noiriel

La Grande H, 3 octobre 2018

Avec Gérard Noiriel, directeur d’études EHESS

« Une « histoire populaire », explique Gérard Noiriel, ça n’est pas seulement une histoire qui adopte le point de vue de ceux d’en bas. C’est plus largement l’histoire générale des relations de domination entre, d’un côté, les différentes groupes qui représentent les élites, et de l’autre les classes « populaires ». À la lumière de son travail d’historien de la société française, Gérard Noiriel aborde notamment les difficultés récentes de la gauche. Il revient en particulier sur la façon dont une partie des élites politiques s’efforce, depuis la fin du XIXe siècle en réalité, de substituer les questions identitaires et « raciales » à la question sociale. »

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« L’État « public-privé » »

AOC Media, 13 septembre 2018

Par Antoine Vauchez, directeur de recherche CNRS

« Adoptée le 1er août, la loi « Avenir professionnel » incite les hauts fonctionnaires à exercer dans le secteur privé et révèle, du même coup, la transformation profonde du sens que l’exécutif donne à l’État. Le privé aide-t-il le public à honorer ses engagements ? Rend-il les hauts fonctionnaires meilleurs ? La loi « Avenir professionnel » est-elle la première étape d’un changement de cap qui n’augure rien de bon ? »

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Franck Venaille, hommage à un poète meurtri

Le Monde, 31 août 2018

Par Michel Naepels, directeur d’études (EHESS), directeur de recherche (CNRS)

« Comment dire sa tristesse et son admiration ? Franck Venaille est mort. Eric Loret a rappelé son cheminement biographique et poétique : « Franck Venaille, Prix Goncourt de la poésie 2017, est mort » (Lemonde.fr du 24 août). Un motif fondateur de son œuvre, sur la possibilité d’un retour à la vie après la guerre, me touche particulièrement parce qu’il résonne avec les recherches que je mène sur les suites subjectives et sociales de la violence : « Etait-il possible à un homme revenu de guerre / couvert de blessures de guerre d’apprendre, / de nouveau, à actionner sa pensée non dans l’espoir de je ne sais / quelle victoire militaire / mais pour la vie réelle ? » (Chaos, Mercure de France, 2007, p. 54-55). Et Venaille n’a pas cessé de ne pas se remettre de la guerre, de sa défaite, comme aussi de son enfance. »

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« Macron donne une nouvelle vigueur à l’ultra-gauche »

L’Obs, 28 octobre 2017

Par Isabelle Sommier, Professeure de sociologie à l’université Paris 1-Panthéon Sorbonne

« Cela fait plusieurs années qu’on assiste à des actions, des voitures brûlées, des sabotages, qui sont probablement le fait de groupes libertaires autonomes plus ou moins informels. Si vous regardez des sites comme « brèves du désordre » ou « attaques »,  sous des rubriques appelées « guerre sociale », vous verrez que des militants font écho d’actions souvent non revendiquées mais qu’ils semblent endosser puisqu’ils s’en font les porte-paroles. Ce sont des actions contre des sièges de partis politiques, contre des voitures d’Ennedis, une filiale d’EDF. Tout ça remonte au moins à 2007. »

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« Comment étudier les génocides?

L’Histoire, 4 mars 2018

Entretien avec Vincent Duclert, historien, professeur agrégé (EHESS/Sciences-Po)

 

« La Mission d’étude en France sur la recherche et l’enseignement des génocides et des crimes de masse est née d’une volonté ministérielle, celle de la ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem, qui, par sa lettre du 30 mai 2016 adressée au chercheur (à l’EHESS) et à l’inspecteur général que je suis, a prescrit une enquête globale sur l’état des connaissances en France relatives aux faits d’extermination et de destruction humaines. Aux génocides et aux crimes de masse, la lettre de mission ajoutait également les violences extrêmes. La Mission s’est également concentrée sur les traites et les esclavages tant modernes que contemporains. »

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« Il n’y a jamais eu de période où le flux migratoire s’est arrêté »

La Dépêche, 21 février 2018

Entretien avec Gérard Noiriel, historien directeur d’étude à l’EHESS et spécialiste de l’immigration commente le projet de loi sur l’asile et l’immigration.

« Ce projet représente un durcissement des éléments que l’on retrouve habituellement dans ces lois, les procédures de rétention, d’expulsion. Le gouvernement parle de « projet équilibré », c’est la même rhétorique que l’on retrouve dans l’entre-deux-guerres et, pour avoir étudié ces questions, je suis affligé par le caractère répétitif et récurrent des mesures et des arguments employés : on ferme de plus en plus les frontières mais c’est pour mieux accueillir ! Et le discours traditionnel sur la France, pays des droits de l’homme, cache toujours la même suite qui le contredit. »

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Sous le vernis historique, une opération mercantile ?

Libération, 2 février 2018

Par Gisèle Sapiro, directrice d’études (EHESS/CNRS)

« Fallait-il publier ? La question revient périodiquement. Elle a surgi en 1992, lors de la parution du Journal 1939-1945 de Drieu La Rochelle chez Gallimard, qui avait pris la précaution d’y insérer un «avertissement de l’éditeur» et de l’inscrire dans la collection Témoins pour donner le statut de document à ce déversement de haine et d’antisémitisme, utile à la compréhension de cette période trouble. »

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« Sauver des vies est devenu illégitime et condamnable »

Libération, 2 février 2018

Didier Fassin, directeur d’études à l’EHESS

« La raison humanitaire reste présente dans notre société, mais sur un mode mineur et intermittent. Mineur parce qu’elle est débordée par d’autres raisons – à commencer par la raison sécuritaire. Intermittente car il subsiste des moments qui vont susciter des émotions et des protestations sincères mais éphémères, quand on découvre le corps d’un enfant mort sur une plage de Turquie par exemple. Mais c’est vrai, si la fin du XXe siècle était le moment de la raison humanitaire, le début du XXIe marque l’heure de la raison sécuritaire : celle du contrôle des flux, de la brutalité à l’encontre des exilés, et même de la répression des acteurs de l’humanitaire. On stigmatise les organisations qui viennent en aide aux exilés en Méditerranée, on sanctionne les citoyens qui hébergent des étrangers en perdition comme dans les Alpes. Sauver des vies devient illégitime et condamnable.

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« Tarnac : justice de justice ou justice d’État ? »

Le Monde diplomatique, 12 mars 2018

Par Frédéric Lordon, directeur de recherche au CNRS (CESSP)


« Si seulement le monstre froid était froid… Mais même pas. Il a ses petits affects lui aussi. D’abord, bien sûr, ceux de la paranoïa en roue libre – mais elle lui est presque congénitale. Il faut en tout cas avoir atteint le dernier degré de la coupure d’avec tout, et presque d’avec la vie, pour se tenir, forcené, au délire des mouvements sociaux téléguidés par le leader caché depuis sa catacombe – comme souvent, c’est le schème de la séparation manipulatrice qui est projectivement prêté par les séparés-manipulateurs. »

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« A côté de Mélenchon, il y a un espace pour une autre gauche »

Libération, 6 mars 2018

Entretien avec Frédéric Sawicki, professeur de science politique à Paris 1 Panthéon-Sorbonne

 

« A court terme, le principal obstacle pour le PS, c’est surtout Benoît Hamon et son mouvement Génération·s. Au-delà de son faible score à la présidentielle, l’ancien socialiste est crédité d’une notoriété, d’un sens de l’audace et d’une image sympathique qui peuvent faire de l’ombre au nouveau leader que le PS va se choisir. »

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« Fin de vie : Mettons fin à l’hypocrisie »

Le nouveau magazine littéraire, 26 janvier 2018

Par Philippe Bataille, directeur d’études à l’EHESS

« Le débat sur la fin de vie des Français reprend à l’occasion des États généraux de la bioéthique. C’est une très bonne chose puisque la loi Claeys-Leonetti de 2016 est un entre-deux, qui ne satisfait personne. Ni les partisans de l’euthanasie et du suicide assisté ni leurs détracteurs. Pour les uns, la loi actuelle affirme le droit des patients à réclamer une mort qui s’annonce mais qui ne se réalise pas seule. Pour les autres, elle consacre l’interdit de mourir en soupçonnant, par principe, la moindre conduite active d’aide médicale à mourir. La solution retenue par le législateur est d’endormir les candidats jusqu’au trépas, couplé à une suspension d’hydratation et d’alimentation pour le rendre certain. Point d’injection létale. Pas question non plus de surdoser un sédatif dont l’effet mortel serait immédiat. »

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« Les émotions sont-elles intemporelles? »

France Inter, 30 janvier 2018

Avec Richard Rechtman, directeur d’études à l’EHESS, psychiatre et anthropologue

Les émotions sont-elles intemporelles ? Colère, joie, peur, dégoût, ressentiment, tristesse…. Exprime-t-on ses émotions de la même manière que nos ancêtres chasseurs cueilleurs, que les hommes et les femmes de l’Antiquité, du Moyen-Âge ou du 18ème siècle ? Richard est l’invité de l’émission Grand Bien vous fasse!, présentée par Ali Rebeihi.

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« Assemblée féminisée : la partie pas encore gagnée »

Libération, 27 juin 2017

 

Avec Frédérique Matonti, professeure de science politique à Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Dépasser les 38% de femmes élues à l’Assemblée est un incontestable progrès. Mais il reste du chemin à faire au niveau des ministères comme dans l’hémicycle. Le choix d’un homme, François de Rugy, au perchoir le démontre encore… »

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« Bricks. Histoires d’une Espagne en crise »

CNRS Journal, 10 octobre 2017

Par Quentin Ravelli, chargé de recherche au CNRS

« L’idée est à chaque fois de suivre la « biographie sociale » d’une marchandise, qu’il s’agisse de médicaments, de briques ou de crédits à risque. La façon dont ces produits sont conçus, réalisés puis diffusés révèle toute une conception de l’économie politique. »

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« La tragédie des communs était un mythe »

Journal CNRS, 4 janvier 2018

 

Par Fabien Locher, chargé de recherche CNRS

« Décembre 1968 : le biologiste américain Garrett Hardin (1915-2003) publie l’un des articles les plus influents de l’histoire de la pensée environnementale1. Il décrit, dans la revue Science, un mécanisme social et écologique qu’il nomme la « tragédie des communs ». Le concept va rapidement faire florès, tant au sein des cercles académiques que des médias, des milieux écologistes, des administrations, du personnel politique. Les uns et les autres y trouvent une justification scientifique à une gestion étatique ou (surtout) à une privatisation des ressources et des écosystèmes. Or, le recul historique et l’avancée des connaissances nous montrent aujourd’hui ce raisonnement pour ce qu’il est : une vue de l’esprit, déconnectée des réalités concrètes et biaisée par une vision très idéologique du monde social. »

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« Où sont passés les soixante-huitards? »

France Culture, 13 janvier 2018

Julie Pagis, chargée de recherche IRIS/EHESS

« 50 ans après, que sont devenus les acteurs de Mai 68 ? Au-delà des itinéraires très médiatiques de Daniel Cohn-Bendit, Serge July ou Romain Goupil, quel héritage politique, social, intellectuel laisse cette génération ? »

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Hulot: « La rumeur ne fait pas preuve mais elle fait sens »

Arrêt sur image, 16 février 2018

Vanessa Jérome, post-doctorante au Labex Tepsis

« Il y a bien sûr le machisme visible qui s’abat sur les femmes en politique, et donne lieu à d’innombrables séquences vues et revues. Mais il existe aussi du sexisme invisible, qui freine la carrière des femmes et les empêche d’accéder à des postes de pouvoir. Le harcèlement et les agressions sexuelles au sein des partis, sont, pour leur part, devenus très visibles. Trop ? Pour en débattre, les deux co-autrices de Des intrus en politique : Mathilde Larrère, notre chroniqueuse-historienne, et Aude Lorriaux, journaliste de l’hebdomadaire Vraiment, ainsi que Vanessa Jérôme, chercheuse en sociologie politique à l’EHESS, spécialiste du genre et du parti Les Verts-EELV. »

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« Qui a tué les verriers de givors? »

Journal télévisé France 3 Auvergne Rhônes Alpes, jeudi 12 Janvier 2018

Pascal Marichalar, chargé de recherche CNRS

« Pascal Marichalar était ce jeudi l’invité de Frédéric Llop au journal télévisé. Il a raconté avec beaucoup d’émotion cette expérience. Il a également élargi son propos dénonçant « l’indifférence de la négligence », ce système qui « lorsque les maladies professionnelles apparaissent, il y a comme une sorte d’acceptation ». »

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« La critique des médias ne nécessite pas d’instance »

Libération, 14 janvier 2018

Avec Dominique Cardon, chercheur au Laboratoire des usages de France Telecom R&D

« On s’inquiète beaucoup du fait qu’Internet ait dérégulé le marché de l’information. A travers les réseaux sociaux, les internautes ont souhaité s’émanciper du monopole exclusif des journalistes dans le tri, l’organisation et la hiérarchisation des informations. C’est une question hypersensible aujourd’hui : ne pas se laisser imposer un choix fait par d’autres. »

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« Pourquoi les zones humides sont à défendre »

Le Monde des idées, 17 février 2018

Par Michel Naepels, anthropologue, directeur de recherches CNRS/EHESS

« Il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des­-Landes. Les historiens du contemporain décriront les enjeux politiques de cette décision, et la multiplicité des groupes et des acteurs mobilisés depuis des années, voire des décennies, pour ou contre ce projet gaulliste. D’autres ont déjà retracé l’histoire de ces landes, de leur marginalité, de leurs usages agricoles et de la manière dont ceux-ci ont façonné le paysage – comme François de Beaulieu avec La Mémoire des landes de Bretagne (Skol Vreizh, 2014) –, ce qui aide à comprendre les formes d’agriculture et les usages, communs ou non, de la terre qui s’expérimentent dans la ZAD aujourd’hui. »

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Lunii, la start-up qui cartonne avec sa boîte à histoires

Challenges, 13/02/2019

Avec Cécile Rabot, maître de conférences Université Paris Ouest Nanterre

« Il s’agit d’un projet culturel et pédagogique qui sait jouer de son aspect ludique, tout en questionnant le rapport à l’image des enfants », analyse Cécile Rabot. « Cette boîte à histoires a presque quelque chose de rassurant »

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Paula Vasquez Lezama: « Le Venezuela, un pays hors service où rien ne fonctionne »

France Culture, 09/01/2019

Avec Paula Vasquez Lezama, chargée de recherche CNRS

« Nicolas Maduro prêtera serment demain pour un deuxième mandat de président du Venezuela. L’héritier de Hugo Chavez est à la tête d’un pays exsangue où la répression a déjà fait près de 200 morts. Depuis 2015, 2,3 millions de Vénézuéliens ont fui à l’étranger selon l’ONU. Nous en parlerons avec notre invitée, Paula Vasquez Lezama, chargée de recherche au CNRS. Franco-vénézuélienne, Paula Vasquez Lezama a publié en 2014 « Le chavisme: un militarisme compassionnel », aux éditions de la Maison des sciences de l’homme. »

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Une histoire des écrivains français en politique : conversation avec Gisèle Sapiro

Retronews, 11 décembre 2018

Avec Gisèle Sapiro, directrice de recherche CNRS et directrice d’études EHESS

« C’est à la fin du XIXe siècle, avec l’avènement de la démocratie représentative, que les catégories de droite et de gauche se fixent comme marqueurs des deux grands camps politiques, qui se redéfinissent par rapport aux clivages antérieurs entre républicains et monarchistes en opposant une droite et une gauche républicaine et en reléguant les tenants du régime monarchiste aux marges : ce sont des hommes de lettres, Charles Maurras et Léon Daudet, qui vont fonder en 1904 la Ligue monarchiste d’Action française. »

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« Je pense que les gilets jaunes devraient présenter une liste aux élections »

La Croix, 12 décembre 2018

Avec Monique Dagnaud, directrice de recherche CNRS

« L’espace public est complètement chamboulé. Il faut donc décrypter au préalable comment les gens s’informent dans cette société très éclatée. La presse écrite renvoie à la capacité à prendre de la distance, à la rationalité et au raisonnement. La télévision, fondée avant tout sur l’image, suscite l’émotion. Avec les réseaux sociaux, on est dans la pulsion. »

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« Emmanuel Macron dans les mâchoires du Net »

Telos, 10 décembre 2018

Par Monique Dagnaud, directrice de recherche CNRS

« Parallèlement, l’agencement de l’espace public s’est transformé sous l’égide des nouveaux médias. La puissance de l’Internet dans la production et l’acheminement de l’information, la démultiplication à l’infini des sources et la quasi inexistence d’instances de régulation, la réorganisation des voies de circulation à travers les filtrages des réseaux et la constitution de bulles d’opinions dans lesquelles des croisés se confortent mutuellement, les interactions constantes avec les chaines commerciales d’info en continu : tout ceci bâtit une nébuleuse qui en partie échappe à l’attention des responsables politiques issus de « l’ancien monde ». Il faut du temps en effet pour s’imprégner de ce foisonnement. »

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Attentats du 13-Novembre : « Promouvoir un musée mémorial n’est pas prioritaire »

Le Monde, 12 novembre 2018

Par Isabelle Backouche, directrice d’études EHESS

« Comment mettre en musée la mémoire d’événements aussi récents, puisque même s’il est question des attentats qui ont touché le sol français depuis cinquante ans, c’est bien la séquence ouverte depuis 2015 qui a suscité le rapport ? Les victimes et leurs proches, les témoins et secouristes, les chercheurs et les journalistes devraient être impliqués dans « l’élaboration du sens de ces attentats ». »

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